The China Mail - La vidéosurveillance algorithmique à l'épreuve des JO-2024

USD -
AED 3.672496
AFN 65.00037
ALL 81.643894
AMD 362.139857
ANG 1.790365
AOA 917.999777
ARS 1520.9949
AUD 1.432696
AWG 1.8
AZN 1.700325
BAM 1.7375
BBD 2.011772
BDT 122.756127
BGN 1.683441
BHD 0.376608
BIF 3002.04786
BMD 1
BND 1.277108
BOB 12.009896
BRL 4.976299
BSD 0.998867
BTN 96.254936
BWP 13.739983
BYN 3.068524
BYR 19600
BZD 2.008697
CAD 1.422735
CDF 2320.000129
CHF 0.8309
CLF 0.024568
CLP 970.160139
CNY 6.70455
CNH 6.702415
COP 3221.07
CRC 457.269266
CUC 1
CUP 23.971252
CVE 97.952385
CZK 21.667297
DJF 177.86405
DKK 6.638405
DOP 60.226192
DZD 134.495016
EGP 52.3194
ERN 15
ETB 161.524186
EUR 0.88814
FJD 2.24625
FKP 0.756613
GBP 0.753155
GEL 2.595013
GGP 0.756613
GHS 11.755822
GIP 0.756613
GMD 74.000495
GNF 8787.508607
GTQ 7.629057
GYD 208.966494
HKD 7.84765
HNL 26.812312
HRK 6.693297
HTG 130.793628
HUF 324.363014
IDR 17872
ILS 3.04465
IMP 0.756613
INR 96.37005
IQD 1308.469336
IRR 1730149.999909
ISK 121.849971
JEP 0.756613
JMD 158.718596
JOD 0.708963
JPY 158.064017
KES 129.81032
KGS 87.450153
KHR 4045.680477
KMF 438.999575
KPW 900.000318
KRW 1337.854997
KWD 0.30949
KYD 0.832341
KZT 450.791818
LAK 22397.725758
LBP 89440.192599
LKR 330.203262
LRD 170.794762
LSL 16.542767
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.420348
MAD 9.960378
MDL 17.823955
MGA 4424.110514
MKD 54.706656
MMK 2099.06815
MNT 3597.6832
MOP 8.073986
MRU 39.991472
MUR 47.410267
MVR 15.455033
MWK 1731.942094
MXN 17.963795
MYR 4.085897
MZN 63.910066
NAD 16.543869
NGN 1324.603137
NIO 36.754874
NOK 9.56401
NPR 154.011674
NZD 1.778297
OMR 0.384508
PAB 0.998801
PEN 3.439606
PGK 4.458995
PHP 62.764502
PKR 276.639156
PLN 3.881715
PYG 5851.782097
QAR 3.640773
RON 4.749803
RSD 104.285961
RUB 85.399582
RWF 1475.275848
SAR 3.74737
SBD 8.058541
SCR 14.024499
SDG 601.500474
SEK 9.980815
SGD 1.277465
SHP 0.75643
SLE 24.649653
SLL 20969.491881
SOS 570.811752
SRD 37.650386
STD 20697.981008
STN 21.765396
SVC 8.739533
SYP 13002.000254
SZL 16.537472
THB 33.6065
TJS 9.208683
TMT 3.51
TND 2.979461
TOP 2.40776
TRY 49.178801
TTD 6.770431
TWD 31.784983
TZS 2630.00301
UAH 44.866159
UGX 4029.976056
UYU 40.303811
UZS 11765.751039
VES 870.279505
VND 25992
VUV 120.275684
WST 2.783099
XAF 582.581751
XAG 0.016338
XAU 0.000240347639
XCD 2.70255
XCG 1.800123
XDR 0.707052
XOF 582.581751
XPF 105.955676
YER 236.249872
ZAR 16.52215
ZMK 9001.199794
ZMW 19.751167
ZWL 321.999592
SSP 5720.889873
MXV 2.030791
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

La vidéosurveillance algorithmique à l'épreuve des JO-2024
La vidéosurveillance algorithmique à l'épreuve des JO-2024 / Photo: © AFP/Archives

La vidéosurveillance algorithmique à l'épreuve des JO-2024

Transports, voie publique, gares: la vidéosurveillance algorithmique va s'offrir un baptême grandeur nature aux Jeux olympiques de Paris, sous l’œil inquiet de ses détracteurs qui voient dans l'expérimentation prévue jusqu'en 2025 un prélude à sa généralisation.

Taille du texte:

Ces caméras "augmentées" équipées de logiciels d'analyse d'images "ont pour finalité de détecter en temps réel des événements prédéterminés", a défini la loi "Jeux Olympiques et paralympiques" adoptée par le Parlement mi-avril 2023.

