The China Mail - Argentine: dans la pampa asséchée, d'amères moissons d'avril

USD -
AED 3.672502
AFN 63.999806
ALL 82.099008
AMD 367.63228
ANG 1.790403
AOA 917.496714
ARS 1492.901385
AUD 1.443002
AWG 1.8025
AZN 1.702355
BAM 1.709092
BBD 2.014681
BDT 123.336392
BGN 1.69088
BHD 0.377157
BIF 2975.313497
BMD 1
BND 1.290864
BOB 6.927077
BRL 5.170003
BSD 1.000306
BTN 95.296893
BWP 13.491502
BYN 2.902259
BYR 19600
BZD 2.011797
CAD 1.41995
CDF 2246.000438
CHF 0.801016
CLF 0.023518
CLP 925.617163
CNY 6.789101
CNH 6.785505
COP 3363.656224
CRC 455.717219
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.35601
CZK 21.144702
DJF 178.127321
DKK 6.535602
DOP 59.256346
DZD 133.361297
EGP 49.283873
ERN 15
ETB 160.4018
EUR 0.8739
FJD 2.26045
FKP 0.748895
GBP 0.746798
GEL 2.634989
GGP 0.748895
GHS 11.363656
GIP 0.748895
GMD 72.494587
GNF 8772.665705
GTQ 7.634028
GYD 209.236685
HKD 7.84465
HNL 26.773277
HRK 6.587501
HTG 130.834098
HUF 308.909829
IDR 17994.4
ILS 2.99865
IMP 0.748895
INR 95.215502
IQD 1310.350854
IRR 1375950.000056
ISK 125.92006
JEP 0.748895
JMD 158.351903
JOD 0.70902
JPY 161.364978
KES 129.3398
KGS 87.447698
KHR 4005.767466
KMF 431.000453
KPW 900.00035
KRW 1528.774987
KWD 0.31029
KYD 0.833661
KZT 473.045834
LAK 22586.621226
LBP 89575.392144
LKR 335.046096
LRD 181.552847
LSL 16.224931
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.4115
MAD 9.354393
MDL 17.595141
MGA 4240.835409
MKD 53.86027
MMK 2099.883338
MNT 3582.147735
MOP 8.08057
MRU 39.921353
MUR 47.050138
MVR 15.459665
MWK 1734.609167
MXN 17.469098
MYR 4.070999
MZN 63.910227
NAD 16.224931
NGN 1370.080045
NIO 36.806921
NOK 9.841001
NPR 152.475204
NZD 1.75116
OMR 0.385704
PAB 1.000306
PEN 3.403766
PGK 4.394635
PHP 61.501022
PKR 278.103989
PLN 3.75205
PYG 6082.055315
QAR 3.656661
RON 4.568016
RSD 102.570892
RUB 76.986936
RWF 1464.412112
SAR 3.755774
SBD 8.058541
SCR 13.46616
SDG 600.504017
SEK 9.65806
SGD 1.2914
SHP 0.746601
SLE 24.349831
SLL 20969.503664
SOS 571.678245
SRD 37.565993
STD 20697.981008
STN 21.409534
SVC 8.752567
SYP 110.532098
SZL 16.22231
THB 33.32503
TJS 9.2726
TMT 3.51
TND 2.952244
TOP 2.40776
TRY 46.767495
TTD 6.779394
TWD 31.937992
TZS 2626.818718
UAH 44.550181
UGX 3650.980906
UYU 40.232446
UZS 11983.221916
VES 638.90327
VND 26296
VUV 118.93159
WST 2.77318
XAF 573.213615
XAG 0.016021
XAU 0.00024
XCD 2.70255
XCG 1.80277
XDR 0.712894
XOF 573.213615
XPF 104.216367
YER 237.049895
ZAR 16.231502
ZMK 9001.203298
ZMW 18.379866
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.4100

    1083.18

    +0.97%

  • BEL20

    24.8900

    5813.65

    +0.43%

  • PX1

    33.0500

    8508.07

    +0.39%

  • ISEQ

    33.3600

    13935.04

    +0.24%

  • OSEBX

    13.7000

    1943.93

    +0.71%

  • PSI20

    128.7900

    9328.28

    +1.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    47.5700

    4257.6

    +1.13%

Argentine: dans la pampa asséchée, d'amères moissons d'avril
Argentine: dans la pampa asséchée, d'amères moissons d'avril / Photo: © AFP

Argentine: dans la pampa asséchée, d'amères moissons d'avril

Des épis de maïs rabougris, des plants de soja grillés s'invitent ces jours-ci à Washington, où l'Argentine plaide la clémence financière internationale après "la pire sécheresse depuis 1929", présage d'une récolte, donc de rentrées de devises, catastrophique pour une économie déjà fragile.

