The China Mail - La sécheresse met à l'épreuve les pisciculteurs de la Dombes

USD -
AED 3.672502
AFN 65.000145
ALL 82.060075
AMD 367.380095
ANG 1.790403
AOA 917.999551
ARS 1487.479497
AUD 1.439253
AWG 1.8025
AZN 1.700597
BAM 1.711104
BBD 2.014725
BDT 123.291207
BGN 1.69088
BHD 0.377167
BIF 2975.879054
BMD 1
BND 1.291257
BOB 6.923833
BRL 5.125701
BSD 1.000276
BTN 95.289131
BWP 13.527665
BYN 2.859418
BYR 19600
BZD 2.011811
CAD 1.414975
CDF 2256.000247
CHF 0.807497
CLF 0.023531
CLP 926.21984
CNY 6.79285
CNH 6.78104
COP 3258.98
CRC 455.032612
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.47066
CZK 21.21965
DJF 178.129292
DKK 6.54166
DOP 58.740414
DZD 133.179536
EGP 49.604806
ERN 15
ETB 160.459143
EUR 0.87516
FJD 2.2337
FKP 0.745889
GBP 0.745645
GEL 2.640067
GGP 0.745889
GHS 11.468066
GIP 0.745889
GMD 72.999625
GNF 8773.518463
GTQ 7.632579
GYD 209.249425
HKD 7.84028
HNL 26.779645
HRK 6.597204
HTG 130.910459
HUF 311.29601
IDR 18065
ILS 3.010901
IMP 0.745889
INR 95.387605
IQD 1310.416931
IRR 1375000.000029
ISK 125.490059
JEP 0.745889
JMD 158.048994
JOD 0.70897
JPY 161.766498
KES 129.249702
KGS 87.448804
KHR 4032.141654
KMF 430.99974
KPW 900.00035
KRW 1502.150287
KWD 0.30956
KYD 0.833548
KZT 471.568117
LAK 22556.430446
LBP 89576.465442
LKR 335.597832
LRD 181.643214
LSL 16.292897
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.406824
MAD 9.344357
MDL 17.579053
MGA 4288.713911
MKD 53.971117
MMK 2099.308371
MNT 3585.696251
MOP 8.076444
MRU 39.852492
MUR 47.079916
MVR 15.460283
MWK 1734.573356
MXN 17.512751
MYR 4.070799
MZN 63.910008
NAD 16.292897
NGN 1378.660269
NIO 36.806488
NOK 9.77065
NPR 152.453273
NZD 1.734985
OMR 0.384497
PAB 1.000262
PEN 3.39806
PGK 4.465442
PHP 61.536004
PKR 278.055827
PLN 3.790141
PYG 6081.391432
QAR 3.646735
RON 4.5802
RSD 102.703023
RUB 77.001037
RWF 1469.382756
SAR 3.753815
SBD 8.065041
SCR 14.549721
SDG 600.498893
SEK 9.649205
SGD 1.291496
SHP 0.746601
SLE 24.349878
SLL 20969.503664
SOS 571.621036
SRD 37.610502
STD 20697.981008
STN 21.435102
SVC 8.752483
SYP 110.532098
SZL 16.290535
THB 33.280047
TJS 9.257824
TMT 3.51
TND 2.956767
TOP 2.40776
TRY 46.984915
TTD 6.79618
TWD 32.116198
TZS 2630.00302
UAH 44.5007
UGX 3680.71322
UYU 40.332811
UZS 12081.470529
VES 699.349603
VND 26267.5
VUV 120.437365
WST 2.769308
XAF 573.893149
XAG 0.016779
XAU 0.000244
XCD 2.70255
XCG 1.802808
XDR 0.713149
XOF 573.89566
XPF 104.340827
YER 237.102218
ZAR 16.320401
ZMK 9001.201791
ZMW 18.030621
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.8700

    1084.23

    +0.08%

  • BEL20

    -53.6500

    5594.08

    -0.95%

  • PX1

    12.4900

    8338.97

    +0.15%

  • ISEQ

    53.9400

    13884.39

    +0.39%

  • OSEBX

    -8.1500

    1932.39

    -0.42%

  • PSI20

    -17.3400

    9106.84

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -131.2800

    4458.96

    -2.86%

  • N150

    6.2700

    4186.5

    +0.15%

La sécheresse met à l'épreuve les pisciculteurs de la Dombes
La sécheresse met à l'épreuve les pisciculteurs de la Dombes / Photo: © AFP/Archives

La sécheresse met à l'épreuve les pisciculteurs de la Dombes

De l'herbe de prairie pousse au beau milieu de l'étang asséché: dans la zone humide de la Dombes (Ain), la sécheresse a contraint les pisciculteurs à faire des choix afin de préserver leur production, qui pourrait diminuer de moitié cette année.