Ce texte autorise le recours à la vidéosurveillance algorithmique (VSA) dans huit situations, notamment pour repérer des départs de feu, des mouvements de foule, des objets abandonnés, la présence d'un véhicule ou d'une personne dans une zone interdite en vue d'alerter pompiers, policiers ou gendarmes.

Elle pourra être expérimentée pour les "manifestations sportives, récréatives ou culturelles" qui seraient "particulièrement exposées à des risques d'actes de terrorisme ou d'atteintes graves à la sécurité des personnes", encadre la loi.

Mais le déploiement de cet outil est vivement décrié par des associations de défense des libertés individuelles, qui jugent qu'elle "ouvre la voie" à des technologies "toujours plus intrusives" comme la "reconnaissance faciale", selon Katia Roux, chargée de plaidoyer chez Amnesty International France.

Aucune des solutions proposées par les quatre sociétés retenues par l'Etat ne permet la reconnaissance faciale, assure toutefois le ministère de l'Intérieur.

Et les événements nécessitant de recourir à la vidéosurveillance algorithmique feront l'objet d'un arrêté préfectoral précisant "la temporalité, la localisation et les motifs", souligne Beauvau.

La société parisienne Wintics est l'une des quatre bénéficiaires du marché public de la VSA, pour un montant de 8 millions d'euros.

Son cofondateur Mathias Houllier décrit à l'AFP le fonctionnement de son logiciel.

- "Ombres chinoises" -

Sur l'écran de son ordinateur, des images prétextes de vidéosurveillance d'une rue, enrichies de formes colorées pour délimiter des zones de stationnement interdit.

"L'opérateur va sélectionner des véhicules qui ne doivent pas se trouver dans cette zone", détaille-t-il. Il paramètre ensuite un "seuil de déclenchement" de 20 secondes au-delà duquel une alerte est transmise pour "attirer l'attention de l'opérateur sur un événement".

Le logiciel "n'analyse pas les visages, ne lit pas les plaques d'immatriculation, il n'a pas recours à des méthodes d'identification, il va seulement détourer des objets comme des systèmes d'ombres chinoises", assure Mathias Houllier.

Des tests de paramétrage du logiciel ont eu lieu en mars lors de deux concerts du groupe Depeche Mode à Paris. D'autres opérations du même type avec la SNCF et la RATP avaient été annoncées par Beauvau.

Mi-février, le ministère a jugé qu'il était encore "trop tôt" pour évaluer le nombre des caméras dites "intelligentes" qui seront déployées lors des JO-2024.

Collèges, casernes de pompiers ou établissements départementaux, le département des Yvelines a installé depuis 2019, dans ou aux abords de 150 sites, 3.255 caméras de vidéosurveillance équipées d'un dispositif algorithmique anti-intrusion.

La nuit, lorsqu'un individu traverse une ligne virtuelle dans l'image, il entraîne une modification de pixels qui déclenche un signal sonore transmis au centre départemental de supervision des images de Versailles (CDSI).

Devant le mur d'écrans sur lequel les images sont diffusées en temps réel, un agent transmet ensuite le signalement de l'individu aux services de police.

- "Surenchère technologique" -

"Un être humain ne peut pas regarder 3.255 alarmes en simultané, c'est impossible, donc ce système nous permet de cibler les intrusions", justifie Mme Damas.

"Si on en arrive à la VSA, c'est que la vidéosurveillance s'est banalisée, qu'on l'a déployée de façon massive, mais que l'humain ne suffit plus pour la contrôler, donc on ajoute une couche algorithmique", réplique Thomas Dossus, sénateur Europe Ecologie-Les Verts.

L'élu dénonce une "surenchère technologique" et redoute "qu'on finisse par lever toutes les barrières".

Montant de l'investissement du département: 20 millions d'euros pour tous les équipements, détaille Laurent Rochette, directeur général de Seine et Yvelines numérique.

Le responsable avance un bilan de 42 interpellations en 2023 grâce à ce dispositif, qui doit être étendu à la voie publique, et insiste sur son aspect dissuasif.

"Il n'y a jamais eu d'évaluation indépendante, objective, qui prouve l'efficacité de ces technologies pour limiter la criminalité, pour lutter contre le terrorisme", rétorque Katia Roux, qui craint que les JO accélèrent leur déploiement.

La militante d'Amnesty cite l'exemple des Jeux de Londres en 2012. Des technologies de surveillance, notamment la reconnaissance faciale, y avaient été expérimentées et "à la fin de l'événement, ces mesures dites exceptionnelles sont restées", note-t-elle.

"La France s'insère malheureusement dans cette tendance en devenant avec les JO de Paris le premier Etat membre de l'UE à légaliser la vidéosurveillance algorithmique", s'inquiète Katia Roux.

L.Johnson--ThChM