The China Mail - Ukraine: à Kherson, la chasse aux "collaborateurs" des Russes

USD -
AED 3.672991
AFN 64.000059
ALL 82.455618
AMD 368.193427
ANG 1.790403
AOA 917.000279
ARS 1489.009023
AUD 1.44468
AWG 1.8025
AZN 1.702876
BAM 1.713795
BBD 2.013819
BDT 123.279809
BGN 1.69088
BHD 0.377029
BIF 2985
BMD 1
BND 1.293534
BOB 6.924169
BRL 5.226736
BSD 0.999812
BTN 95.434332
BWP 13.559174
BYN 2.900668
BYR 19600
BZD 2.010927
CAD 1.41766
CDF 2245.999549
CHF 0.803335
CLF 0.023512
CLP 925.379765
CNY 6.789099
CNH 6.78769
COP 3369.84
CRC 455.041338
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.85014
CZK 21.151982
DJF 177.720206
DKK 6.53612
DOP 59.101252
DZD 133.327209
EGP 49.085599
ERN 15
ETB 161.379489
EUR 0.874502
FJD 2.26665
FKP 0.753127
GBP 0.749065
GEL 2.639697
GGP 0.753127
GHS 11.405006
GIP 0.753127
GMD 72.498925
GNF 8774.999567
GTQ 7.627768
GYD 209.145516
HKD 7.842605
HNL 26.760835
HRK 6.591202
HTG 130.781094
HUF 309.761989
IDR 17985
ILS 2.99365
IMP 0.753127
INR 95.511013
IQD 1309.826326
IRR 1375949.999873
ISK 125.819917
JEP 0.753127
JMD 157.035077
JOD 0.708956
JPY 161.025007
KES 129.295895
KGS 87.449893
KHR 4009.999695
KMF 431.000124
KPW 900.00035
KRW 1538.51996
KWD 0.30985
KYD 0.833231
KZT 474.755087
LAK 22070.000206
LBP 89550.000066
LKR 335.594052
LRD 181.749903
LSL 16.290295
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.414965
MAD 9.3815
MDL 17.707366
MGA 4247.209127
MKD 53.926008
MMK 2099.256901
MNT 3584.189705
MOP 8.077759
MRU 40.059885
MUR 47.270194
MVR 15.460278
MWK 1736.999553
MXN 17.480765
MYR 4.080302
MZN 63.909982
NAD 16.289838
NGN 1370.50203
NIO 36.793796
NOK 9.84325
NPR 152.697783
NZD 1.75489
OMR 0.384495
PAB 0.999807
PEN 3.417556
PGK 4.392658
PHP 61.407504
PKR 278.028092
PLN 3.749297
PYG 6076.007045
QAR 3.644728
RON 4.576298
RSD 102.647044
RUB 77.499366
RWF 1465.799758
SAR 3.767201
SBD 8.049104
SCR 13.498719
SDG 600.501691
SEK 9.664955
SGD 1.291605
SHP 0.746601
SLE 24.374999
SLL 20969.503664
SOS 571.406039
SRD 37.647026
STD 20697.981008
STN 21.468347
SVC 8.748609
SYP 110.532098
SZL 16.366624
THB 33.202987
TJS 9.248564
TMT 3.5
TND 2.958001
TOP 2.40776
TRY 46.692704
TTD 6.783121
TWD 31.889201
TZS 2625.002994
UAH 44.806343
UGX 3664.515451
UYU 40.132314
UZS 11910.885233
VES 632.57269
VND 26290
VUV 119.997124
WST 2.769645
XAF 574.788274
XAG 0.016445
XAU 0.000243
XCD 2.70255
XCG 1.801915
XDR 0.715018
XOF 574.790792
XPF 104.501742
YER 238.599403
ZAR 16.26654
ZMK 9001.194046
ZMW 18.221728
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.4300

    1072.74

    -0.04%

  • BEL20

    86.1100

    5788.97

    +1.51%

  • PX1

    137.5700

    8474.86

    +1.65%

  • ISEQ

    100.7500

    13902.06

    +0.73%

  • OSEBX

    28.3400

    1930.16

    +1.49%

  • PSI20

    109.0900

    9199.84

    +1.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    197.8800

    4715.8

    +4.38%

  • N150

    57.7200

    4210.01

    +1.39%

Ukraine: à Kherson, la chasse aux "collaborateurs" des Russes
Ukraine: à Kherson, la chasse aux "collaborateurs" des Russes / Photo: © AFP

Ukraine: à Kherson, la chasse aux "collaborateurs" des Russes

"Avancez ! Montrez vos mains, sortez vos papiers !": sur une plage au bord du Dniepr à Kherson, dans le sud de l'Ukraine, des policiers armés de kalachnikov mettent en joue deux hommes qui viennent d'accoster avec leur bateau.