Taille du texte:

Si la région a déjà connu le manque d'eau, cette année la sécheresse, qui dure depuis l'automne précédent, affecte particulièrement l'élevage des poissons.

"C'est du jamais vu dans les Dombes. On a dû sacrifier certains étangs", explique Jules Blanc, conseiller au sein de l'APPED, l'Association de promotion du poisson des étangs de la Dombe qui regroupe l'interprofession, de l'exploitant aux sociétés de transformation.

La tradition remonte au Moyen-Age dans cette région au nord de Lyon, au paysage de 1.200 étangs unique en France. Le sol argileux a facilité la création d'étangs dans ces anciens marécages grâce à la construction de digues.

L'eau arrive naturellement par ruissellement dans le fonds de vallée. Les étangs sont reliés par un système de fossés qui crée une chaîne, et permet d'envoyer de l'eau en aval. Chaque étang est exploité selon un cycle de 4 ou 5 ans, avant d'être mis "à sec" pendant une saison, pouvant être mis à profit pour la culture du sarrasin ou du soja par exemple.

Si la production de 2022 avait été bonne malgré un été chaud et sec, cette fois la situation est plus compliquée, et il a fallu choisir de remplir à un bon niveau un certain nombre d'étangs et laisser d'autres à sec.

"A Joyeux on a eu 460 mm (de pluie) étalés en quatre mois. Avec même zéro en octobre, et 5 mm en février", récapitule Gillian Noël, technicien piscicole polyvalent chez l'un des principaux propriétaires-exploitants de la Dombes.

En conséquence, sur les 23 étangs du propriétaire, il a lancé la saison avec 15 étangs exploités, au lieu des 18 prévus. Mais, désormais, "il ne m'en reste plus que six" en activité, dit-il, alors que les semaines à venir s'annoncent décisives avant les pêches prévues en octobre.

- 'Besoin d'aide' -

La filière de la Dombes produit 1.000 tonnes par an (carpes, brochets, tanches, gardons, sandres...), soit un tiers de la production française de poissons d'étang, mais table cette année sur à peine 500 tonnes de production. C'est encore moins que lors de précédentes périodes de sécheresse, comme en 2019 ou 2020 -- 600 tonnes au plus bas.

"Le peu d'eau qu'on a eu n'a pas ruisselé. Il n'y a rien qui coulait dans les étangs", soupire Gillian Noël, en regardant l'un d'eux presque asséché: les poissons introduits au printemps n'ont pas eu le temps d'arriver à maturité avant le coup de chaleur de juillet, qui a provoqué une forte mortalité.

Devant un deuxième étang où l'eau s'est également bien retirée, les échassiers s'avancent loin dans la vase, guettant le peu de poisson qui reste au plus profond de la mare.

"Cet étang fait normalement 17-18 tonnes de poissons. Cette année, il a fait 230 kilos, sur trois tonnes d'empoissonage", ne peut que constater Jules Blanc.

"On avait tiré des leçons. On sait que quand l'étang n'est pas bien plein, on ne passe pas l'été. On s'adapte", souligne-t-il.

Selon l'APPED, plusieurs mesures ont déjà été prises pour mieux gérer l'eau: entretien du réseau des fossés pour capter l'eau au maximum, optimisation de l'eau entre les chaînes d'étangs, aération des étangs pendant les périodes critiques notamment avec des aérateurs solaires, introduction d'espèces plus résistantes dans l'eau chaude, comme le blackbass, un carnassier d'Amérique du Nord, ou encore des expérimentations pour économiser l'eau comme d'organiser la pêche sans vidanger les étangs.

"Sur le court terme, on aura besoin de soutien des pouvoirs publics, sinon la filière pourrait ne pas s'en remettre", plaide Jules Blanc, s'adressant au département et à la région. "Cette année, on demande une aide supplémentaire, on en a besoin".

Le département de l'Ain notamment a déjà beaucoup investi pour soutenir la professionalisation de la filière, dans des travaux, du matériel, de la formation.

L'enjeu est aussi important pour la nature environnante, soulignent les pisciculteurs: la Dombes constitue la zone humide la plus importante d'Europe en termes de biodiversité.

G.Fung--ThChM