The China Mail - En éreintant ses fournisseurs, Boeing a détruit la qualité de sa production, selon un chef syndicaliste

USD -
AED 3.672505
AFN 64.512179
ALL 81.411472
AMD 375.40354
ANG 1.789884
AOA 918.000081
ARS 1360.593271
AUD 1.397653
AWG 1.80125
AZN 1.700677
BAM 1.663767
BBD 2.020808
BDT 123.357649
BGN 1.668102
BHD 0.378561
BIF 2983.424004
BMD 1
BND 1.276909
BOB 6.933072
BRL 5.0183
BSD 1.003394
BTN 93.107394
BWP 13.462242
BYN 2.849791
BYR 19600
BZD 2.017924
CAD 1.36976
CDF 2309.99972
CHF 0.782585
CLF 0.022634
CLP 890.81992
CNY 6.81775
CNH 6.818485
COP 3606.16
CRC 457.592514
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.800243
CZK 20.652601
DJF 178.669865
DKK 6.356385
DOP 60.15287
DZD 132.882737
EGP 51.98418
ERN 15
ETB 156.663193
EUR 0.85057
FJD 2.2183
FKP 0.739448
GBP 0.740595
GEL 2.693524
GGP 0.739448
GHS 11.086914
GIP 0.739448
GMD 73.496241
GNF 8803.212305
GTQ 7.673102
GYD 209.913826
HKD 7.833525
HNL 26.658727
HRK 6.408696
HTG 131.391456
HUF 307.797501
IDR 17165.5
ILS 2.95979
IMP 0.739448
INR 92.60375
IQD 1314.391442
IRR 1321499.999772
ISK 122.139721
JEP 0.739448
JMD 158.636178
JOD 0.708985
JPY 158.897972
KES 129.23008
KGS 87.449723
KHR 4013.628301
KMF 418.000307
KPW 899.992159
KRW 1475.444983
KWD 0.30836
KYD 0.836137
KZT 470.462134
LAK 22134.138562
LBP 89848.961102
LKR 317.151911
LRD 184.613814
LSL 16.443329
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.344426
MAD 9.257225
MDL 17.245779
MGA 4161.597945
MKD 52.436146
MMK 2099.427148
MNT 3574.523282
MOP 8.093405
MRU 40.104466
MUR 46.290093
MVR 15.460281
MWK 1739.84058
MXN 17.3382
MYR 3.953502
MZN 63.954973
NAD 16.445078
NGN 1346.630502
NIO 36.921088
NOK 9.38495
NPR 148.973437
NZD 1.701065
OMR 0.38628
PAB 1.003381
PEN 3.451904
PGK 4.349712
PHP 59.947979
PKR 279.757129
PLN 3.602945
PYG 6392.064788
QAR 3.657909
RON 4.334397
RSD 99.827737
RUB 76.251797
RWF 1466.074588
SAR 3.751198
SBD 8.035647
SCR 15.084051
SDG 601.000198
SEK 9.17488
SGD 1.272502
SHP 0.746601
SLE 24.625021
SLL 20969.496166
SOS 573.448346
SRD 37.705968
STD 20697.981008
STN 20.842549
SVC 8.779056
SYP 110.547479
SZL 16.440524
THB 32.110231
TJS 9.461394
TMT 3.505
TND 2.911951
TOP 2.40776
TRY 44.870967
TTD 6.814827
TWD 31.498031
TZS 2605.849003
UAH 44.171891
UGX 3715.770759
UYU 39.913741
UZS 12175.836328
VES 479.657038
VND 26335
VUV 116.990425
WST 2.715186
XAF 558.014326
XAG 0.012488
XAU 0.000209
XCD 2.70255
XCG 1.808298
XDR 0.693997
XOF 558.014326
XPF 101.452542
YER 238.601246
ZAR 16.38175
ZMK 9001.198182
ZMW 19.088736
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.0100

    1023.68

    +0.69%

  • BEL20

    88.8300

    5572.1

    +1.62%

  • PX1

    162.7700

    8425.13

    +1.97%

  • ISEQ

    401.7000

    12994.09

    +3.19%

  • OSEBX

    -49.0200

    1968.36

    -2.43%

  • PSI20

    -47.0900

    9185.28

    -0.51%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    49.4300

    4168.91

    +1.2%

  • N150

    16.9000

    4138.84

    +0.41%

En éreintant ses fournisseurs, Boeing a détruit la qualité de sa production, selon un chef syndicaliste
En éreintant ses fournisseurs, Boeing a détruit la qualité de sa production, selon un chef syndicaliste / Photo: © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives

En éreintant ses fournisseurs, Boeing a détruit la qualité de sa production, selon un chef syndicaliste

Le constructeur aéronautique Boeing a tellement fait pression sur ses fournisseurs, afin de réduire ses coûts et de gonfler ses résultats financiers, qu'il a "détruit la santé" de sa production, affirme Jon Holden, président du syndicat IAM - District 751.

