The China Mail - Inondations au Brésil: retour des pluies dans le Sud, où la crise perdure

USD -
AED 3.672502
AFN 65.999703
ALL 82.110795
AMD 367.250388
ANG 1.790258
AOA 917.497429
ARS 1473.519311
AUD 1.428684
AWG 1.8
AZN 1.700677
BAM 1.712977
BBD 2.013856
BDT 123.257617
BGN 1.717508
BHD 0.377058
BIF 2983.078459
BMD 1
BND 1.292069
BOB 6.923833
BRL 5.090903
BSD 0.999877
BTN 96.193563
BWP 13.578279
BYN 2.883406
BYR 19600
BZD 2.010975
CAD 1.40498
CDF 2260.000358
CHF 0.807035
CLF 0.023488
CLP 924.469828
CNY 6.77075
CNH 6.77139
COP 3246.59
CRC 453.956242
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.57501
CZK 21.15455
DJF 178.052797
DKK 6.534225
DOP 58.402088
DZD 133.088004
EGP 50.531099
ERN 15
ETB 161.384472
EUR 0.874101
FJD 2.22275
FKP 0.7473
GBP 0.741985
GEL 2.619855
GGP 0.7473
GHS 11.51318
GIP 0.7473
GMD 73.502495
GNF 8768.956562
GTQ 7.627764
GYD 209.189483
HKD 7.83894
HNL 26.776674
HRK 6.587802
HTG 130.686496
HUF 313.154499
IDR 18055.8
ILS 2.99905
IMP 0.7473
INR 96.25435
IQD 1309.842871
IRR 1375125.000192
ISK 125.17025
JEP 0.7473
JMD 158.484088
JOD 0.709
JPY 162.158022
KES 129.300123
KGS 87.449586
KHR 4040.342111
KMF 431.000238
KPW 900.000068
KRW 1490.765043
KWD 0.30941
KYD 0.833195
KZT 470.860266
LAK 22603.318633
LBP 89538.465581
LKR 336.203197
LRD 181.475805
LSL 16.383184
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.405928
MAD 9.334612
MDL 17.577403
MGA 4251.424367
MKD 53.939712
MMK 2099.398858
MNT 3586.587158
MOP 8.073396
MRU 39.954806
MUR 47.120117
MVR 15.449719
MWK 1733.742063
MXN 17.39038
MYR 4.078198
MZN 63.899211
NAD 16.383327
NGN 1380.739817
NIO 36.794233
NOK 9.682398
NPR 153.910698
NZD 1.71299
OMR 0.384512
PAB 0.999882
PEN 3.402832
PGK 4.402034
PHP 61.641505
PKR 277.887873
PLN 3.778899
PYG 6064.348306
QAR 3.645178
RON 4.5806
RSD 102.581999
RUB 77.902718
RWF 1470.812349
SAR 3.755966
SBD 8.065041
SCR 13.316839
SDG 600.502442
SEK 9.632355
SGD 1.290015
SHP 0.746601
SLE 24.451421
SLL 20969.507346
SOS 571.411054
SRD 37.663504
STD 20697.981008
STN 21.458476
SVC 8.748812
SYP 110.532098
SZL 16.380262
THB 33.557503
TJS 9.218736
TMT 3.5
TND 2.958691
TOP 2.40776
TRY 47.027297
TTD 6.787009
TWD 32.193896
TZS 2637.497991
UAH 44.750535
UGX 3694.361238
UYU 40.236832
UZS 12085.939005
VES 723.09425
VND 26255.5
VUV 120.301282
WST 2.763963
XAF 574.526488
XAG 0.01726
XAU 0.000247
XCD 2.70255
XCG 1.801971
XDR 0.713502
XOF 574.516424
XPF 104.453232
YER 237.150048
ZAR 16.331501
ZMK 9001.201836
ZMW 18.212633
ZWL 321.999592
  • AEX

    8.0600

    1097.9

    +0.74%

  • BEL20

    -4.4900

    5613.51

    -0.08%

  • PX1

    15.9000

    8382.43

    +0.19%

  • ISEQ

    114.1800

    13870.64

    +0.83%

  • OSEBX

    -1.5700

    1962.59

    -0.08%

  • PSI20

    -41.9800

    9084.95

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    0.4400

    4421.87

    +0.01%

  • N150

    12.2400

    4234.28

    +0.29%

Inondations au Brésil: retour des pluies dans le Sud, où la crise perdure
Inondations au Brésil: retour des pluies dans le Sud, où la crise perdure / Photo: © AFP

Inondations au Brésil: retour des pluies dans le Sud, où la crise perdure

Le sud du Brésil, toujours largement sous les eaux, s'apprête à affronter de nouvelles pluies intenses ce week-end, prolongeant une situation déjà critique marquée par la mort d'au moins 126 personnes et une explosion du nombre de déplacés.

