The China Mail - Génocide au Rwanda: au procès d'un ex-médecin, les parties civiles dénoncent ses "mensonges"

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000168
ALL 82.125815
AMD 366.589327
ANG 1.789751
AOA 916.999744
ARS 1491.395987
AUD 1.440466
AWG 1.8
AZN 1.685115
BAM 1.712385
BBD 2.016198
BDT 123.381342
BGN 1.715373
BHD 0.377446
BIF 2978.067679
BMD 1
BND 1.292212
BOB 6.923833
BRL 5.107936
BSD 1.001007
BTN 95.359629
BWP 13.538502
BYN 2.861533
BYR 19600
BZD 2.013308
CAD 1.41673
CDF 2257.999628
CHF 0.80968
CLF 0.023563
CLP 927.369828
CNY 6.77695
CNH 6.78411
COP 3264.43
CRC 455.36926
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.54161
CZK 21.278499
DJF 178.260299
DKK 6.55561
DOP 58.783873
DZD 133.215001
EGP 49.745977
ERN 15
ETB 160.578558
EUR 0.87701
FJD 2.233204
FKP 0.746145
GBP 0.747097
GEL 2.644998
GGP 0.746145
GHS 11.476601
GIP 0.746145
GMD 73.498676
GNF 8779.932583
GTQ 7.638226
GYD 209.403318
HKD 7.839365
HNL 26.799457
HRK 6.608299
HTG 131.007311
HUF 312.8585
IDR 18074
ILS 3.010897
IMP 0.746145
INR 95.329978
IQD 1311.38642
IRR 1374749.999952
ISK 125.760239
JEP 0.746145
JMD 158.166616
JOD 0.708973
JPY 161.921501
KES 129.379885
KGS 87.448803
KHR 4035.371886
KMF 431.999644
KPW 900.000203
KRW 1500.760283
KWD 0.30956
KYD 0.834216
KZT 471.916999
LAK 22573.217178
LBP 89643.129186
LKR 335.849057
LRD 181.788732
LSL 16.304951
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.411592
MAD 9.351311
MDL 17.593136
MGA 4291.905617
MKD 53.972771
MMK 2099.466399
MNT 3585.261694
MOP 8.082914
MRU 39.881802
MUR 47.090003
MVR 15.450003
MWK 1735.849057
MXN 17.506515
MYR 4.074981
MZN 63.904465
NAD 16.304951
NGN 1378.88005
NIO 36.834041
NOK 9.78369
NPR 152.575406
NZD 1.736905
OMR 0.384888
PAB 1.001007
PEN 3.400604
PGK 4.468765
PHP 61.517499
PKR 278.263976
PLN 3.79912
PYG 6085.890645
QAR 3.649433
RON 4.59304
RSD 102.77109
RUB 76.7706
RWF 1470.559909
SAR 3.759664
SBD 8.048583
SCR 14.56525
SDG 600.496653
SEK 9.68565
SGD 1.292765
SHP 0.746601
SLE 24.35018
SLL 20969.500541
SOS 572.078974
SRD 37.610498
STD 20697.981008
STN 21.450773
SVC 8.75892
SYP 110.532098
SZL 16.302587
THB 33.349818
TJS 9.264632
TMT 3.5
TND 2.958981
TOP 2.40776
TRY 46.999096
TTD 6.801208
TWD 32.114401
TZS 2630.192009
UAH 44.533818
UGX 3683.404106
UYU 40.362474
UZS 12090.355908
VES 708.806403
VND 26267.5
VUV 119.005629
WST 2.760902
XAF 574.317734
XAG 0.016862
XAU 0.000245
XCD 2.70255
XCG 1.804141
XDR 0.714267
XOF 574.317734
XPF 104.417108
YER 237.074979
ZAR 16.35795
ZMK 9001.19408
ZMW 18.04404
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.8700

    1084.23

    +0.08%

  • BEL20

    -53.6500

    5594.08

    -0.95%

  • PX1

    12.4900

    8338.97

    +0.15%

  • ISEQ

    53.9400

    13884.39

    +0.39%

  • OSEBX

    -8.1500

    1932.39

    -0.42%

  • PSI20

    -17.3400

    9106.84

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -131.2800

    4458.96

    -2.86%

  • N150

    6.2700

    4186.5

    +0.15%

Génocide au Rwanda: au procès d'un ex-médecin, les parties civiles dénoncent ses "mensonges"
Génocide au Rwanda: au procès d'un ex-médecin, les parties civiles dénoncent ses "mensonges" / Photo: © AFP/Archives

Génocide au Rwanda: au procès d'un ex-médecin, les parties civiles dénoncent ses "mensonges"

Il ne pouvait pas, alors que le génocide au Rwanda battait son plein, ne pas comprendre ce qui se déroulait. Au procès à Paris de l'ancien médecin Sosthène Munyemana, les avocats des parties civiles ont décrit jeudi un homme qui s'est "perdu" dans ses "mensonges".

