The China Mail - "Très dangereux": 36e anniversaire de Tchernobyl, en pleine guerre

USD -
AED 3.672498
AFN 63.503463
ALL 83.463315
AMD 376.986282
ANG 1.790083
AOA 916.999701
ARS 1385.5001
AUD 1.455519
AWG 1.8
AZN 1.697717
BAM 1.699513
BBD 2.014051
BDT 122.697254
BGN 1.709309
BHD 0.377509
BIF 2970.416618
BMD 1
BND 1.287696
BOB 6.935386
BRL 5.249203
BSD 0.999996
BTN 94.787611
BWP 13.787859
BYN 2.976638
BYR 19600
BZD 2.011105
CAD 1.38957
CDF 2282.497331
CHF 0.79815
CLF 0.023381
CLP 923.220134
CNY 6.91185
CNH 6.910575
COP 3675.3
CRC 464.366558
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.823032
CZK 21.287398
DJF 178.063563
DKK 6.487585
DOP 59.522516
DZD 133.12557
EGP 53.60199
ERN 15
ETB 154.582495
EUR 0.868195
FJD 2.24025
FKP 0.752712
GBP 0.753015
GEL 2.679845
GGP 0.752712
GHS 10.957154
GIP 0.752712
GMD 73.496975
GNF 8767.699413
GTQ 7.653569
GYD 209.330315
HKD 7.83265
HNL 26.549649
HRK 6.542699
HTG 131.078738
HUF 337.827038
IDR 16992
ILS 3.13965
IMP 0.752712
INR 94.54595
IQD 1309.975365
IRR 1313250.000126
ISK 124.680163
JEP 0.752712
JMD 157.400126
JOD 0.709001
JPY 159.638505
KES 130.050221
KGS 87.450178
KHR 4004.935568
KMF 427.999997
KPW 900.00296
KRW 1515.180048
KWD 0.308023
KYD 0.833344
KZT 483.44391
LAK 21749.12344
LBP 89547.486737
LKR 314.996893
LRD 183.502503
LSL 17.171359
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.383247
MAD 9.346391
MDL 17.564303
MGA 4167.481307
MKD 53.547773
MMK 2098.832611
MNT 3571.142668
MOP 8.068492
MRU 39.926487
MUR 46.9159
MVR 15.449664
MWK 1733.901626
MXN 18.05465
MYR 4.019496
MZN 63.949773
NAD 17.171583
NGN 1382.179868
NIO 36.800007
NOK 9.73768
NPR 151.645993
NZD 1.74163
OMR 0.384435
PAB 1.000013
PEN 3.483403
PGK 4.321285
PHP 60.756974
PKR 279.086043
PLN 3.715515
PYG 6537.91845
QAR 3.646009
RON 4.4255
RSD 101.931978
RUB 81.502485
RWF 1460.256772
SAR 3.752499
SBD 8.042037
SCR 14.901688
SDG 600.999691
SEK 9.45515
SGD 1.28755
SHP 0.750259
SLE 24.550138
SLL 20969.510825
SOS 571.503052
SRD 37.600996
STD 20697.981008
STN 21.28926
SVC 8.74968
SYP 110.527654
SZL 17.169497
THB 32.779898
TJS 9.555322
TMT 3.5
TND 2.948402
TOP 2.40776
TRY 44.41694
TTD 6.794374
TWD 32.0145
TZS 2584.999806
UAH 43.831285
UGX 3725.347921
UYU 40.479004
UZS 12195.153743
VES 467.928355
VND 26335
VUV 119.385423
WST 2.775484
XAF 569.988487
XAG 0.014146
XAU 0.000221
XCD 2.70255
XCG 1.802248
XDR 0.708991
XOF 569.988487
XPF 103.633607
YER 238.59797
ZAR 17.06745
ZMK 9001.197652
ZMW 18.824133
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.2300

    964.48

    +0.44%

  • BEL20

    44.8700

    5029.94

    +0.9%

  • PX1

    70.8500

    7772.45

    +0.92%

  • ISEQ

    -44.3100

    11931.27

    -0.37%

  • OSEBX

    56.2800

    2037.84

    +2.84%

  • PSI20

    187.4100

    9069.55

    +2.11%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.1200

    3626.66

    +0.53%

  • N150

    41.5600

    3819.81

    +1.1%

"Très dangereux": 36e anniversaire de Tchernobyl, en pleine guerre
"Très dangereux": 36e anniversaire de Tchernobyl, en pleine guerre / Photo: © AFP

"Très dangereux": 36e anniversaire de Tchernobyl, en pleine guerre

La route vers Tchernobyl est encore jonchée de rations de l'armée russe et parfois de douilles de balles, inquiétant rappel des risques que l'invasion lancée par Moscou en Ukraine fait peser sur le site du pire accident nucléaire de l'histoire.

