The China Mail - Les plages d'Odessa desertées face aux bombardements et inondations

USD -
AED 3.672501
AFN 63.999957
ALL 81.920082
AMD 376.059796
AOA 916.999678
ARS 1381.988205
AUD 1.413877
AWG 1.80125
AZN 1.696346
BAM 1.673634
BBD 2.011587
BDT 122.694347
BHD 0.377229
BIF 2970
BMD 1
BND 1.273934
BOB 6.90148
BRL 5.096603
BSD 0.998734
BTN 92.490362
BWP 13.45308
BYN 2.900908
BYR 19600
BZD 2.008703
CAD 1.382575
CDF 2299.999953
CHF 0.791297
CLF 0.022667
CLP 892.120219
CNY 6.83185
CNH 6.83186
COP 3654.84
CRC 464.322236
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.491494
CZK 20.85285
DJF 177.720089
DKK 6.39305
DOP 60.374991
DZD 132.327961
EGP 53.085295
ERN 15
ETB 156.550155
EUR 0.85556
FJD 2.209948
FKP 0.744078
GBP 0.744925
GEL 2.690517
GGP 0.744078
GHS 11.015003
GIP 0.744078
GMD 74.000004
GNF 8775.000234
GTQ 7.640832
GYD 208.952669
HKD 7.83345
HNL 26.629662
HRK 6.444204
HTG 130.987476
HUF 322.401986
IDR 17067.05
ILS 3.067396
IMP 0.744078
INR 92.47005
IQD 1310
IRR 1316000.000381
ISK 122.690358
JEP 0.744078
JMD 157.9096
JOD 0.709047
JPY 159.1735
KES 129.249801
KGS 87.448498
KHR 4012.497808
KMF 421.000366
KPW 899.95413
KRW 1477.32974
KWD 0.30903
KYD 0.832292
KZT 476.261788
LAK 21964.999869
LBP 89549.999921
LKR 315.134608
LRD 184.249733
LSL 16.329977
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.354996
MAD 9.308288
MDL 17.248506
MGA 4150.000271
MKD 52.712588
MMK 2099.780124
MNT 3575.250437
MOP 8.059525
MRU 40.009581
MUR 46.579826
MVR 15.450058
MWK 1736.999951
MXN 17.38395
MYR 3.980244
MZN 63.949772
NAD 16.330132
NGN 1361.719783
NIO 36.719463
NOK 9.505402
NPR 147.983022
NZD 1.70948
OMR 0.384507
PAB 0.998725
PEN 3.372503
PGK 4.311249
PHP 59.659001
PKR 279.025034
PLN 3.63413
PYG 6452.275411
QAR 3.646096
RON 4.356399
RSD 100.418037
RUB 77.624672
RWF 1461.5
SAR 3.75272
SBD 8.048583
SCR 14.038133
SDG 601.000292
SEK 9.299085
SGD 1.273403
SLE 24.597321
SOS 571.49828
SRD 37.575504
STD 20697.981008
STN 21.31
SVC 8.738811
SYP 110.553826
SZL 16.330124
THB 32.098147
TJS 9.503158
TMT 3.505
TND 2.88375
TRY 44.645398
TTD 6.774889
TWD 31.740801
TZS 2594.99981
UAH 43.381882
UGX 3680.503855
UYU 40.536031
UZS 12220.00044
VES 475.06335
VND 26325
VUV 119.534712
WST 2.769292
XAF 561.328279
XAG 0.013297
XAU 0.00021
XCD 2.702551
XCG 1.800048
XDR 0.698112
XOF 561.490528
XPF 102.34954
YER 238.550255
ZAR 16.417505
ZMK 9001.210149
ZMW 19.051327
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.9100

    1005.12

    +0.19%

  • BEL20

    24.8100

    5417.26

    +0.46%

  • PX1

    -18.1800

    8245.8

    -0.22%

  • ISEQ

    -190.1000

    12654.31

    -1.48%

  • OSEBX

    37.6300

    2060.64

    +1.86%

  • PSI20

    34.9600

    9484.93

    +0.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.9800

    3970.39

    +1.12%

  • N150

    18.2200

    4067.32

    +0.45%

Les plages d'Odessa desertées face aux bombardements et inondations
Les plages d'Odessa desertées face aux bombardements et inondations / Photo: © AFP

Les plages d'Odessa desertées face aux bombardements et inondations

Avec son sable blanc, la plage d'Odessa est accueillante par un après-midi ensoleillé. Mais depuis les vagues de bombardements menées par la Russie sur ce grand port de la mer Noire, les vacanciers ont déserté les chaises longues.