Taille du texte:

Le médecin de 68 ans, aujourd'hui retraité et qui vit dans le Sud-Ouest de la France depuis septembre 1994, est jugé depuis le 13 novembre devant la cour d'assises de Paris notamment pour génocide et crimes contre l'humanité. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Il est soupçonné d'avoir joué un rôle dans les massacres en signant une motion de soutien au gouvernement intérimaire institué après l'attentat contre l'avion du président hutu Juvénal Habyarimana, qui a encouragé les tueries commises entre avril et juillet 1994, dans lesquelles plus de 800.000 personnes sont mortes.

On lui reproche aussi d'avoir mis en place des barrières et des rondes à Tumba, dans la préfecture de Butare (sud du Rwanda), au cours desquelles des personnes ont été interpellées avant d'être tuées, et d'avoir détenu la clé d'un bureau de secteur où étaient enfermés des Tutsi avant leur exécution.

Tout au long des cinq semaines d'audience, Sosthène Munyemana n'a eu de cesse de contester ces accusations, affirmant avoir été un Hutu modéré qui avait au contraire tenté de "sauver" des Tutsi en leur offrant "refuge" dans le bureau de secteur.

Cet homme, qui était un ami proche notamment du chef du gouvernement intérimaire Jean Kambanda, condamné par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a dit de nombreuses fois qu'il avait mis du temps à réaliser ce qui se passait réellement dans le pays, et a dénoncé des poursuites ourdies par le pouvoir actuellement en place au Rwanda.

- "Rien vu, rien entendu" -

"Il s’est présenté devant vous comme quelqu'un qui n’a rien vu, rien entendu, rien dit", observe François Epoma, avocat d'une vingtaine de parties civiles dans ce procès.

Pourtant, "dès le 7 avril" 1994, date à laquelle les tueries commencent, "les rumeurs de massacres se propagent dans tout le pays", rappelle Mathilde Aublé, une des avocates de l'association de rescapés du génocide Ibuka et d'une trentaine de personnes physiques.

"Butare n’est pas Kigali", la capitale du Rwanda, "mais Butare n’est pas sourde", ajoute-t-elle.

"Inlassablement, Sosthène Munyemana a cherché à nous entraîner dans un monde ou on n’écoute pas la radio, un monde où on ne regarde pas au dehors, un monde où on ne sent pas la violence croître", raille Matthieu Quinquis, avocat de la Licra, pour qui l'accusé s'est "enfermé avec ses mensonges". "Je crains qu'il ne s'y soit perdu", ajoute-t-il.

Or "cette ligne de défense ne tient pas", estime Justine Vinet, une des conseils de la Fédération internationale des droits humains (FIDH). Cet "universitaire, gynécologue", était "pleinement intégré dans la vie publique et politique au Rwanda".

"Peut-on avoir en la personne de Sosthène Munyemana affaire au seul citoyen qui ne comprend pas le message du gouvernement?" s'interroge Hector Bernardini, qui défend notamment l'association Survie.

"L'accusé que vous avez devant vous, c'est aussi l'intellectuel de Butare dont la motion de soutien au gouvernement intérimaire a été diffusée" à la radio, donnant le coup d'envoi aux massacres dans cette région qui en avait jusqu'alors été épargnée, souligne Richard Gisagara, avocat de l'association Communauté rwandaise de France.

C'est un "ami proche de Jean Kambanda qui essaie de nous convaincre qu'il n'a jamais parlé politique" avec lui, poursuit-il, voyant un homme qui "adapte son discours aux circonstances du moment".

Pour Simon Foreman, conseil du Collectif des parties civiles pour le Rwanda, Sosthène Munyemana a "mis en place des éléments de langage", affirmant que toutes les personnes ayant témoigné contre lui avaient menti.

Mais "cette défense +tous menteurs+ conduit à une impasse", estime l'avocat.

Le ministère public doit commencer vendredi à rendre ses réquisitions et la défense plaider lundi. Le verdict est attendu mardi.

Q.Moore--ThChM