Taille du texte:

Vu du ciel, le champ de soja présente comme des lignes de calvitie, de vastes pans clairsemés. Au ras du sol, on comprend : des plantes jaunies, noircies, séchées. Parmi les vertes encore, Jaime Mestre arrache quelques-unes qu'il passe en revue : "celle-ci... zéro gousse, celle-ci... zéro, celle-ci... trois gousses quand elle devrait en avoir au moins 8 fois plus".

Le maïs ? Guère mieux. Les moissonneuses avalent les rangs derrière Jaime, un ingénieur agronome du secteur de Lima, dans la "pampa humide", coeur fertile de l'Argentine à 110 km au nord-ouest de Buenos Aires. Mais pour quels épis ?

Au hasard, il en saisit deux qu'il effeuille. Atrophiés, comme stoppés dans leur développement avec une infime proportion --5% à 10% peut-être--, de grains normalement formés. Diagnostic ? "Une énorme sécheresse, avec par-dessus un stress thermique de plusieurs jours de températures très élevées, au moment de la fécondation", résume pour l'AFP l'ingénieur, qui assure à titre personnel n'avoir "jamais vu cela" en 21 ans de récolte.

En 94 ans, en fait. "La pire sécheresse depuis 1929": c'est ce que le président argentin Alberto Fernandez a assuré fin mars à la Maison blanche à Joe Biden, en sollicitant son appui auprès d'organismes de crédits internationaux, le Fonds monétaire international (FMI) en premier chef, pour une indulgence face aux échéances de l'Argentine.

Il est tôt encore pour des bilans définitifs, mais pour l'Argentine agro-exportatrice par excellence, avec soja, blé et maïs en tête, les prévisions de récolte inférieures de 35 et 50% par rapport à l'année dernière convergent vers des pertes spectaculaires.

"Environ 15 milliards de dollars de recettes à l'export, et en comptant l'effet multiplicateur du secteur agro, près de 20 milliards de pertes au total pour l'économie, presque 3 points de PIB", analyse pour l'AFP Tomas Rodriguez Zurro, économiste à la Bourse de Rosario, place argentine de référence pour l'agro-industrie.

- "La récolte ne vaut pas le gasoil" -

Mauvais alignement de planète pour la 3e économie d'Amérique latine, en manque criant de réserves de changes, confrontée à une inflation chronique, accentuée depuis un an par l'impact de la guerre en Ukraine, et à présent par une troisième année consécutive de sécheresse. Quand le phénomène cyclique "La Niña" n'en inflige généralement qu'une, à la limite deux.

"Dieu n'est plus péroniste", ironisait cette semaine le quotidien proche de l'opposition (de droite) Clarin, en référence à une expression parfois entendue dans le camp gouvernemental par le passé, quand de bonnes récoltes, ou des cours mondiaux du soja favorables, coïncidaient avec un exécutif issu de ce mouvement politique -comme l'actuelle coalition de centre-gauche.

Pour la troisième fois en un an, le ministre de l'Economie Sergio Massa a annoncé mercredi un taux de change préférentiel et temporaire -l'Argentine a un taux officiel et plusieurs parallèles- à la fois pour inciter le secteur soja à booster ses exportations (donc les rentrées fiscales), et compenser les pertes de de quelques 69.000 producteurs sinistrés. C'est le "dollar agro".

Comme M. Fernandez a obtenu promesse du "soutien" de Biden devant les organismes de crédit, M. Massa est revenu de Washington, où il a aussi parlé sécheresse au FMI, avec un déboursement d'une nouvelle tranche de 5,3 milliards USD d'aide, dans le cadre du plan de refinancement de la dette de Buenos Aires envers le Fonds -un prêt de 44 milliards USD octroyé en 2018.

Les bailleurs ne lâchent pas l'Argentine -même si deux agences de notation viennet d'abaisser la note de sa dette. Mais dans les champs autour de Lima, ce sont des parcelles entières qu'on abandonne, qui ne seront pas récoltées. "Elles ne valent pas le coût du gasoil de la moissonneuse", tranche Jaime Mestre.

Et l'inquiétude est déjà là pour les "secondes" cultures, avec le blé "qui devrait se semer d'ici un mois mais sans l'humidité requise dans le sol pour ensemencer".

A moins que le pire ne soit l'impact social, qui viendra en différé, "sur les petits villages de l'intérieur du pays où la baisse d'activité économique (agricole) se fera sentir le plus".

C.Fong--ThChM