The China Mail - Cyberharcèlement, cybercontrôle: "l'impensé" des violences conjugales

USD -
AED 3.672499
AFN 63.000218
ALL 81.288631
AMD 374.006028
ANG 1.789884
AOA 917.999815
ARS 1374.796916
AUD 1.39804
AWG 1.8025
AZN 1.701218
BAM 1.665113
BBD 2.01512
BDT 122.759818
BGN 1.668102
BHD 0.377275
BIF 2975.105995
BMD 1
BND 1.273476
BOB 6.913109
BRL 4.972103
BSD 1.000451
BTN 93.790972
BWP 13.451617
BYN 2.814964
BYR 19600
BZD 2.012209
CAD 1.366565
CDF 2313.999771
CHF 0.781895
CLF 0.022674
CLP 892.37015
CNY 6.82165
CNH 6.82785
COP 3587.3
CRC 455.822507
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.876908
CZK 20.751028
DJF 178.157299
DKK 6.369515
DOP 60.208755
DZD 132.379122
EGP 51.988604
ERN 15
ETB 157.484803
EUR 0.85227
FJD 2.194496
FKP 0.740159
GBP 0.740655
GEL 2.690045
GGP 0.740159
GHS 11.075448
GIP 0.740159
GMD 73.502853
GNF 8781.085844
GTQ 7.646989
GYD 209.3344
HKD 7.831984
HNL 26.580678
HRK 6.419903
HTG 130.965962
HUF 311.528025
IDR 17199
ILS 3.00095
IMP 0.740159
INR 93.75325
IQD 1310.596128
IRR 1320999.99996
ISK 122.559701
JEP 0.740159
JMD 158.492044
JOD 0.708983
JPY 159.216012
KES 129.179789
KGS 87.427398
KHR 4004.835771
KMF 419.999715
KPW 899.990254
KRW 1478.359427
KWD 0.30819
KYD 0.833745
KZT 463.595498
LAK 22073.421989
LBP 89593.471709
LKR 317.917894
LRD 184.091335
LSL 16.446219
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.326571
MAD 9.238104
MDL 17.138041
MGA 4149.568356
MKD 52.526174
MMK 2099.66818
MNT 3578.517246
MOP 8.0708
MRU 39.939723
MUR 46.519756
MVR 15.459805
MWK 1734.492329
MXN 17.31875
MYR 3.952499
MZN 63.901353
NAD 16.446219
NGN 1348.72979
NIO 36.821672
NOK 9.29944
NPR 150.065555
NZD 1.693155
OMR 0.384483
PAB 1.000528
PEN 3.43825
PGK 4.400759
PHP 60.163499
PKR 278.910249
PLN 3.619405
PYG 6293.366934
QAR 3.647718
RON 4.341401
RSD 100.058034
RUB 75.017642
RWF 1461.969385
SAR 3.75032
SBD 8.038772
SCR 14.260087
SDG 599.999782
SEK 9.18375
SGD 1.273735
SHP 0.746601
SLE 24.593572
SLL 20969.496166
SOS 571.778849
SRD 37.472498
STD 20697.981008
STN 20.858697
SVC 8.754693
SYP 110.631499
SZL 16.439919
THB 32.205014
TJS 9.419537
TMT 3.505
TND 2.90915
TOP 2.40776
TRY 44.92475
TTD 6.78285
TWD 31.509502
TZS 2599.999967
UAH 43.897001
UGX 3706.888478
UYU 39.776259
UZS 12134.653533
VES 481.046775
VND 26322.5
VUV 117.946979
WST 2.711482
XAF 558.460897
XAG 0.012793
XAU 0.00021
XCD 2.70255
XCG 1.803113
XDR 0.694162
XOF 558.465651
XPF 101.534165
YER 238.625022
ZAR 16.46934
ZMK 9001.200483
ZMW 19.034038
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.5700

    1022.62

    +0.35%

  • BEL20

    -24.9800

    5406.53

    -0.46%

  • PX1

    -37.8800

    8197.73

    -0.46%

  • ISEQ

    -86.4300

    12623.43

    -0.68%

  • OSEBX

    13.5500

    2006.6

    +0.68%

  • PSI20

    72.1800

    9208.91

    +0.79%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -111.0300

    3986.14

    -2.71%

  • N150

    16.0200

    4123.84

    +0.39%

Cyberharcèlement, cybercontrôle: "l'impensé" des violences conjugales
Cyberharcèlement, cybercontrôle: "l'impensé" des violences conjugales / Photo: © AFP/Archives

Cyberharcèlement, cybercontrôle: "l'impensé" des violences conjugales

Contrôle des SMS, surveillance des déplacements via des logiciels espions, diffusion de vidéos intimes: l'utilisation du numérique reste encore trop souvent un "impensé" des violences conjugales, déplorent des associations féministes qui lancent vendredi une campagne de sensibilisation.

