The China Mail - Brésil: majorité favorable aux indigènes lors d'un procès crucial sur les réserves

USD -
AED 3.67315
AFN 64.503991
ALL 81.825041
AMD 375.730403
AOA 917.000367
ARS 1371.22092
AUD 1.415228
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.669184
BBD 2.013382
BDT 122.811959
BHD 0.377307
BIF 2970
BMD 1
BND 1.273779
BOB 6.907027
BRL 5.009204
BSD 0.99965
BTN 92.724325
BWP 13.418953
BYN 2.86914
BYR 19600
BZD 2.01024
CAD 1.38435
CDF 2300.000362
CHF 0.789223
CLF 0.02274
CLP 894.990396
CNY 6.828041
CNH 6.824955
COP 3648.52
CRC 462.657142
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.52504
CZK 20.788404
DJF 177.720393
DKK 6.372904
DOP 60.37504
DZD 132.19904
EGP 53.108563
ERN 15
ETB 156.503874
EUR 0.852704
FJD 2.211504
FKP 0.743942
GBP 0.743218
GEL 2.690391
GGP 0.743942
GHS 11.02039
GIP 0.743942
GMD 73.503851
GNF 8777.503848
GTQ 7.646943
GYD 209.113794
HKD 7.83205
HNL 26.60504
HRK 6.425904
HTG 131.073388
HUF 320.203831
IDR 17089.3
ILS 3.03421
IMP 0.743942
INR 93.10625
IQD 1310
IRR 1316125.000352
ISK 122.190386
JEP 0.743942
JMD 158.051054
JOD 0.70904
JPY 159.25504
KES 129.150385
KGS 87.450384
KHR 4015.00035
KMF 420.00035
KPW 900.013392
KRW 1484.570383
KWD 0.30869
KYD 0.832956
KZT 472.33861
LAK 21960.000349
LBP 89550.000349
LKR 315.479086
LRD 184.203772
LSL 16.440381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.355039
MAD 9.282504
MDL 17.221487
MGA 4145.000347
MKD 52.551042
MMK 2100.499472
MNT 3595.336475
MOP 8.063319
MRU 39.995039
MUR 46.503741
MVR 15.460378
MWK 1736.503736
MXN 17.301804
MYR 3.965039
MZN 63.960377
NAD 16.440377
NGN 1359.503725
NIO 36.730377
NOK 9.524904
NPR 148.358578
NZD 1.713797
OMR 0.384827
PAB 0.999531
PEN 3.388039
PGK 4.311504
PHP 59.876504
PKR 278.950374
PLN 3.628288
PYG 6464.910259
QAR 3.646038
RON 4.342304
RSD 100.136038
RUB 77.104556
RWF 1460.5
SAR 3.753193
SBD 8.058149
SCR 14.033008
SDG 601.000339
SEK 9.27195
SGD 1.274104
SLE 24.625038
SOS 571.503662
SRD 37.449038
STD 20697.981008
STN 21.25
SVC 8.747045
SYP 110.548127
SZL 16.435038
THB 32.103646
TJS 9.500448
TMT 3.505
TND 2.887038
TRY 44.665038
TTD 6.784102
TWD 31.741804
TZS 2605.000335
UAH 43.431822
UGX 3698.867467
UYU 40.334212
UZS 12160.000334
VES 475.837804
VND 26336
VUV 119.210481
WST 2.744958
XAF 559.761915
XAG 0.01312
XAU 0.00021
XCD 2.70255
XCG 1.80164
XDR 0.698112
XOF 560.503593
XPF 102.250363
YER 237.150363
ZAR 16.41824
ZMK 9001.203584
ZMW 19.016086
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

Brésil: majorité favorable aux indigènes lors d'un procès crucial sur les réserves
Brésil: majorité favorable aux indigènes lors d'un procès crucial sur les réserves / Photo: © AFP

Brésil: majorité favorable aux indigènes lors d'un procès crucial sur les réserves

Le "procès du siècle" qui tient les peuples autochtones du Brésil en haleine depuis des mois a atteint un tournant jeudi, une majorité des juges de la Cour suprême ayant conforté leur droit à la terre.

