The China Mail - Procès de l'attentat Kirchner: le soir où l'Argentine a failli basculer

USD -
AED 3.672501
AFN 65.999591
ALL 81.708603
AMD 364.365761
ANG 1.790258
AOA 917.00035
ARS 1475.477396
AUD 1.42897
AWG 1.79625
AZN 1.700902
BAM 1.705664
BBD 2.003974
BDT 122.731435
BGN 1.717508
BHD 0.375229
BIF 2968.58317
BMD 1
BND 1.285785
BOB 6.923833
BRL 5.0928
BSD 0.994971
BTN 95.782497
BWP 13.51177
BYN 2.869258
BYR 19600
BZD 2.001098
CAD 1.404895
CDF 2259.000643
CHF 0.8059
CLF 0.023493
CLP 924.620323
CNY 6.768803
CNH 6.767875
COP 3231.81
CRC 451.756297
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.162735
CZK 21.103899
DJF 177.179114
DKK 6.51936
DOP 58.119062
DZD 132.992034
EGP 50.534297
ERN 15
ETB 160.591875
EUR 0.871996
FJD 2.24025
FKP 0.7473
GBP 0.738875
GEL 2.619912
GGP 0.7473
GHS 11.463829
GIP 0.7473
GMD 73.999636
GNF 8726.461347
GTQ 7.595169
GYD 208.293725
HKD 7.83798
HNL 26.645284
HRK 6.570603
HTG 130.051468
HUF 313.620066
IDR 18059.3
ILS 2.99905
IMP 0.7473
INR 96.35235
IQD 1304.234073
IRR 1374999.999669
ISK 124.880316
JEP 0.7473
JMD 157.708499
JOD 0.709001
JPY 162.119501
KES 129.290323
KGS 87.449739
KHR 4020.656745
KMF 428.999789
KPW 900.000068
KRW 1483.450182
KWD 0.30931
KYD 0.829634
KZT 468.844024
LAK 22492.602551
LBP 89098.721424
LKR 334.766494
LRD 180.700301
LSL 16.303149
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.374578
MAD 9.294641
MDL 17.491535
MGA 4230.544637
MKD 53.776857
MMK 2099.398858
MNT 3586.587158
MOP 8.038896
MRU 39.761178
MUR 47.220353
MVR 15.460185
MWK 1725.249919
MXN 17.393865
MYR 4.074395
MZN 63.909795
NAD 16.313173
NGN 1375.969733
NIO 36.615925
NOK 9.66553
NPR 153.164822
NZD 1.71029
OMR 0.384507
PAB 0.995596
PEN 3.388305
PGK 4.380682
PHP 61.646981
PKR 276.524312
PLN 3.77383
PYG 6034.670594
QAR 3.629617
RON 4.568699
RSD 102.334221
RUB 77.497983
RWF 1463.63359
SAR 3.755158
SBD 8.071362
SCR 13.452058
SDG 600.496786
SEK 9.59823
SGD 1.28857
SHP 0.746601
SLE 24.374959
SLL 20969.507346
SOS 568.604722
SRD 37.6635
STD 20697.981008
STN 21.354298
SVC 8.711464
SYP 110.532098
SZL 16.299886
THB 33.602768
TJS 9.179261
TMT 3.51
TND 2.94606
TOP 2.40776
TRY 47.044498
TTD 6.757947
TWD 32.154985
TZS 2629.713016
UAH 44.531145
UGX 3678.541839
UYU 40.064536
UZS 12034.186543
VES 724.839803
VND 26261
VUV 120.301282
WST 2.763963
XAF 571.704855
XAG 0.017534
XAU 0.000248
XCD 2.70255
XCG 1.79427
XDR 0.711017
XOF 571.704855
XPF 104.007326
YER 236.649933
ZAR 16.345497
ZMK 9001.19948
ZMW 18.123186
ZWL 321.999592
  • AEX

    8.0600

    1097.9

    +0.74%

  • BEL20

    -4.4900

    5613.51

    -0.08%

  • PX1

    15.9000

    8382.43

    +0.19%

  • ISEQ

    114.1800

    13870.64

    +0.83%

  • OSEBX

    -1.5700

    1962.59

    -0.08%

  • PSI20

    -41.9800

    9084.95

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -40.6800

    4380.98

    -0.92%

  • N150

    12.2400

    4233.59

    +0.29%

Procès de l'attentat Kirchner: le soir où l'Argentine a failli basculer
Procès de l'attentat Kirchner: le soir où l'Argentine a failli basculer / Photo: © AFP

Procès de l'attentat Kirchner: le soir où l'Argentine a failli basculer

Délire d'un trio de paumés politiquement haineux, ou vaste complot pas encore élucidé ? Le procès de l'attentat raté par miracle en 2022 contre Cristina Kirchner, figure clef de la politique argentine, un soir où le pays aurait pu basculer dans un violent chaos, s'est ouvert mercredi à Buenos Aires.

