The China Mail - Incomprises ou castratrices ? A Cannes, les femmes font leur cinéma

USD -
AED 3.672502
AFN 63.999697
ALL 81.982266
AMD 366.231177
ANG 1.790403
AOA 917.503955
ARS 1492.226201
AUD 1.44088
AWG 1.8
AZN 1.709472
BAM 1.710303
BBD 2.013834
BDT 123.232447
BGN 1.69088
BHD 0.376991
BIF 2975.597599
BMD 1
BND 1.291434
BOB 6.923833
BRL 5.157502
BSD 0.999886
BTN 94.906999
BWP 13.504556
BYN 2.855969
BYR 19600
BZD 2.010948
CAD 1.419355
CDF 2254.999971
CHF 0.806285
CLF 0.023469
CLP 923.690484
CNY 6.796403
CNH 6.79935
COP 3329.15
CRC 455.51533
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.425526
CZK 21.198303
DJF 178.054699
DKK 6.53825
DOP 59.045237
DZD 133.037675
EGP 48.808456
ERN 15
ETB 160.395355
EUR 0.874697
FJD 2.238697
FKP 0.74808
GBP 0.747585
GEL 2.635028
GGP 0.74808
GHS 11.41383
GIP 0.74808
GMD 73.499903
GNF 8769.375396
GTQ 7.629008
GYD 209.151527
HKD 7.842315
HNL 26.765367
HRK 6.591202
HTG 130.805488
HUF 310.164991
IDR 17911
ILS 3.03695
IMP 0.74808
INR 94.87015
IQD 1309.803853
IRR 1375700.00007
ISK 125.610201
JEP 0.74808
JMD 157.475908
JOD 0.709034
JPY 161.892497
KES 129.210095
KGS 87.450222
KHR 4016.475156
KMF 431.499594
KPW 900.00035
KRW 1514.619924
KWD 0.309698
KYD 0.833206
KZT 469.178771
LAK 22530.235324
LBP 89538.226099
LKR 334.761659
LRD 181.778433
LSL 16.240676
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.413418
MAD 9.349651
MDL 17.592738
MGA 4239.503992
MKD 53.921311
MMK 2099.417966
MNT 3585.605216
MOP 8.076412
MRU 39.901534
MUR 47.080232
MVR 15.450144
MWK 1733.412037
MXN 17.4843
MYR 4.070898
MZN 63.902803
NAD 16.240676
NGN 1371.419853
NIO 36.798335
NOK 9.79795
NPR 151.84952
NZD 1.757765
OMR 0.384449
PAB 0.999886
PEN 3.399124
PGK 4.394249
PHP 61.461999
PKR 277.987285
PLN 3.760245
PYG 6087.237875
QAR 3.645172
RON 4.579199
RSD 102.649028
RUB 76.75267
RWF 1465.280905
SAR 3.75636
SBD 8.097426
SCR 13.460068
SDG 600.507518
SEK 9.671799
SGD 1.29143
SHP 0.746601
SLE 24.375023
SLL 20969.503664
SOS 571.383598
SRD 37.693039
STD 20697.981008
STN 21.424886
SVC 8.749262
SYP 110.532098
SZL 16.231248
THB 33.288503
TJS 9.243786
TMT 3.5
TND 2.957395
TOP 2.40776
TRY 46.839585
TTD 6.785945
TWD 32.118402
TZS 2625.002991
UAH 44.49669
UGX 3659.688336
UYU 40.243455
UZS 12015.320846
VES 666.216185
VND 26292
VUV 120.145102
WST 2.767779
XAF 573.619637
XAG 0.016437
XAU 0.000241
XCD 2.70255
XCG 1.801948
XDR 0.71319
XOF 573.619637
XPF 104.291099
YER 237.075021
ZAR 16.25109
ZMK 9001.193234
ZMW 18.422779
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.4600

    1079

    -0.32%

  • BEL20

    -8.0300

    5724.43

    -0.14%

  • PX1

    -43.2500

    8436.24

    -0.51%

  • ISEQ

    0.0000

    13960.76

    0%

  • OSEBX

    7.7500

    1945.97

    +0.4%

  • PSI20

    32.2600

    9249.11

    +0.35%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -19.2200

    4669.76

    -0.41%

  • N150

    -19.9200

    4217.93

    -0.47%

Incomprises ou castratrices ? A Cannes, les femmes font leur cinéma
Incomprises ou castratrices ? A Cannes, les femmes font leur cinéma / Photo: © AFP

Incomprises ou castratrices ? A Cannes, les femmes font leur cinéma

Il y a celles qui sont opprimées, en quête d'émancipation, incomprises... Mais aussi celles qui sont radicalisées, "castratrices" et prédatrices: au 76e Festival de Cannes, les femmes s'affichent dans toute leur "complexité".

