The China Mail - Procès des attentats de Bruxelles: place à la parole des accusés

USD -
AED 3.672502
AFN 63.999806
ALL 82.099008
AMD 367.63228
ANG 1.790403
AOA 917.496714
ARS 1492.901385
AUD 1.443002
AWG 1.8025
AZN 1.702355
BAM 1.709092
BBD 2.014681
BDT 123.336392
BGN 1.69088
BHD 0.377157
BIF 2975.313497
BMD 1
BND 1.290864
BOB 6.927077
BRL 5.170003
BSD 1.000306
BTN 95.296893
BWP 13.491502
BYN 2.902259
BYR 19600
BZD 2.011797
CAD 1.41995
CDF 2246.000438
CHF 0.801016
CLF 0.023518
CLP 925.617163
CNY 6.789101
CNH 6.785505
COP 3363.656224
CRC 455.717219
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.35601
CZK 21.144702
DJF 178.127321
DKK 6.535602
DOP 59.256346
DZD 133.361297
EGP 49.283873
ERN 15
ETB 160.4018
EUR 0.8739
FJD 2.26045
FKP 0.748895
GBP 0.746798
GEL 2.634989
GGP 0.748895
GHS 11.363656
GIP 0.748895
GMD 72.494587
GNF 8772.665705
GTQ 7.634028
GYD 209.236685
HKD 7.84465
HNL 26.773277
HRK 6.587501
HTG 130.834098
HUF 308.909829
IDR 17994.4
ILS 2.99865
IMP 0.748895
INR 95.215502
IQD 1310.350854
IRR 1375950.000056
ISK 125.92006
JEP 0.748895
JMD 158.351903
JOD 0.70902
JPY 161.364978
KES 129.3398
KGS 87.447698
KHR 4005.767466
KMF 431.000453
KPW 900.00035
KRW 1528.774987
KWD 0.31029
KYD 0.833661
KZT 473.045834
LAK 22586.621226
LBP 89575.392144
LKR 335.046096
LRD 181.552847
LSL 16.224931
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.4115
MAD 9.354393
MDL 17.595141
MGA 4240.835409
MKD 53.86027
MMK 2099.883338
MNT 3582.147735
MOP 8.08057
MRU 39.921353
MUR 47.050138
MVR 15.459665
MWK 1734.609167
MXN 17.469098
MYR 4.070999
MZN 63.910227
NAD 16.224931
NGN 1370.080045
NIO 36.806921
NOK 9.841001
NPR 152.475204
NZD 1.75116
OMR 0.385704
PAB 1.000306
PEN 3.403766
PGK 4.394635
PHP 61.501022
PKR 278.103989
PLN 3.75205
PYG 6082.055315
QAR 3.656661
RON 4.568016
RSD 102.570892
RUB 76.986936
RWF 1464.412112
SAR 3.755774
SBD 8.058541
SCR 13.46616
SDG 600.504017
SEK 9.65806
SGD 1.2914
SHP 0.746601
SLE 24.349831
SLL 20969.503664
SOS 571.678245
SRD 37.565993
STD 20697.981008
STN 21.409534
SVC 8.752567
SYP 110.532098
SZL 16.22231
THB 33.32503
TJS 9.2726
TMT 3.51
TND 2.952244
TOP 2.40776
TRY 46.767495
TTD 6.779394
TWD 31.937992
TZS 2626.818718
UAH 44.550181
UGX 3650.980906
UYU 40.232446
UZS 11983.221916
VES 638.90327
VND 26296
VUV 118.93159
WST 2.77318
XAF 573.213615
XAG 0.016021
XAU 0.00024
XCD 2.70255
XCG 1.80277
XDR 0.712894
XOF 573.213615
XPF 104.216367
YER 237.049895
ZAR 16.231502
ZMK 9001.203298
ZMW 18.379866
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.4100

    1083.18

    +0.97%

  • BEL20

    24.8900

    5813.65

    +0.43%

  • PX1

    33.0500

    8508.07

    +0.39%

  • ISEQ

    33.3600

    13935.04

    +0.24%

  • OSEBX

    13.7000

    1943.93

    +0.71%

  • PSI20

    128.7900

    9328.28

    +1.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    47.5700

    4257.6

    +1.13%

Procès des attentats de Bruxelles: place à la parole des accusés
Procès des attentats de Bruxelles: place à la parole des accusés / Photo: © AFP

Procès des attentats de Bruxelles: place à la parole des accusés

Le procès des attentats jihadistes de 2016 à Bruxelles entre lundi dans une nouvelle phase avec l'interrogatoire des accusés, dont Salah Abdeslam et Mohamed Abrini, qui ne se sont quasiment pas exprimés en quatre mois d'audience.

