The China Mail - A Balasore, en Inde, "trop de douleur"

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A Balasore, en Inde, "trop de douleur"
A Balasore, en Inde, "trop de douleur" / Photo: © AFP

A Balasore, en Inde, "trop de douleur"

Le pire accident ferroviaire en plus de 20 ans en Inde s'est produit juste devant chez lui. Ca a été comme si "le ciel nous tombait dessus ou bien que la terre se fissurait", raconte Hiranmay Rath.

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La suite ressemble à un cauchemar inimaginable fait de cadavres, de morceaux de corps et de souffrance.

"J'étais effrayé, j'entendais des cris stridents, qui sont devenus encore plus forts en quelques secondes", raconte Hiranmay Rath à l'AFP.

Sa pittoresque maison jaune, située près de la voie ferrée, est entourée de cocotiers et de papayers. A moins de vingt mètres, il y a désormais les carcasses éventrées des trains.

Au moins 228 personnes sont mortes quand un train express assurant une liaison entre Bengaluru et Kolkata a déraillé et s'est couché sur une autre voie. Quelques minutes plus tard, il a été percuté par le Coromandal Express, reliant Kolkata à Chennai, certains de ses wagons heurtant un train de marchandises stationnant à proximité.

L'étudiant, et d'autres, s'est précipité pour aider les victimes. En quelques heures, l'étudiant dit avoir vu plus "de mort et de détresse" qu'il ne pouvait imaginer.

- "Marcher sur des cadavres"

"Il y avait des bras coupés, des jambes, et même quelques têtes qui l'étaient en partie. Les plus malchanceux sont morts dans la douleur, trop de douleur", dit-il.

Avec quatre ou cinq voisins, il a réussi à extraire une femme vêtue d'un sari du wagon accidenté qui se trouvait le plus près de sa maison.

"Un policier nous a dit de la porter, parce qu'il lui restait un filet de vie, vers un endroit d'où les survivants pourraient être pris en charge pour être soignés".

"Elle ne faisait que demander de l'eau, d'une voix très faible, alors que nous la portions dans un long morceau de tissu". "Mais quand nous l'avons déposée sur le côté de la route, elle n'a plus bougé et est morte devant nos yeux".

En tout, le petit groupe a réussi à extraire 25 personnes des épaves. Certaines avaient du mal à respirer, d'autres étaient déjà mortes.

"Il y a des images que je n'oublierai jamais", dit-il. "Imaginez vous en train de regarder - ou d'extraire - le corps écrasé d'une personne, un bras ou une jambe coupés".

D'ordinaire, le plaisir de son grand-père Bhagwat Prasad Rath, 80 ans, était de s'assoir le soir à côté de la voie ferrée, pour profiter de l'air frais et de la verdure.

Il n'a pas été blessé dans l'accident, mais il a été contraint de traverser les voies pour rentrer chez lui.

"Je n'ai pas eu d'autre choix que de marcher sur des cadavres", raconte-t-il. "J'ai enlevé mes tongs et j'ai marché sur eux en priant Dieu de me pardonner".

- Bruit "horrible et strident" -

Quand le jour s'est levé sur le lieu du drame, à Balasore dans l'Etat d'Odisha, dans l'est de l'Inde, il a révélé l'ampleur de la destruction.

Les wagons rouges et verts étaient empilés les uns au dessus des autres ou étaient projetés loin des rails, au long desquels avaient été déposés des rangées de cadavres.

Un wagon s'est littéralement retourné, écrasant la partie voyageurs sous le choc.

Sur le sol, au milieu des débris métalliques et ce qui était autrefois les sièges, on retrouve une valise, un chaussure d'enfant, des piles de vêtements.

Des grues mécaniques soulèvent les carcasses, du personnel d'urgence découpe le métal pour tenter de parvenir aux victimes toujours prises au piège, des rangées d'employés de différentes agence oeuvrent le long de la voie, et les véhicules d'urgence bloquent les routes d'accès.

Anubhav Das, 27 ans, chercheur, se trouvait dans le dernier wagon du Coromandal Express. Il a entendu un bruit "horrible et strident" avant l'arrêt brutal du train.

Lui, et ses 30 compagnons de voyage, étaient indemnes et se sont précipités hors du train. Dehors, c'était le chaos et "des bruits horribles". "J'ai vu des corps sans tête, et d'autres sans membres, des corps ensanglantés", dit-il.

Il a essayé de se saisir de ce qu'il pouvait trouver pour faire des pansements. "C'était presque comme à la guerre. J'ai compté 250 corps et puis j'ai arrêté de compter". "J'ai vu un homme saigner, le bras sectionné, et son fils, blessé, qui tentait de l'aider désespérément. J'ai vu une famille de cinq, tous morts".

Depuis sa maison à Cuttack où son père l'a conduit en voiture après l'accident, il l'assure à l'AFP: "c'est un miracle absolu d'avoir survécu".

M.Chau--ThChM