The China Mail - Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant

USD -
AED 3.672494
AFN 65.999622
ALL 81.759909
AMD 364.365761
ANG 1.790258
AOA 916.999808
ARS 1476.018898
AUD 1.426941
AWG 1.79625
AZN 1.703848
BAM 1.705664
BBD 2.005233
BDT 122.731435
BGN 1.717508
BHD 0.375442
BIF 2970.369563
BMD 1
BND 1.286558
BOB 6.923833
BRL 5.092399
BSD 0.995596
BTN 95.782497
BWP 13.520255
BYN 2.871059
BYR 19600
BZD 2.002355
CAD 1.403915
CDF 2258.999648
CHF 0.80475
CLF 0.023502
CLP 924.979724
CNY 6.768801
CNH 6.76623
COP 3233.2
CRC 452.012384
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.162735
CZK 21.097046
DJF 177.290368
DKK 6.51661
DOP 58.152008
DZD 132.958967
EGP 50.532303
ERN 15
ETB 160.692714
EUR 0.87176
FJD 2.24025
FKP 0.7473
GBP 0.738535
GEL 2.619994
GGP 0.7473
GHS 11.463829
GIP 0.7473
GMD 73.999871
GNF 8731.826864
GTQ 7.595169
GYD 208.293725
HKD 7.83817
HNL 26.662015
HRK 6.5683
HTG 130.133133
HUF 313.155503
IDR 18142
ILS 2.99905
IMP 0.7473
INR 96.537349
IQD 1304.234073
IRR 1374999.999809
ISK 124.820035
JEP 0.7473
JMD 157.807526
JOD 0.709023
JPY 162.100994
KES 129.290506
KGS 87.449846
KHR 4023.216567
KMF 428.999847
KPW 900.000068
KRW 1485.309359
KWD 0.30929
KYD 0.829634
KZT 468.844024
LAK 22506.43178
LBP 89154.667946
LKR 334.766494
LRD 180.700301
LSL 16.313173
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.378581
MAD 9.294641
MDL 17.502289
MGA 4233.201064
MKD 53.736118
MMK 2099.398858
MNT 3586.587158
MOP 8.038896
MRU 39.783544
MUR 47.120384
MVR 15.460456
MWK 1726.333232
MXN 17.381985
MYR 4.067603
MZN 63.910321
NAD 16.313173
NGN 1375.969558
NIO 36.638439
NOK 9.65336
NPR 153.251646
NZD 1.71021
OMR 0.384501
PAB 0.995596
PEN 3.388305
PGK 4.383356
PHP 61.633497
PKR 276.697946
PLN 3.769535
PYG 6038.459861
QAR 3.629617
RON 4.566103
RSD 102.303485
RUB 77.50243
RWF 1464.527101
SAR 3.748473
SBD 8.071362
SCR 13.488729
SDG 600.496305
SEK 9.59118
SGD 1.28832
SHP 0.746601
SLE 24.375013
SLL 20969.507346
SOS 568.961758
SRD 37.663496
STD 20697.981008
STN 21.367335
SVC 8.711464
SYP 110.532098
SZL 16.310121
THB 33.572504
TJS 9.179261
TMT 3.51
TND 2.94606
TOP 2.40776
TRY 47.043097
TTD 6.757947
TWD 32.225897
TZS 2629.713039
UAH 44.559107
UGX 3678.541839
UYU 40.064536
UZS 12034.186543
VES 724.839803
VND 26255.5
VUV 120.301282
WST 2.763963
XAF 572.063838
XAG 0.017318
XAU 0.000247
XCD 2.70255
XCG 1.79427
XDR 0.711464
XOF 572.063838
XPF 104.007326
YER 236.649517
ZAR 16.31915
ZMK 9001.196338
ZMW 18.134566
ZWL 321.999592
  • AEX

    8.0600

    1097.9

    +0.74%

  • BEL20

    -4.4900

    5613.51

    -0.08%

  • PX1

    15.9000

    8382.43

    +0.19%

  • ISEQ

    114.1800

    13870.64

    +0.83%

  • OSEBX

    -1.5700

    1962.59

    -0.08%

  • PSI20

    -41.9800

    9084.95

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -40.6800

    4380.98

    -0.92%

  • N150

    12.2400

    4233.59

    +0.29%

Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant
Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant / Photo: © AFP/Archives

Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant

Gérer les dégâts de la grêle ou de la sécheresse sur le raisin, chasser un parasite dans les vignes: déjà éprouvés dans certains vignobles par les difficultés à écouler leur production, les vignerons français ont de nouveau dû composer en 2024 avec une météo capricieuse.