Taille du texte:

"J'ai fait un film sur les femmes, car c'est ce que je connais le mieux", a dit à l'AFP la réalisatrice franco-tunisienne Kaouther Ben Hania, en lice pour la Palme d'or.

"Les filles d'Olfa", son cinquième long-métrage revient sur l'histoire vraie de deux jeunes Tunisiennes radicalisées qui ont rejoint l’État islamique en Libye, avant d'être capturées et emprisonnées.

Film-documentaire choral, il n'est presque entièrement composé que de femmes. En toile de fond ? Une société qui les étouffe, et les oppresse. "J’avais envie de montrer ce que fait une société qui prive les femmes de liberté, pas seulement en Tunisie d'ailleurs", a-t-elle expliqué.

Et de souligner le rôle des mères qui ont "intériorisé" les préceptes de la société patriarcale. Une mère et ses filles, c'est aussi l'un des sujets du film de la Française Catherine Corsini, "Le retour" (lui aussi en compétition), entaché d'une controverse sur les conditions de tournage. Habituée à filmer les femmes, la cinéaste livre ici un récit d'émancipation de jeunes filles métisses.

- Joug -

Se délivrer du joug des talibans - de nouveau au pouvoir en Afghanistan depuis août 2021 - c'est le thème du documentaire "Bread and Roses", co-produit par l'actrice américaine Jennifer Lawrence.

Ces derniers ont multiplié les mesures liberticides à l'encontre des femmes, dont leur interdire l'accès à l’éducation. "J'ai voulu montrer la résilience des femmes afghanes", a dit sa réalisatrice Sahra Mani à l'AFP, confiant que la réalité était encore plus "dure".

Même combat ou presque pour Banel, l’héroïne du premier long-métrage de la Franco-Sénégalaise Ramata-Toulaye Sy, benjamine de la compétition. Celle-ci ne veut vivre que comme elle l'entend. Là encore, c'est "un personnage qui pourrait exister partout dans le monde", avait souligné sa réalisatrice à l'AFP.

Des vies empêchées, encore, avec "Goodbye Julia" premier long-métrage du Soudanais Mohamed Kordofani. Il traite de façon frontale la misogynie qui gangrène son pays. "J'ai mis du temps à appréhender cette réalité", a-t-il confié à l'AFP.

"J'ai ensuite pris conscience que j'étais moi-même membre de cette société et que j'en avais intériorisé les codes".

Des femmes contemporaines, mais pas que. Plusieurs films reviennent sur des figures historiques. Comme celui de la Française Maïwenn, présenté en ouverture du festival - malgré la polémique autour de la présence de Johnny Depp -, sur Jeanne du Barry, courtisane et dernier amour du roi Louis XV.

Dans celui du Brésilien Karim Aïnouz, c'est Catherine Parr, la dernière épouse d'Henry VIII, qui est au centre du film. Film qui a fait l'objet d'une réécriture féministe assumée.

- "Côté obscur" -

Des portraits où est aussi présente la question du désir et de la sexualité des femmes. Comme "Creatura", de l'Espagnole Elena Martín Gimeno. Ou encore la sulfureuse série "The Idol", avec Lily-Rose Depp en popstar qui tente de revenir sous le feu des projecteurs.

Le côté obscur de la sexualité féminine est le sujet de "May December" de Todd Haynes. Au cœur du film, le déni d'une relation interdite entre un mineur et une adulte. Julianne Moore y joue une femme dont la vie a été chamboulée, des années plus tôt, par la révélation dans la presse qu'elle entretenait une liaison avec un adolescent de 13 ans.

"Tout l'éventail des comportements humains devrait être accessible aux femmes parce qu'elles sont tout simplement des êtres humains", a assuré l'actrice Natalie Portman.

"Cela me rend toujours folle quand les gens disent +Oh, si les femmes dirigeaient le monde, il serait plus doux+. Non, les femmes sont des êtres humains et ne sont pas dépourvues de complexité".

"Castratrice" ou victime ? La question est aussi posée dans "Anatomie d'une chute", en lice pour la Palme d'or, portrait d'une femme prise dans la tourmente, après la mort de son mari.

bur-adm-fbe-fb/may/mpm

Q.Yam--ThChM