Taille du texte:

L'attentat, vécu à l'époque comme un choc, le plus grave acte de violence politique depuis le retour de la démocratie il y a 40 ans, "a été planifié avec anticipation", a affirmé l'acte d'accusation lu mercredi par le greffe, en ouverture du procès voué à durer de longs mois, et en présence des trois accusés, a constaté l'AFP.

Cristina Kirchner, absente mercredi, ne devrait pas témoigner avant plusieurs semaines. A 71 ans, et bien qu'au second plan après 20 ans comme Première dame, cheffe de l'Etat, puis vice-présidente, elle reste influente en coulisses au sein de l'opposition au président ultralibéral Javier Milei.

- Miracle, et frisson rétrospectif -

Le 1er septembre 2022 vers 21H00, une petite foule de sympathisants se pressait comme chaque soir depuis quelques semaines devant le domicile de l'alors vice-présidente Cristina Kirchner pour lui exprimer son soutien, au long de son procès pour fraude pendant ses présidences (2007-2015).

Un bras se frayait un passage entre les épaules, pointait un pistolet "à moins d'un mètre" de la tête de Mme Kirchner. Par miracle, l'arme chargée n'avait pas été enclenchée, le coup ne partait pas. L'assaillant était maîtrisé sur-le-champ, puis emmené par la police.

Le lendemain, des manifestations émues de soutien à Mme Kirchner - dont une monstre à Buenos Aires - rassemblaient des dizaines de milliers de personnes dans plusieurs villes du pays.

Péronistes de toujours bien sûr, mais aussi nombre d'Argentins loin d'être fans de "CFK" (surnom de Cristina), mais conscients "qu'une limite a été franchie" avec la violence verbale de la polarisation politique accouchant de violence physique.

"Nous venons de vivre un miracle", observa l'historien Sergio Wischnevsky, convaincu que si le coup de feu avait tué, le pays "serait entré dans une spirale de violence" qui l'aurait conduit "en enfer", avec de possibles protestations voire vengeances.

- Improbable trio d'accusés -

Les trois accusés étaient présents mercredi. L'assaillant, Fernando Sabag Montiel, 37 ans, un précaire un peu perdu, chauffeur VTC occasionnel, porteur de tatouages évoquant une symbolique néo-nazie, nourrissant une haine envers Mme Kirchner. Et à la personnalité "narcissique" et au discours "extravagant", selon expertises.

"Ils me séquestrent", disait un feuille A4 manuscrite, tendue mercredi par Sabag Montiel, détendu sur son siège, à destination des photographes avant l'ouverture de l'audience.

A quelques mètres sa petite amie d'alors, Brenda Uliarte, 25 ans, inculpée comme co-auteure, et qui l'aurait incité à l'action, selon des messages et chats entre eux lus mercredi. "L'idée est que tu lui mettes une balle et que tu t'échappes", aurait-elle écrit peu avant.

Et Nicolas Carrizo, 29 ans, un ami inculpé pour complicité, mais qui selon l'accusation "est intervenu activement" dans la planification et pourrait être requalifié comme "co-auteur". "J'applaudis (Sabag), il a été à une seconde de devenir un héros national", écrivit-il dans un message.

Le groupe - d'autres furent entendus - vendait à l'occasion des friandises dans la rue : le "gang des barbes à papa", railla la presse.

Plus de 270 témoins sont attendus : enquêteurs, agents de sécurité de Mme Kirchner, amis des accusés, et l'ex-présidente elle-même, au procès qui à raison d'un jour par semaine, devrait durer "entre six mois et un an", selon l'avocat de Mme Kirchner, Me Marcos Aldazabal.

- Le complot, les théories -

Ne réalisant pas sur le moment, mais secouée à postériori, Cristina Kirchner dira "être en vie grâce à Dieu et à la Vierge".

Puis accusera une machination plus vaste, des financements privés "identifiés", selon elle, au gouvernement de son successeur libéral Mauricio Macri (2015-2019).

En vain, elle tenta de faire récuser la juge d'instruction, qui au final n'a pas retenu "d'éléments objectifs" suggérant une piste politique. Par exemple des propos étrangement prémonitoires prêtés à un député de droite, ou un groupuscule d'ultradroite, "Revolucion Federal", dont Brenda Uliarte fut - très brièvement - proche.

Polarisée comme toujours, l'Argentine politique et des réseaux sociaux se divisa en deux : les sceptiques dénoncèrent un "pseudo-attentat" monté de toutes pièces pour "victimiser" Mme Kirchner, et les pro-Cristina furent convaincus d'un sombre complot.

L'AFP-Vérification digitale dût déconstruire en quelques jours un torrent de fausses informations.

A.Sun--ThChM