The China Mail - En Irak, eau polluée et changement climatique synonymes de maladies

USD -
AED 3.6725
AFN 64.498133
ALL 81.906187
AMD 374.313495
ANG 1.789761
AOA 916.99974
ARS 1370.732402
AUD 1.421535
AWG 1.8
AZN 1.701965
BAM 1.67181
BBD 2.013215
BDT 122.927663
BGN 1.673517
BHD 0.377423
BIF 2972.71076
BMD 1
BND 1.274923
BOB 6.906721
BRL 5.028498
BSD 0.999598
BTN 93.233893
BWP 13.474089
BYN 2.852527
BYR 19600
BZD 2.0103
CAD 1.384525
CDF 2299.999634
CHF 0.791005
CLF 0.022832
CLP 898.599436
CNY 6.827991
CNH 6.832625
COP 3647.36
CRC 461.844214
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.25366
CZK 20.86425
DJF 177.993375
DKK 6.39568
DOP 60.100695
DZD 132.357984
EGP 53.134404
ERN 15
ETB 156.846843
EUR 0.85585
FJD 2.215904
FKP 0.743222
GBP 0.745075
GEL 2.69029
GGP 0.743222
GHS 11.019934
GIP 0.743222
GMD 73.484664
GNF 8771.022545
GTQ 7.647004
GYD 209.124907
HKD 7.831896
HNL 26.550813
HRK 6.446976
HTG 130.894326
HUF 314.012978
IDR 17188
ILS 3.06281
IMP 0.743222
INR 93.33055
IQD 1309.461735
IRR 1316125.000089
ISK 122.559635
JEP 0.743222
JMD 157.795311
JOD 0.708973
JPY 159.830495
KES 129.502631
KGS 87.45022
KHR 4002.991773
KMF 419.999886
KPW 899.999618
KRW 1490.449993
KWD 0.30906
KYD 0.832995
KZT 475.050753
LAK 22043.380703
LBP 89510.759697
LKR 315.426862
LRD 183.917085
LSL 16.520895
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.350251
MAD 9.285949
MDL 17.082167
MGA 4149.161235
MKD 52.699069
MMK 2100.298181
MNT 3573.374694
MOP 8.062656
MRU 39.887167
MUR 46.529738
MVR 15.460115
MWK 1733.262101
MXN 17.391402
MYR 3.974979
MZN 63.960044
NAD 16.520895
NGN 1360.060206
NIO 36.781865
NOK 9.499495
NPR 149.174057
NZD 1.71864
OMR 0.384503
PAB 0.999594
PEN 3.389095
PGK 4.392796
PHP 60.245981
PKR 278.802778
PLN 3.641099
PYG 6408.404353
QAR 3.643995
RON 4.357898
RSD 100.467022
RUB 76.176004
RWF 1463.831606
SAR 3.75278
SBD 8.058149
SCR 13.932132
SDG 600.999759
SEK 9.322095
SGD 1.27625
SHP 0.746601
SLE 24.625032
SLL 20969.499962
SOS 571.257613
SRD 37.449051
STD 20697.981008
STN 20.942498
SVC 8.746234
SYP 110.528533
SZL 16.508601
THB 32.289497
TJS 9.475884
TMT 3.505
TND 2.916991
TOP 2.40776
TRY 44.72233
TTD 6.787905
TWD 31.80303
TZS 2594.05402
UAH 43.42568
UGX 3733.748194
UYU 40.337815
UZS 12124.372262
VES 475.837802
VND 26343
VUV 119.309373
WST 2.73449
XAF 560.706913
XAG 0.013479
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.801475
XDR 0.697817
XOF 560.706913
XPF 101.942515
YER 237.150205
ZAR 16.59331
ZMK 9001.205244
ZMW 19.016562
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.0300

    1007.25

    -0.3%

  • BEL20

    -32.1900

    5423.3

    -0.59%

  • PX1

    -63.6000

    8195.76

    -0.77%

  • ISEQ

    -191.3600

    12565.97

    -1.5%

  • OSEBX

    7.7700

    2051.37

    +0.38%

  • PSI20

    -117.2800

    9340.56

    -1.24%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    -38.6900

    4034.27

    -0.95%

En Irak, eau polluée et changement climatique synonymes de maladies
En Irak, eau polluée et changement climatique synonymes de maladies / Photo: © AFP

En Irak, eau polluée et changement climatique synonymes de maladies

A seulement un an, les pustules sur le visage de Tiba trahissent la maladie de peau qui l'affecte dans son village reculé du sud de l'Irak, où températures en hausse, pollution de l'eau et manque de soins adéquats menacent la santé publique.