Taille du texte:

Les deux hommes de 33 et 38 ans, amis d'enfance dans la commune bruxelloise de Molenbeek où ils ont grandi, ont déjà été condamnés à la perpétuité en 2022 pour les attentats du 13 novembre 2015 en France. Ils comptent parmi les occupants du box dont la parole sera scrutée avec le plus d'attention.

Salah Abdeslam, arrêté à Molenbeek le 18 mars 2016, quatre jours avant les attaques, "conteste fermement" sa participation, a fait savoir son avocate Delphine Paci au début du procès.

L'accusation est d'un tout autre avis. Certes le Français était incarcéré le 22 mars, mais, estime-t-elle, il ne pouvait ignorer que d'autres attentats se préparaient, quand il a partagé pendant des mois dans la capitale belge le quotidien de membres de la cellule jihadiste déjà à l'origine du 13-Novembre.

"C'est sûr, il savait (...) Si vous êtes dans les planques, c'est que vous étiez prévu pour les attaques", a lâché pendant l'enquête Mohamed Abrini à propos de son ami.

Le matin du 22 mars 2016, deux jihadistes s'étaient fait exploser dans le hall des départs de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, et un troisième une grosse heure plus tard dans une station de métro de la capitale belge. Bilan: 32 morts et plus de 340 blessés.

Mohamed Abrini, l'"homme au chapeau" poussant un chariot à bagages à Zaventem, devait lui aussi y déclencher une lourde charge explosive, mais il a fui. "Pris de panique", selon ses déclarations aux enquêteurs.

A ce procès, le plus grand jamais organisé devant une cour d'assises en Belgique, neuf hommes doivent répondre de leur participation présumée aux attentats, revendiqués comme ceux du 13-Novembre par le groupe Etat islamique.

Un dixième suspect, présumé mort en Syrie, est jugé en son absence. Le procès, ouvert début décembre, doit durer jusqu'à l'été.

La thèse de l'enquête est que l'arrestation d'Abdeslam a précipité ce nouveau passage à l'acte du groupe, qui prévoyait initialement de frapper à nouveau en France, a priori pendant l'Euro-2016 de football.

- "Libérer la parole" -

La parole donnée aux accusés pourrait être l'occasion d'obtenir des précisions sur toutes les cibles envisagées, relève l'avocat Guillaume Lys, qui défend l'association de victimes V-Europe.

"On sait que cet espoir peut être déçu, mais on espère que les accusés s'exprimeront après avoir été confrontés à toute cette souffrance humaine", déclare Me Lys à l'AFP en allusion aux poignants témoignages de rescapés et proches de victimes qui se sont succédé tout le mois de mars.

Côté zones d'ombre à éclaircir, l'avocat cite le contenu d'un PC découvert dans une planque fréquentée par Abdeslam et son compagnon de cavale et co-accusé Sofien Ayari.

Les enquêteurs y ont récupéré des photos d'une caserne militaire et d'une école maternelle en Belgique, mais aussi de potentielles cibles françaises, à Lille ou Lyon.

Sollicité par l'AFP, Stanislas Eskenazi, avocat d'Abrini, admet simplement que "les conditions sont remplies pour libérer la parole".

Il fait référence au récent abandon par la police des fouilles à nu avec genoux fléchis qui étaient imposées aux accusés détenus avant leur transfèrement à l'audience. Cette mesure, justifiée côté autorités par des raisons de sécurité, a empoisonné les débats cet hiver.

Abdeslam a déserté le box pendant plusieurs semaines en signe de protestation. Abrini, de son côté, a dénoncé "l'hystérie" des forces de l'ordre, menaçant de quitter l'audience.

Jugées "humiliantes" par la défense, ces fouilles systématiques ont donné lieu à un procès dans le procès, qui a finalement abouti le 13 mars à la condamnation de l'Etat belge par la cour d'appel de Bruxelles.

D'après la cour d'appel, les accusés seront d'abord interrogés un par un sur leur personnalité, avant de l'être sur les faits en eux mêmes. Programmés sur deux semaines, les interrogatoires devraient être menés "par thème" ce qui signifie que chaque accusé sera invité à s'exprimer plusieurs fois.

A.Kwok--ThChM