Taille du texte:

"Boeing a passé beaucoup de temps, depuis 2012, à mettre sa chaîne d'approvisionnement sous pression en forçant ses fournisseurs à réduire leurs prix, d'année en année", estime, dans un entretien à l'AFP, le chef de cette branche du syndicat international des machinistes et des ouvriers de l'aérospatial (IAM) à Seattle (nord-ouest).

Elle compte près de 32.000 adhérents, dont quelque 30.000 employés par Boeing.

Le groupe a vendu "des usines, pour réduire ses actifs nets", explique M. Holden. "Je n'ai pas de problème avec l'efficacité. Mais j'en ai un lorsqu'elle détruit la santé du système de production."

Et, "en voulant être plus efficaces, ils ont supprimé des postes importants considérés redondants, comme l'assurance qualité", déplore-t-il.

Depuis de longs mois, le géant cumule les problèmes de production sur ses trois avions commerciaux actuellement commercialisés: le 737 -son avion vedette-, le 787 Dreamliner et le 777. Un incident en vol sur un avion d'Alaska Airlines, le 5 janvier, a été la goutte d'eau de trop.

Boeing s'emploie, depuis lors, à assainir ses processus sous la surveillance rapprochée du régulateur FAA. En se concentrant d'abord sur l'usine du 737 à Renton, près de Seattle.

Le syndicat réclame, avec celui des ingénieurs, le SPEEA, depuis plusieurs mois deux sièges au conseil d'administration pour "participer aux changements (...) susceptibles d'affecter le processus de production".

- "Gagne-pain" -

"Nous n'avons jamais demandé cela par le passé, mais il en va de notre réputation, de nos emplois, de notre gagne-pain", justifie le chef syndical. "Nous tenons à cette entreprise et nous avons le droit d'avoir un mot à dire sur certains changements."

Une requête réitérée pendant les négociations de la prochaine convention collective, lancées le 8 mars.

Surtout, il réclame une hausse salariale "substantielle", d'au moins 40% sur trois ans, ainsi que de meilleurs avantages sociaux (assurance santé, retraite) et la sécurité de l'emploi.

Cette dernière passe par l'engagement de Boeing que son prochain avion - annoncé pour 2035 - sera fabriqué dans la région. "C'est une garantie d'emploi pour les cinquante prochaines années", souligne M. Holden.

Dave Calhoun, patron de Boeing, a assuré le 16 juin devant une commission d'enquête du Sénat que les syndiqués de l'IAM obtiendraient "à coup sûr, une augmentation". Sans autre détail.

Selon Jon Holden, les rémunérations "stagnent depuis huit ans" avec seulement quatre hausses de 1% sur cette période malgré une "inflation massive".

A ce stade, les deux parties n'ont pas trouvé d'entente sur les gros sujets. Le syndicat compte, pour dégripper ce statu quo, "bientôt accroître le nombre de sessions et leur durée".

Histoire d'insuffler un peu de pression, ses adhérents doivent voter le 17 juillet sur le principe de faire grève faute d'accord le 12 septembre à minuit, échéance de la convention actuelle, vieille de seize ans. La dernière grève (57 jours) remonte à 2008.

Le syndicat n'a pas lésiné: il a réservé le T-Mobile Park, qui abrite l'équipe de baseball des Seattle Mariners et compte près de 48.000 places.

"Quand nous serons tous présents à cet important événement, l'usine sera silencieuse", écrit-il sur son site internet.

Un contraste comparé à l'habituel vacarme s'élevant des chaines d'assemblage surtout quand, comme mardi à Renton, une manifestation syndicale arpente les allées. Avec cornes de brume et slogans, pancartes en mains, a constaté l'AFP.

"Nous bénéficions d'un fort effet de levier actuellement, et nous allons en faire usage", insiste M. Holden, citant un trafic aérien et un nombre de passagers "supérieurs à la pré-pandémie".

"Il y a donc un besoin énorme en nouveaux avions, en modèles plus économes en carburant", relève-t-il.

Mais la production est actuellement ralentie par les mesures d'assainissement de la production.

L'avenir de Spirit AeroSystems, fournisseur entre autres des fuselages du 737 présentant de nombreuses imperfections, s'inscrit dans ce dispositif. Après s'en être défait en 2005, Boeing négocie actuellement son rachat.

Pour M. Holden, cette acquisition sera "positive": "C'était absurde de s'en séparer et, sur le long terme, ça n'a pas été bon pour Boeing."

Il relève que Spirit fait "partie intégrante de quasiment tous les avions construits aux Etats-Unis, et même des Airbus. Nous avons tous besoin qu'il soit en forme."

L.Johnson--ThChM