The China Mail - Benalla, as de la débrouille devenu roi de l'embrouille

USD -
AED 3.672983
AFN 63.999753
ALL 82.349918
AMD 367.289882
ANG 1.790403
AOA 917.000061
ARS 1487.519099
AUD 1.442939
AWG 1.8
AZN 1.702097
BAM 1.714216
BBD 2.014068
BDT 123.245347
BGN 1.69088
BHD 0.377025
BIF 2981
BMD 1
BND 1.293645
BOB 6.923833
BRL 5.1639
BSD 1.00011
BTN 95.501039
BWP 13.579273
BYN 2.873533
BYR 19600
BZD 2.011079
CAD 1.416797
CDF 2261.999866
CHF 0.808297
CLF 0.023743
CLP 934.440253
CNY 6.80325
CNH 6.80609
COP 3345.53
CRC 454.896049
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.900628
CZK 21.24455
DJF 177.720196
DKK 6.545987
DOP 58.895129
DZD 133.179461
EGP 49.620961
ERN 15
ETB 159.098173
EUR 0.8756
FJD 2.23975
FKP 0.747893
GBP 0.746655
GEL 2.640027
GGP 0.747893
GHS 11.42501
GIP 0.747893
GMD 73.505666
GNF 8780.000181
GTQ 7.629975
GYD 209.171465
HKD 7.84035
HNL 26.767174
HRK 6.597698
HTG 130.872086
HUF 315.047017
IDR 18082
ILS 3.04275
IMP 0.747893
INR 95.962799
IQD 1310.5
IRR 1374750.000309
ISK 125.329716
JEP 0.747893
JMD 158.397097
JOD 0.709005
JPY 162.558009
KES 129.250193
KGS 87.449733
KHR 4007.501861
KMF 431.000026
KPW 900.00035
KRW 1505.520461
KWD 0.30999
KYD 0.833268
KZT 469.152358
LAK 22539.999825
LBP 89550.000232
LKR 335.119974
LRD 181.749522
LSL 16.389932
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.409909
MAD 9.36625
MDL 17.58916
MGA 4290.000228
MKD 53.988359
MMK 2099.538185
MNT 3585.774335
MOP 8.074027
MRU 40.07044
MUR 47.179703
MVR 15.450066
MWK 1736.999777
MXN 17.577498
MYR 4.076502
MZN 63.9159
NAD 16.390494
NGN 1376.419708
NIO 36.650578
NOK 9.77622
NPR 152.801662
NZD 1.754079
OMR 0.384499
PAB 0.999974
PEN 3.408007
PGK 4.38014
PHP 61.655979
PKR 278.202498
PLN 3.77338
PYG 6077.791169
QAR 3.646504
RON 4.583305
RSD 102.819032
RUB 76.790877
RWF 1465
SAR 3.767921
SBD 8.078071
SCR 14.609854
SDG 600.502932
SEK 9.69404
SGD 1.2942
SHP 0.746601
SLE 24.324986
SLL 20969.503664
SOS 571.504962
SRD 37.605496
STD 20697.981008
STN 21.65
SVC 8.750301
SYP 110.532098
SZL 16.389847
THB 33.455497
TJS 9.259464
TMT 3.5
TND 2.94875
TOP 2.40776
TRY 46.858202
TTD 6.791828
TWD 32.063301
TZS 2628.465032
UAH 44.491862
UGX 3694.532705
UYU 40.267339
UZS 12020.000197
VES 685.08515
VND 26295
VUV 119.800928
WST 2.768482
XAF 574.931854
XAG 0.017161
XAU 0.000245
XCD 2.70255
XCG 1.802126
XDR 0.715112
XOF 574.000032
XPF 104.850124
YER 237.075022
ZAR 16.4203
ZMK 9001.197327
ZMW 18.173771
ZWL 321.999592
  • AEX

    -2.8100

    1076.15

    -0.26%

  • BEL20

    -93.8800

    5630.3

    -1.64%

  • PX1

    -183.9200

    8252.66

    -2.18%

  • ISEQ

    -182.8800

    13777.43

    -1.31%

  • OSEBX

    10.9000

    1956.76

    +0.56%

  • PSI20

    -163.7100

    9085.24

    -1.77%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -69.5800

    4600.38

    -1.49%

  • N150

    -43.0200

    4175.05

    -1.02%

Benalla, as de la débrouille devenu roi de l'embrouille
Benalla, as de la débrouille devenu roi de l'embrouille / Photo: © AFP

Benalla, as de la débrouille devenu roi de l'embrouille

Homme à tout faire de la campagne en 2017 qui s'est rendu indispensable par son dévouement auprès du couple Macron, Alexandre Benalla a profité de sa position au plus près du sommet de l'Etat, jusqu'à la faute, qui le conduit vendredi de nouveau devant un tribunal.