Taille du texte:

La scène se déroule sur la rive droite du fleuve, en aval de la ville libérée le 11 novembre par les soldats de Kiev, après huit mois d'occupation par les forces russes, désormais repliées sur la rive gauche.

Elle symbolise le climat de suspicion qui règne à Kherson, où les autorités craignent toujours la présence de personnes qui auraient collaboré, voire collaborent toujours, avec les Russes, et cherchent à les identifier.

Les deux hommes venaient d'évacuer l'une des îles qui bordent la rive orientale, une zone grise où les forces ukrainiennes sont absentes et qui est contrôlée de fait par Moscou, même si les soldats russes y sont invisibles.

"Les évacuations ne sont autorisées qu'au port (de Kherson). Ici, c'est illégal", explique à l'AFP l'un des policiers.

Au port, "il y a des responsables de ces +mesures de stabilisation+ qui vérifient si les gens étaient impliqués ou non" dans la collaboration, poursuit-il.

Mais le contrôle tourne court: deux roquettes s'abattent sur un îlot à 200 mètres en face de la plage, dégageant un panache de fumée noire.

Le Dniepr est devenu la nouvelle ligne de front.

Les deux hommes et les policiers s'éloignent en courant pour se mettre à l'abri. L'interrogatoire reprendra une fois le calme revenu.

- Forte présence policière -

Après l'euphorie de la libération, Kherson vit aujourd'hui sous un contrôle serré de la police, très présente et visible.

Points de filtrage aux sorties de la ville, patrouilles dans les rues: les hommes en bleu vérifient les papiers d'identité, posent des questions, fouillent les coffres des voitures, pour débusquer les "collaborateurs".

"Ces gens ont séjourné ici pendant plus de huit mois. Ils travaillaient pour le régime russe et maintenant nous avons des informations et des documents sur chacun d'entre eux. Notre police sait tout d'eux et chacun d'eux sera puni", affirme à l'AFP le gouverneur de la région de Kherson, Iaroslav Ianouchevitch.

A un grand carrefour au bout d'un pont qui mène à la zone industrielle et portuaire, un vieil homme s'approche d'un des policiers qui filtrent voitures et passants. Il lui demande où il peut aller remplir d'eau les deux bonbonnes qu'il tient à la main.

"Vous dites que vous êtes un habitant d'ici et vous ne savez pas où se trouve le point d'eau ?", interroge, suspicieux, le policier. L'homme devra montrer une photocopie usée sortie de sa poche pour justifier de son identité.

Les contrôles se font aussi à la gare, où quelques habitants évacuent encore la ville par un train quotidien.

Dans une salle à part, cinq policiers sont assis devant autant de petites tables et interrogent chacun un évacué assis en face, a constaté l'AFP.

- Dénoncer les "traîtres" -

Sur certaines avenues de la ville, les grandes affiches de propagande de l'occupant qui vantaient la Russie ont disparu au profit d'autres à la gloire de la libération de Kherson.

Mais sont apparues aussi d'autres affiches invitant les habitants à dénoncer ceux qui ont collaboré avec les forces russes.

"Donnez des informations sur les traîtres ici", indique l'une d'elles en renvoyant vers le QR code d'une application ou un numéro de téléphone.

"Cela nous aide à les identifier, à savoir s'ils sont sur le territoire que nous contrôlons", justifie le gouverneur de la région.

"La plupart des informations sont reçues de la population locale au cours de simples conversations (...) Nous analysons également les comptes sur les réseaux sociaux et continuons à surveiller Internet", explique à l'AFP Andriï Kovanyi, chef des relations publiques de la police de la région de Kherson.

Après la police, les services de sécurité ukrainiens (SBU) prennent le relais des enquêtes.

Selon le vice-ministre de l'Intérieur, Ievguen Yenine, plus de 130 personnes ont déjà été arrêtées pour collaboration dans la région de Kherson.

Interrogés devant l'un des panneaux, des habitants se montraient plutôt favorables au principe de dénonciation.

Pavel, 40 ans, qui ne souhaite pas donner son nom, estime ainsi "toujours bien d'aider à trouver un collaborateur ou un traître. Nous devons aider nos forces armées à attraper ceux qui ont travaillé pour la Russie".

Depuis la libération de la ville, des frappes russes visent des infrastructures énergétiques mais aussi des habitations, et des civils ont été tués.

"Nos maisons sont également bombardées en ce moment. Et je pense que ce sont des collaborateurs qui aident (les forces russes) à cibler nos maisons", assure de son côté Iryna, 35 ans.

En revanche, Vyacheslav croit savoir "que tous les collaborateurs se sont déjà enfuis vers l'autre côté" du Dniepr.

"Ici, nous sommes tous des patriotes" ukrainiens, lance cet homme âgé de 47 ans.

F.Jackson--ThChM