The China Mail - Le bilan de l'incendie à Johannesburg passe à 76 morts

USD -
AED 3.6725
AFN 64.000114
ALL 81.70841
AMD 375.730028
AOA 917.000173
ARS 1372.929803
AUD 1.411512
AWG 1.80125
AZN 1.703303
BAM 1.669184
BBD 2.013382
BDT 122.811959
BHD 0.377174
BIF 2971.028715
BMD 1
BND 1.273779
BOB 6.907027
BRL 5.0226
BSD 0.99965
BTN 92.724325
BWP 13.418953
BYN 2.86914
BYR 19600
BZD 2.01024
CAD 1.382575
CDF 2299.999936
CHF 0.788005
CLF 0.022606
CLP 889.619926
CNY 6.83185
CNH 6.821615
COP 3644.76
CRC 462.657142
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.10605
CZK 20.76925
DJF 177.992064
DKK 6.36871
DOP 60.194075
DZD 132.187495
EGP 53.087098
ERN 15
ETB 156.840295
EUR 0.85233
FJD 2.20855
FKP 0.743942
GBP 0.74235
GEL 2.690137
GGP 0.743942
GHS 10.999701
GIP 0.743942
GMD 73.999711
GNF 8770.941615
GTQ 7.646943
GYD 209.113794
HKD 7.832175
HNL 26.549231
HRK 6.424401
HTG 131.073388
HUF 319.672018
IDR 17084
ILS 3.03421
IMP 0.743942
INR 92.95645
IQD 1309.53905
IRR 1316000.000068
ISK 122.049928
JEP 0.743942
JMD 158.051054
JOD 0.708972
JPY 159.071499
KES 129.149817
KGS 87.449774
KHR 4001.365362
KMF 421.000329
KPW 900.013392
KRW 1481.880281
KWD 0.30864
KYD 0.832956
KZT 472.33861
LAK 22042.070231
LBP 89511.285574
LKR 315.479086
LRD 183.914324
LSL 16.401072
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.354815
MAD 9.291463
MDL 17.221487
MGA 4148.141827
MKD 52.547221
MMK 2100.499472
MNT 3595.336475
MOP 8.063319
MRU 39.956132
MUR 46.519755
MVR 15.450083
MWK 1733.156974
MXN 17.27403
MYR 3.965008
MZN 63.949679
NAD 16.401072
NGN 1359.420184
NIO 36.783846
NOK 9.492355
NPR 148.358578
NZD 1.70784
OMR 0.384506
PAB 0.999531
PEN 3.373787
PGK 4.327009
PHP 59.882023
PKR 278.824453
PLN 3.617511
PYG 6464.910259
QAR 3.644417
RON 4.338505
RSD 100.037995
RUB 77.075665
RWF 1459.657806
SAR 3.752586
SBD 8.048583
SCR 13.796161
SDG 601.000274
SEK 9.24211
SGD 1.27248
SLE 24.599892
SOS 571.23352
SRD 37.44899
STD 20697.981008
STN 20.909611
SVC 8.747045
SYP 110.548127
SZL 16.403123
THB 32.034998
TJS 9.500448
TMT 3.505
TND 2.92103
TRY 44.66986
TTD 6.784102
TWD 31.722013
TZS 2604.999988
UAH 43.431822
UGX 3698.867467
UYU 40.334212
UZS 12155.738195
VES 475.06335
VND 26336
VUV 119.210481
WST 2.744958
XAF 559.761915
XAG 0.013082
XAU 0.000209
XCD 2.70255
XCG 1.80164
XDR 0.698112
XOF 559.828797
XPF 101.782864
YER 238.55025
ZAR 16.377902
ZMK 9001.199098
ZMW 19.016086
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

Le bilan de l'incendie à Johannesburg passe à 76 morts
Le bilan de l'incendie à Johannesburg passe à 76 morts / Photo: © AFP

Le bilan de l'incendie à Johannesburg passe à 76 morts

L'incendie terrible qui a ravagé jeudi un immeuble squatté du centre de Johannesburg s'est alourdi vendredi à 76 victimes, a annoncé le gouvernement, alors que des familles endeuillées se succédaient à la morgue pour identifier les corps qui peuvent l'être.

Taille du texte:

"Nous comptons 76 morts, deux personnes étant décédées à l'hôpital" de leurs blessures, a précisé à la presse le ministre de la Santé Joe Phaahla.

Au petit matin, tandis qu'associatifs distribuaient couvertures et vêtements à plus d'une centaine de survivants rassemblés dans un centre d’accueil, des chiens policiers fouillaient encore les décombres de l'immeuble de Johannesburg où quelque 200 familles, entre quart-monde sud-africain et migrants, ont été pris au piège.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, beaucoup se sont retrouvés enfermés derrière les grilles verrouillées visant à interdire l'accès aux malfaiteurs, dans ce centre malfamé et délabré de la capitale économique sud-africaine, comme aux policiers.

Une enquête a été ouverte. Mais déjà, la tragédie relance le débat sur ces immeubles désaffectés et "détournés", qui tombent sous le contrôle de marchands de sommeil ou de gangs mafieux percevant des loyers auprès de familles pauvres.

Opulent quartier d'affaires au temps de l'apartheid, le centre de l'ancienne "cité de l'or" compte un millier d'immeubles de ce type, selon la ville, déconnectés du réseau électrique et où les gens se chauffent, cuisinent et s'éclairent au gaz ou à la paraffine.

En visite jeudi soir, le président Cyril Ramaphosa a promis de "s'attaquer à la question du logement" dans les centre-villes.

- Drame "prévisible" -

Comble du drame, le bâtiment appartenait à la municipalité et était même classé au patrimoine. Sous l'apartheid, les Sud-Africains noirs s'y rendaient pour obtenir leurs "passes", ces papiers leur permettant d'accéder aux zones blanches pour y travailler.

Ce drame était malheureusement "prévisible", dénonce Mervyn Cirota, conseiller municipal dans l'opposition. "Beaucoup de ces bâtiments sont surpeuplés. Il n'y a ni toilettes ni eau ni électricité".

Les Sud-Africains qualifient ces immeubles de "détournés" ou "hijacked". La police refuse de s'y aventurer sans motif impérieux, ce sont des zones de non-droit. Leur population est hétéroclite, chômeurs, familles, repris de justice, migrants clandestins.

A la fin de l'apartheid il y a une trentaine d'années, la population blanche et aisée a déserté le centre pour se mettre à l'abri derrière les murs hauts et les clôtures électriques de maisons de banlieues arborées et paisibles.

Les masses noires débarquées des campagnes, à la recherche de travail, ont commencé à occuper les immeubles vacants. Aujourd'hui encore, la ville la plus riche du pays attire ceux en quête d'une vie meilleure.

Cet exode économique accentue la pression sur un logement en crise. Le pays de près de 60 millions d'habitants manque de 3,7 millions de toits, selon le Centre pour le financement du logement abordable en Afrique (CAHF).

Dans ces immeubles, "vous avez affaire à du crime organisé. Ces gens connaissent les lois et ils ont un réseau. Certains se procurent des documents de propriété en bonne et due forme", dit Lucky Sindane, porte-parole de la brigade anti-criminalité.

Les autorités y mènent épisodiquement des opérations coup de poing pour expulser leurs habitants clandestins, faisant souvent appel à des agents armés de sécurité privée surnommés "les Fourmis Rouges" réputés pour leur violences.

C.Smith--ThChM