Taille du texte:

Choléra, troubles dermatologiques comme la leishmaniose, diarrhées chroniques, crises d'asthme déclenchées par les tempêtes de sable: en Irak, un des cinq pays au monde les plus touchés par certains effets du changement climatique, des risques sanitaires accrus pèsent sur les populations défavorisées.

"C'est une maladie de peau, le furoncle de Bagdad", explique à l'AFP Najeh Farhane, pointant du doigt une pustule sous la bouche de sa fille Tiba, qui joue avec sa tétine.

Nom donné à la leishmaniose cutanée, cette maladie parasitaire endémique en Irak depuis des décennies est transmise par le phlébotome, une mouche des sables.

Au hameau d'Al-Zouweiya, un des fils de M. Farhane a attrapé la jaunisse et souffre aussi d'une "maladie de peau".

"Il n'y a pas de centre médical. On n'a rien", lâche ce père de sept enfants dans la province de Diwaniya.

A la mi-septembre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu que "l'accès insuffisant aux soins médicaux dans les zones reculées" figurait parmi les facteurs aggravant la leishmaniose.

Après 8.000 cas recensés en 2022, l'agence onusienne notait l'apparition en 2023 d'un "premier cas" dans une province du nord "traditionnellement exempte de phlébotomes".

Une migration qui "ne peut s'expliquer que par un changement de climat", confie à l'AFP Wael Hatahit, représentant par intérim de l'OMS en Irak.

"Historiquement, la mouche des sables n'existait pas dans le nord: les températures et l'environnement ne lui étaient pas favorables", dit-il.

- "Hausse de la température" -

Le responsable onusien évoque "principalement une hausse de la température et un changement dans les cycles de précipitations".

"Le phlébotome, comme tout autre insecte, prospère à une certaine température et à un certain niveau d'humidité", avertit-il. Quand le climat change et que ces conditions sont réunies, cela peut augmenter la population des insectes "et potentiellement provoquer plus d'infections".

Dans neuf provinces du centre et du sud "les plus impactées par le changement climatique", le Croissant-Rouge irakien poursuit depuis juin une campagne visant à pallier le manque de services hospitaliers.

Quelque 150 volontaires, 25 médecins, dix ambulances et cinq cliniques mobiles se déplacent pour "fournir gratuitement des soins médicaux" et faire de la "sensibilisation sanitaire".

A Diwaniya, près des ambulances stationnées au village d'Al-Ayyach, des femmes toutes de noir vêtues attendent pour faire ausculter un enfant. Dans un des véhicules, des volontaires trient des boîtes de médicaments.

"Les cas les plus répandus que nous avons rencontrés sont des infections intestinales, des maladies dermatologiques, des éruptions cutanées résultant de la mauvaise qualité de l'eau disponible, des inflammations des voies urinaires", confie la pharmacienne Raghda Ihsane.

Dans un pays touché par quatre années de sécheresse consécutives, doté d'infrastructures en déliquescence après des décennies de conflits et de mauvaise gestion, la pollution de l'eau inquiète.

"Une baisse du débit de l'eau est synonyme de concentration plus élevée en eaux usées et en polluants industriels dans la distribution de l'eau, que l'infrastructure irakienne de traitement des eaux ne peut pas traiter de manière adéquate", indique à l'AFP Mac Skelton, anthropologue de la santé.

- "Eau contaminée" -

"L'eau contaminée est associée à plusieurs pathologies, telles que le choléra, des maladies gastro-intestinales, des maladies de peau et la diarrhée", ajoute le directeur de l'Institut de recherche IRIS de l'Université américaine d'Irak-Souleimaniyeh.

Il plaide pour une "amélioration des infrastructures de traitement de l'eau" et un "développement des systèmes de santé".

Cité par le quotidien étatique al-Sabbah, un responsable du ministère de l'Environnement a reconnu à la mi-septembre que "les canalisations des égouts à Bagdad déversaient leurs eaux usées directement dans le fleuve Tigre".

Dans le nord, c'est le choléra qui sévit, particulièrement à Souleimaniyeh. Jusqu'au 12 septembre, la deuxième ville du Kurdistan autonome a enregistré 152 cas avérés, selon l'OMS.

"La principale cause, c'est l'utilisation d'eau non potable", indique Sabah Hourami, directeur des autorités sanitaires de Souleimaniyeh.

Les contrôles ont été durcis dans les restaurants, les camions-citernes, les mosquées. L'eau publique est testée pour s'assurer qu'elle contient une quantité suffisante de chlore, dit-il.

"Nous ne faisons plus de dépistages: ceux qui souffrent de diarrhées et de vomissements sont automatiquement traités comme des cas de choléra", précise le responsable.

Quotidiennement, les hôpitaux accueillent plusieurs dizaines de patients présentant ces symptômes.

N.Wan--ThChM