Taille du texte:

C'était mardi le 36e anniversaire de la tragédie, et l'Union européenne a mis en garde contre une possible nouvelle catastrophe nucléaire en Ukraine à cause de la guerre.

Après des semaines d'occupation par l'armée russe, le site tentaculaire accueillant le double sarcophage qui recouvre le réacteur détruit de la centrale nucléaire est repassé sous contrôle ukrainien.

Sur la route reliant Kiev à Tchernobyl, près de la frontière bélarusse, des soldats armés de fusils d'assaut gardent les checkpoints, dont l'un arbore un mannequin en treillis et masque à gaz russes.

Mais l'inquiétude reste vive concernant les sites nucléaires en Ukraine car l'invasion russe, lancée le 24 février, se poursuit.

Les autorités ukrainiennes ont déclaré mardi que des missiles avaient frôlé, à basse altitude, la centrale nucléaire de Zaporojie, dans le sud du pays.

Le personnel de Tchernobyl a "poursuivi son travail, malgré toutes les difficultés (...) Ils ont stabilisé la situation, si l'on peut dire, dans le sens où le pire a été évité", a déclaré à la presse Rafael Grossi, le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), en arrivant sur le site.

"Nous n'avons pas encore la paix, donc il faut continuer. La situation n'est pas stable. Nous devons rester en alerte", a-t-il ajouté, parlant d'une invasion "très, très dangereuse".

La centrale, prise par l'armée russe le premier jour de l'offensive, a été privée d'alimentation électrique et de communications, faisant craindre une nouvelle catastrophe sur le site.

Le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl, alors située en URSS, avait explosé. L'accident nucléaire, considéré comme le pire de l'histoire - pire que celui de Fukushima, au Japon, en 2011 - a fait au moins des centaines de morts et une grande partie de l'Europe occidentale a subi des retombées radioactives.

- "Glaces Tchernobyl" -

Un double sarcophage recouvre désormais le bâtiment du réacteur numéro 4 pour limiter la radioactivité sur le site et une "zone d'exclusion" dans un rayon de 30 km autour de la centrale reste quasi inhabitée, expliquent les autorités nucléaires.

La route qui mène au site est bordée d'immeubles d'habitation à l'abandon. Mais des rideaux pendent aux fenêtres de certains appartements, des plantes sont entretenues et un kiosque à l'enseigne "Chernobyl Tour Info" accueille les personnes qui se dirigent vers la centrale.

Une cabane peinte d'un jaune nucléaire porte les stigmates de l'invasion russe lancée le 24 février, avec ses fenêtres brisées par des impacts de balles.

Sur le réfrigérateur du kiosque, un panneau datant de l'époque où les touristes étaient les bienvenus propose des "Glaces Tchernobyl", avec un dessin où un cône de glace à la vanille côtoie le symbole d'alerte aux radiations.

Les troupes russes qui auraient pu facilement passer devant le stand sur leur chemin vers le sud, en direction de Kiev, avaient prévu de rester à Tchernobyl, selon les responsables ukrainiens.

Les soldats ont creusé des tranchées et installé des camps dans des zones comme la "forêt rouge", ainsi nommée en raison de la couleur prise par ses arbres après avoir été touchés par une forte dose de radiations lors de l'explosion du réacteur 4 de Tchernobyl.

"Les zones avec de hauts niveaux de radiation demeurent ici, mais la contamination s'est déplacée à cause des actions des occupants russes qui utilisaient des véhicules militaires lourds", a expliqué le ministre ukrainien de l'Intérieur Denys Monastyrsky aux journalistes visitant le site.

Le sarcophage d'origine, datant de l'ère soviétique, s'est détérioré au fil des ans, si bien qu'un nouveau sarcophage a été construit par-dessus, achevé en 2019.

Mais pour certains habitants de la région, le risque fait partie de la vie.

"S'ils (les Russes) voulaient la faire sauter, ils pouvaient la faire sauter en s'enfuyant", a noté Valeriy Slutsky, 75 ans, qui dit avoir assisté à la catastrophe de la centrale en 1986. "Peut-être que je suis habitué (aux radiations)", a-t-il ajouté en haussant les épaules.

K.Leung--ThChM