Taille du texte:

"Il y a moins de monde à cause des explosions, des frappes et des missiles", résume Artiom, 15 ans, qui travaille dans un bar au bord de la plage. "Le week-end, il y a généralement plus de monde, mais c'est pire qu'avant."

Avant la guerre, les plages du Sud de l'Ukraine étaient bondées en haute saison et on y buvait et dansait jusqu'à l'aube. L'Ukraine a depuis miné le littoral, faisant de certaines des zones interdites.

Autre catastrophe, en juin, le barrage hydroélectrique de Kakhovka sur le Dniepr s'est effondré, déversant sur la côte eaux usées, mines et animaux noyés.

Et il y a deux semaines, la Russie s'est retirée d'un accord qui permettait l'exportation des céréales ukrainiennes, y compris depuis Odessa, qu'elle a bombardé plusieurs nuits d'affilée.

Serguiï Bykanov, 41 ans, tient un bar qui vend des boissons et loue des chaises longues. Ses recettes actuelles ne s'élèvent guère à plus de 20% de celles des étés précédents.

Après la rupture du barrage de Kakhovka, pour laquelle Moscou et Kiev se rejettent la responsabilité, "il n'y a eu personne ici pendant deux semaines", dit-il.

"Beaucoup de gens ont peur (de venir). C'est à cause de la pollution de l'eau", ajoute-t-il.

Certains nageurs s'éclaboussent encore joyeusement, mais d'autres préfèrent ne pas prendre de risque.

- "Attraper des vers" -

"Je ne me baigne pas parce que j'ai lu qu'il y avait beaucoup de mauvaises choses ici", explique Maria, mannequin de 25 ans qui porte un bikini et des perles colorées.

"On peut y attraper des vers. J'ai vraiment peur", dit-elle en riant.

La plage est "très sale", reconnaît son amie Katerina, 23 ans, qui travaille dans un bar irlandais.

"C'est incroyable qu'ils aient ouvert la plage à la baignade, étant donné le risque de mines navales, même s'il y a un filet", ajoute-t-elle.

Un grand nettoyage a été effectué après la rupture du barrage de Kakhovka et la baignade est autorisée sur les plages protégées par des filets.

Des panneaux d'information montrent des photos de mines navales et donnent des conseils sur ce qu'il faut faire si l'on en trouve une.

"Je suis ici pour prendre un bain de soleil", explique Katerina. "Je n'ai pas vu mon amie depuis longtemps et nous avons décidé de passer du temps ensemble, comme nous le faisions avant la guerre."

- "Haine et dévastation" -

Katerina est revenue vivre à Odessa après avoir passé un temps à Barcelone lorsque la guerre a éclaté. Elle ne regrette pas d'être revenue, malgré les frappes qui ont eu lieu près de chez elle.

La cathédrale de la Transfiguration, gravement endommagée dimanche, se trouve à "500 mètres de chez moi", révèle-t-elle. ""Mais je ne ressens aucune peur, seulement de la haine et de la dévastation."

À proximité de la plage se trouve le port, dont les installations céréalières ont été touchées.

Artiom, 17 ans, originaire de l'est de l'Ukraine, porte un chapeau imprimé de feuilles de cannabis et dit que c'est la première fois qu'il vient sur la plage d'Odessa.

"C'est bien, c'est juste qu'il y a des missiles qui volent par ici", constate-t-il.

Ce futur étudiant en droit a fui avec sa famille Bakhmout, ville dévastée par les combats. Il ne sait pas si sa maison est encore debout.

Depuis, il a vécu dans plusieurs villes différentes et n'a pas trouvé le temps pour aller à la plage. "Il faut y aller, parce qu'on peut devenir vraiment fou", dit-il.

"On a l'impression que les murs se referment sur nous", ajoute-t-il.

Dans le delphinarium voisin, une soixantaine de parents et d'enfants assistent à un spectacle, applaudissant et filmant avec leur téléphone. Un dauphin colorie le drapeau ukrainien jaune et bleu avec des marqueurs dans la bouche.

Selon le directeur, Volodymyr Mountiane, la salle de 900 places était parfois pleine avant l'invasion. "Malheureusement, le nombre de visiteurs est en baisse", explique cet homme de 52 ans.

"En raison du manque de touristes, tout d'abord, et ensuite parce qu'une grande partie des habitants d'Odessa sont partis", ajoute-t-il.

Le delphinarium est resté ouvert pendant toute la durée de la guerre et a accueilli des dauphins provenant d'un autre établissement situé dans l'est de l'Ukraine.

Lorsque toutes les plages ont été fermées, les habitants sont venus ici "et ont reçu des émotions positives et de l'énergie", veut croire le directeur.

Q.Moore--ThChM