Taille du texte:

Longtemps il n'a été que l'ombre portée d'Emmanuel Macron, sa silhouette trapue, sa courte barbe et ses yeux noirs relégués en arrière plan des photos, avant d'en devenir le sujet principal.

A 31 ans, Alexandre Benalla a associé son patronyme à l'affaire la plus embarrassante du premier quinquennat Macron, dont les répliques ont enrayé la bonne marche du pouvoir.

Issu d'un quartier populaire d'Evreux, ce fils de professeurs titulaire d'une licence de droit s'est rapidement orienté vers les métiers de la sécurité, sa passion. En 2010, il intègre le service d'ordre du PS, formé par son chef emblématique Eric Plumer, qui se souvient d'un jeune homme "calme et posé", "très sérieux dans les missions" assignées.

Après avoir accompagné un temps Martine Aubry, M. Benalla travaille brièvement pour Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif: "Je m'en suis séparé au bout d'une semaine après une faute professionnelle d'une première gravité: il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite", avait-il raconté.

M. Benalla débarque en macronie début juillet 2016, recruté par Ludovic Chaker, alors secrétaire général d'En Marche. D'abord bénévole, il est embauché à l'automne par le mouvement pour assurer la sécurité d'Emmanuel Macron et devient rapidement une figure connue et appréciée du premier cercle du candidat.

"Il a été repéré comme quelqu'un qui réglait les problèmes pratico-pratiques de manière très efficace. Il pense à tout, c'est le couteau suisse", témoigne un pilier de la campagne. "Il était là tout le temps. Il venait ouvrir le bureau à 6H30 si personne n'avait pris le +slot+ de la permanence de sécurité. C'est lui qui faisait la nuit si personne d'autre ne le faisait", abonde un autre.

En campagne, dans certaines situations tendues comme à l'usine Whirlpool d'Amiens, M. Benalla est aussi celui qui dit au candidat "c'est possible" quand les policiers chargés de la protection de M. Macron renâclent. En cela, le chef de l'Etat lui restera reconnaissant: "Quoiqu'il advienne dans cette affaire, je n'ai pas à oublier cet engagement", lance M. Macron quand le scandale éclate.

- "Gadgets" -

Récompensé par un poste de chargé de mission à la chefferie de cabinet, dédié aux déplacements du président, M. Benalla s'immisce dans les failles du système: "il voulait tous les gadgets", soupire un conseiller du Palais. Passeports diplomatiques, badge d'accès à l'hémicycle de l'Assemblée, voiture de fonction...

Réserviste dans la gendarmerie dans l'Eure, où il officia aux côtés du futur ministre des Armées Sébastien Lecornu, il obtient aussi en 2017 le grade élevé de lieutenant-colonel. Et un port d'arme lui est alloué, malgré un premier refus du ministère de l'Intérieur.

Il cultive, avec Vincent Crase, un ami de dix ans, lui aussi employé à la sécurité de la campagne et salarié d'En Marche, des amitiés troubles, comme avec l'homme d'affaires Alexandre Djouhri.

Jusqu'à être soupçonné d'avoir conclu en juin 2018 un juteux contrat de protection pour la famille d'un sulfureux oligarque russe. Un "deal" désormais au coeur d'une enquête du Parquet national financier.

Dans le même temps, M. Benalla participe à une réflexion sur la refonte de la sécurité de l'Elysée. Projet qui a pu susciter des inimitiés, notamment au sein du ministère de l'Intérieur.

Sa chute a commencé lorsqu'il a été identifié dans une vidéo, filmée lors des défilés du 1er mai 2018 et diffusée par Le Monde en juillet. Il y est identifié en train de violenter un manifestant.

Un scandale, qui lui vaut d'être rejugé vendredi en appel à Paris après avoir été condamné à un an de prison ferme en première instance. Mais aussi un véritable feuilleton, alimenté par des révélations de presse, notamment sur sa rencontre au Tchad en décembre 2018 avec le président Déby dans un rôle d'émissaire pour un homme d'affaires israélien.

A la tête d'une entreprise de services de sécurité et défense (Comya) et consultant pour une ONG genevoise, M. Benalla, qui vit en Suisse avec son épouse et ses deux enfants, se rend régulièrement en Afrique (Mozambique, Mali ou encore Soudan) pour ses activités, ou plus récemment en Ukraine.

Lui qui s'emportait contre une "machine pour détruire (s)a réputation" affirme avoir coupé les ponts avec le monde politique. "Il a été lâché par tout le monde. Il est tout de même drôlement solide comme garçon", souffle un ami.

P.Deng--ThChM