Taille du texte:

Les pluies torrentielles qui se sont abattues la semaine dernière sur l'Etat du Rio Grande do Sul ont fait déborder les cours d'eau, affectant près de deux millions de personnes et faisant 756 blessés, selon le dernier bilan diffusé vendredi soir par la Défense civile.

Avec 141 personnes toujours portées disparues, les autorités craignent que le bilan ne continue de s'alourdir alors que la région s'attend à de "fortes" précipitations tout au long du week-end.

Au cours des dernières 24 heures, le nombre de personnes contraintes d'évacuer leur domicile depuis la semaine dernière a quasiment doublé, atteignant 411.000 personnes, selon la Défense civile. Sur ce total, plus de 71.000 sinistrés ont été pris en charge dans des abris, où les autorités s'employaient à rassurer après des dénonciations de vols et de violences.

La météorologue Catia Valente a alerté sur le risque de nouveaux glissements de terrain sur la côte nord notamment : "C'est ce qui nous préoccupe le plus en ce moment", a-t-elle dit.

En attendant, les autorités mobilisent des milliers de militaires pour distribuer des tonnes d'aide alimentaire, ainsi que des matelas et autres fournitures provenant de tout le pays.

Dans la capitale régionale aux 1,4 million d'habitants, l'eau en bouteille restait rare, malgré le ballet incessant, nuit et jour, des camions-citernes qui approvisionnent abris, hôpitaux, immeubles ou encore hôtels.

Malgré les nouvelles pluies, des habitants tentent de retrouver un semblant de normalité.

Certains magasins rouvrent, tandis que l'eau a commencé à se retirer lentement de certains quartiers où le trafic est dense en raison des nombreuses rues encore inondées à travers la ville.

La violence de ces inondations historiques a endommagé ou détruit plus de 85.000 habitations.

Le gouverneur de l'Etat, Eduardo Leite, a estimé que "des zones entières" de certaines localités dévastées par les eaux devront être "déplacées", ce qui coûtera "plusieurs millions". Jeudi, il avait évalué le coût de la reconstruction à 19 milliards de réais (3,4 milliards d'euros).

Le gouvernement fédéral a promis jeudi de débloquer quelque neuf milliards d'euros pour la reconstruction de la région sinistrée.

- Climat "plus extrême" -

Champs et machines sous les eaux, élevages et entrepôts inaccessibles, la catastrophe naturelle a également durement frappé le secteur agricole, moteur de l'économie locale et nationale.

Dans les régions de rizières entourant Porto Alegre, des journalistes de l'AFP ont constaté que le niveau de l'eau rendait les cultures inaccessibles.

Le riz est l'une des principales cultures de cet Etat, le plus au sud du pays, ainsi qu'un aliment incontournable dans l'assiette des Brésiliens.

Des rizières "avec jusqu'à deux mètres d'eau ont été perdues", témoigne Daniel Dalbosco, qui possède 300 hectares de terres à Eldorado do Sul, à l'ouest de Porto Alegre. Ses voisins "ont perdu entre 40 et 50 hectares. C'est très, très compliqué", soupire l'agriculteur.

Clare Nullis, porte-parole de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l'ONU, a déclaré vendredi que les inondations étaient le résultat du réchauffement climatique couplé au phénomène météorologique naturel El Niño.

"Même si El Niño s'estompe, ce qui ne manquera pas d'arriver, les effets à long terme du changement climatique se font sentir. Chaque fraction de degré d'augmentation de la température signifie que notre climat deviendra plus extrême", a-t-elle estimé lors d'une conférence de presse à Genève.

"Notre climat est sous stéroïdes" et les inondations extrêmes et vagues de chaleur intenses vont continuer de "se multiplier", a-t-elle prévenu.

E.Choi--ThChM