Taille du texte:

La propagation du mildiou, une maladie causée par un champignon et favorisée par l'humidité, a particulièrement occupé presque tous les viticulteurs interrogés par l'AFP.

Autre particularité en 2024: les vendanges devraient débuter plus tardivement que ces dernières années.

Des premières estimations sur la production viticole en France seront publiées vendredi par le ministère de l'Agriculture. En 2023, elle avait légèrement progressé, permettant à l'Hexagone de devenir premier producteur mondial de vin devant l'Italie et l'Espagne.

- "Deux fois plus de travail" -

Le mildiou, c'est "deux fois plus d'heures de travail, deux fois plus de traitements, deux fois plus de coûts, avec des équipes appelées la nuit et les week-ends..." explique Stéphane Gabard, président de l'ODG Bordeaux rouge, la principale appellation du vignoble bordelais.

"Depuis 2017, il n'y pas eu une seule campagne sans aléas météorologique... La résilience, c'est le cœur de notre métier, mais beaucoup ont jeté l'éponge cette année", raconte ce viticulteur installé à Galgon (Gironde).

En crise de surproduction, le vignoble bordelais s'est résigné à arracher une partie de ses vignes, avec des compensations financières.

"Une petite récolte permet de rééquilibrer le marché, mais une récolte trop faible" fait perdre des parts de marché, met en garde M. Gabard.

- Cultures écoresponsables "plus délicates" -

Jean-Marc Lafont, président d'Interbeaujolais, s'attend à une récolte disparate.

"Nos vignobles se sont beaucoup engagés dans des cultures plus écoresponsables, ce qui rend le travail plus délicat, plus précis, et les marges de manœuvre beaucoup plus faibles", précise-t-il.

"Quand on a une météo compliquée comme cette année, c'est plus difficile de produire."

- "Tout est en train de se dessécher" -

La sécheresse a encore fait des dégâts dans le Languedoc-Roussillon.

"C'est catastrophique, tout est en train de se dessécher", déplore Etienne Laris, 50 ans, président de la coopérative Mont Tauch, dans le sud-est de l'Aude.

Il s'attend à des rendements autour de 20 hectolitres par hectare (hl/ha), contre 35 habituellement.

Dans les Pyrénées-Orientales, sur les 14 hectares du domaine de Tambour où l'irrigation est interdite, Clémentine Herre espère, elle, un "beau millésime". Avec quelques pluies au printemps, "les vignes ont repris un peu de couleur, on n'a pas une mortalité comme ces dernières années", se réjouit la vigneronne.

Plus au nord, le gel d'avril a fait souffrir les vignes de la vallée du Lot. Anne Swartvagher, gérante du Château Saint-Sernin, estime que 95% du domaine a été touché. "Si on fait entre 10 et 15 hl/ha, ce sera bien le maximum. A moins de 5 hectolitres, on ne vendangera même pas", soupire-t-elle.

- "Les pieds dans l'eau" -

Dans le Val de Loire, Luc Poullain décrit une "année de merde" pour ses vignes du Domaine des Echardières, près du château de Chenonceau, en raison "d'un printemps et d'un été humides et d'une attaque de mildiou ultra-précoce", qui pourrait faire baisser sa production d'environ 20%.

Christophe Vilain, vigneron au Loroux-Bottereau et président de la Fédération des vins de Nantes, s'est lui retrouvé avec de la vigne "les pieds dans l'eau".

Il prévoit une récolte de 20 à 25 hl/ha, contre 42 à 45 habituellement en moyenne. "On a un peu de stock, on va pouvoir alimenter les marchés, mais ça va être serré."

- "Floraison chaotique" -

La production en Bourgogne avait grimpé à un record en 2023.

"On va avoir au moins 30% de moins", estime Ludivine Griveau, régisseuse des 60 hectares de vignes des Hospices de Beaune.

Le "printemps froid" a freiné le bon développement des grappes puis la pluie a provoqué "une floraison chaotique", ainsi que des maladies comme le mildiou, explique-t-elle.

- Dates de vendanges "normales" -

A Goxwiller, dans le vignoble alsacien, Christophe Koenig a dû augmenter les traitements de bouillie bordelaise, à base de cuivre, pour combattre le parasite.

Son coût de production s'en ressent, non seulement à cause de l'achat du fongicide, mais aussi du carburant nécessaire au tracteur qui pulvérise la solution, les pluies récurrentes obligeant à retraiter les vignes entre chaque phase de précipitations.

Le vigneron ne prévoit pas de démarrer les vendanges avant le 5 ou le 10 septembre pour le crémant, alors qu'il avait pris l'habitude de commencer fin août. "On revient presque sur une année normale", comme avant les changements climatiques, souligne-t-il.

H.Au--ThChM