Taille du texte:

En 2021, Marie (le prénom a été changé) tombe sur une vidéo sur internet d'elle en train de faire une fellation à son ancien compagnon qu'elle avait fréquenté pendant trois ans avant de le quitter. "J'étais sous le choc", se souvient auprès de l'AFP la quinquagénaire. "Ça m'a dévastée, je n'avais plus confiance en rien ni en personne, je ne sortais plus, je ne faisais plus rien, j'avais des difficultés pour dormir, j'allais tous les jours sur internet pour voir si la vidéo revenait".

"Revenge porn", cyberharcèlement, cybersurveillance, cybercontrôle... En France, neuf femmes victimes de violences conjugales sur dix ont également subi des violences numériques de la part de leur conjoint ou ex-conjoint, selon une enquête menée en 2018 par le centre Hubertine Auclert, observatoire francilien des violences faites aux femmes.

Les femmes interrogées indiquaient entre autres avoir été questionnées sur leurs faits et gestes par leur partenaire ou ex-partenaire, avoir reçu une avalanche de messages ou d'appels menaçants, insultants ou intimidants, avoir eu le sentiment d'avoir été surveillées par des logiciels espions ou encore avoir subi la diffusion de vidéos ou photos intimes à caractère sexuel.

En dépit de l'ampleur du phénomène, "le grand public ne le conscientise pas encore, ça reste un impensé", souligne Clémence Pajot, directrice générale de la Fédération nationale des centres d'information sur les droits des femmes et des familles (FNCIDFF).

"Le fait d'avoir accès au code du téléphone par exemple, c'est une pratique courante dans les relations amoureuses, c'est considéré comme un acte de confiance alors que c'est une intrusion. Être en permanence contrôlée, harcelée, géolocalisée relève de la violence", martèle-t-elle.

"La cyberviolence est une violence conjugale moins visible mais réelle et à l'impact tout aussi dramatique", abonde Mine Günbay, directrice générale de Fédération nationale Solidarités Femmes (FNSF) à l'origine de la campagne nationale de sensibilisation lancée vendredi. Et "contrairement à ce qu'on pourrait penser, elle ne concerne pas que les jeunes femmes", selon elle.

Au 3919, le numéro d'urgence géré par la FNSF pour les femmes victimes de violences et leur entourage, les témoignages de cyberviolences conjugales affluent. Une appelante fait état d'un "contrôle absolu" de la part de son conjoint, via des caméras placées au domicile, un accès à ses comptes et une géolocalisation.

- "Aucun répit" -

Une autre explique que son ex-conjoint utilise leur fils pour la surveiller indirectement. Une autre indique subir des violences psychologiques de son conjoint qui lui interdit de parler à des hommes et menace d'envoyer une photo d'elle en petite tenue à sa famille.

A chaque fois, le même objectif poursuivi par l'auteur des violences: "placer sous emprise sa victime", relève l'avocate Rachel-Flore Pardo. "Les cyberviolences ne laissent aucun répit à la victime, la violence psychologique se poursuit même sur son lieu de travail, avec des messages et des appels incessants".

Depuis une loi de 2020, suivre son ou sa partenaire avec un logiciel espion sans son consentement, tout comme exiger de lire des SMS ou consulter l'historique d'appel, est passible de 2 ans de prison et de 60.000 euros d'amende. La menace de diffuser des images intimes contre certaines conditions est quant à elle passible de 5 ans de prison et de 75.000 euros d'amende.

Si "l'arsenal législatif est conséquent", la question de "sa mise en oeuvre" se pose, souligne Me Pardo. "On a beaucoup de mal à apporter une réponse judiciaire satisfaisante, en particulier sur la diffusion non consentie de contenus à caractère sexuel".

"Même après une condamnation, on n'a pas les moyens de garantir aux victimes que les photos ne seront pas à nouveau diffusées, il faut se rendre compte du stress que ça représente, c'est un préjudice qui est insuffisamment pris en considération", dit-elle.

Trois ans après les faits, Marie confirme: "N'importe qui a pu copier la vidéo, elle peut ressortir à tout moment, c'est une épée de Damoclès".

M.Chau--ThChM