Taille du texte:

L'enjeu est d'autant plus crucial que les réserves attribuées aux autochtones sont considérées par les scientifiques comme d'importants remparts face à la déforestation et jouent donc un rôle clé dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La majorité a été atteinte jeudi quand un sixième magistrat, sur les onze qui siègent à la plus haute juridiction du pays, a voté contre la thèse du "cadre temporel", lors de ce procès au long cours débuté en août 2021 et suspendu à plusieurs reprises.

Une autre juge a ensuite rendu le septième vote contre. Au cours de séances précédentes, deux juges avaient voté pour.

La thèse du "cadre temporel", défendue par le puissant lobby de l'agro-négoce au nom de la "sécurité juridique", ne reconnaît comme terres revenant de droit aux autochtones que celles qu'ils occupaient ou revendiquaient officiellement au moment de la promulgation de la Constitution en 1988.

Mais les autochtones expliquent que certains territoires n'étaient plus occupés par eux à cette époque car ils en avaient été expulsés, notamment sous la dernière dictature militaire (1964-1985).

Le jugement final ne sera prononcé qu'à l'issue du vote des trois derniers juges. Mais le vote majoritaire en faveur des indigènes empêche d'ores et déjà qu'un jugement contraire soit rendu.

- "Dette impossible à payer" -

"Même si elles n'ont pas encore été homologuées (en tant que réserves), ces terres occupées doivent être sous la protection de l'Etat, car c'est ce que prévoit la Constitution", a déclaré le juge Luiz Fux, auteur du sixième vote décisif.

La juge Carmen Lucia a souligné par la suite la "dette impossible à payer de la société brésilienne envers les peuples autochtones".

Joenia Wapichana, présidente de la Funai, organisme public de protection des indigènes, s'est félicitée du fait que "la justice soit du côté des peuples indigènes.

"Maintenant que le cadre temporel est définitivement enterré, nous allons pouvoir avancer dans la protection de nos terres et de nos droits", a-t-elle dit à l'AFP.

Les deux seuls magistrats favorables à la thèse défendue par l'agro-négoce ont été nommés par l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022).

Ce dernier avait promis après son élection de ne "pas céder un centimètre de plus" aux peuples autochtones.

Les homologations de nouvelles réserves sont en effet restées à l'arrêt durant plus de cinq ans, jusqu'au retour au pouvoir du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui en a légalisé six nouvelles en avril, puis deux autres début septembre.

Le Brésil compte plus de 700 réserves déjà délimitées, mais près d'un tiers d'entre elles n'ont pas encore été officiellement homologuées.

Le procès à la Cour suprême, qui doit faire jurisprudence, porte plus précisément sur le cas du territoire Ibirama-Laklano, dans l'Etat de Santa Catarina (sud), qui a perdu son statut de réserve indigène du peuple Xokleng en 2009, à la suite d'un jugement d'une instance inférieure.

Les juges avaient alors justifié leur décision en expliquant que ces terres n'étaient pas occupées par les autochtones en 1988.

- Indemnisations -

Les magistrats de la Cour suprême devront aussi trouver un consensus sur les questions pendantes, notamment celle de possibles indemnisations par l'Etat de propriétaires de terres qui seraient transformées en réserves à l'avenir.

Cette solution alternative au "cadre temporel" est proposée par le puissant juge Alexandre de Moraes, mais elle est rejetée par les indigènes.

"Nous ne sommes pas contre l'indemnisation de petits producteurs agricoles, mais cela doit être décidé en dehors de ce procès, (...) sinon de nombreux conflits risquent d'éclater", estime Kreta Kaingang, représentant de l'Association des peuples indigènes du Brésil (APIB).

Cette organisation craint notamment qu'une jurisprudence à la Cour suprême au sujet des indemnisations ne freine l'homologation de nouvelles réserves, car elles représenteraient un coût élevé pour l'Etat, qui est déjà confronté à d'importantes restrictions budgétaires.

Le Brésil compte près de 1,7 million d'indigènes, vivant dans des réserves ou en dehors, soit 0,83% de la population, selon les chiffres du dernier recensement.

N.Wan--ThChM