The China Mail - Au Canada, les salles de shoot dérangent, 20 ans après leur implantation

USD -
AED 3.6725
AFN 64.498133
ALL 81.906187
AMD 374.313495
ANG 1.789761
AOA 916.99974
ARS 1370.732402
AUD 1.421535
AWG 1.8
AZN 1.701965
BAM 1.67181
BBD 2.013215
BDT 122.927663
BGN 1.673517
BHD 0.377423
BIF 2972.71076
BMD 1
BND 1.274923
BOB 6.906721
BRL 5.028498
BSD 0.999598
BTN 93.233893
BWP 13.474089
BYN 2.852527
BYR 19600
BZD 2.0103
CAD 1.384525
CDF 2299.999634
CHF 0.791005
CLF 0.022832
CLP 898.599436
CNY 6.827991
CNH 6.832625
COP 3647.36
CRC 461.844214
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.25366
CZK 20.86425
DJF 177.993375
DKK 6.39568
DOP 60.100695
DZD 132.357984
EGP 53.134404
ERN 15
ETB 156.846843
EUR 0.85585
FJD 2.215904
FKP 0.743222
GBP 0.745075
GEL 2.69029
GGP 0.743222
GHS 11.019934
GIP 0.743222
GMD 73.484664
GNF 8771.022545
GTQ 7.647004
GYD 209.124907
HKD 7.831896
HNL 26.550813
HRK 6.446976
HTG 130.894326
HUF 314.012978
IDR 17188
ILS 3.06281
IMP 0.743222
INR 93.33055
IQD 1309.461735
IRR 1316125.000089
ISK 122.559635
JEP 0.743222
JMD 157.795311
JOD 0.708973
JPY 159.830495
KES 129.502631
KGS 87.45022
KHR 4002.991773
KMF 419.999886
KPW 899.999618
KRW 1490.449993
KWD 0.30906
KYD 0.832995
KZT 475.050753
LAK 22043.380703
LBP 89510.759697
LKR 315.426862
LRD 183.917085
LSL 16.520895
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.350251
MAD 9.285949
MDL 17.082167
MGA 4149.161235
MKD 52.699069
MMK 2100.298181
MNT 3573.374694
MOP 8.062656
MRU 39.887167
MUR 46.529738
MVR 15.460115
MWK 1733.262101
MXN 17.391402
MYR 3.974979
MZN 63.960044
NAD 16.520895
NGN 1360.060206
NIO 36.781865
NOK 9.499495
NPR 149.174057
NZD 1.71864
OMR 0.384503
PAB 0.999594
PEN 3.389095
PGK 4.392796
PHP 60.245981
PKR 278.802778
PLN 3.641099
PYG 6408.404353
QAR 3.643995
RON 4.357898
RSD 100.467022
RUB 76.176004
RWF 1463.831606
SAR 3.75278
SBD 8.058149
SCR 13.932132
SDG 600.999759
SEK 9.322095
SGD 1.27625
SHP 0.746601
SLE 24.625032
SLL 20969.499962
SOS 571.257613
SRD 37.449051
STD 20697.981008
STN 20.942498
SVC 8.746234
SYP 110.528533
SZL 16.508601
THB 32.289497
TJS 9.475884
TMT 3.505
TND 2.916991
TOP 2.40776
TRY 44.72233
TTD 6.787905
TWD 31.80303
TZS 2594.05402
UAH 43.42568
UGX 3733.748194
UYU 40.337815
UZS 12124.372262
VES 475.837802
VND 26343
VUV 119.309373
WST 2.73449
XAF 560.706913
XAG 0.013479
XAU 0.000212
XCD 2.70255
XCG 1.801475
XDR 0.697817
XOF 560.706913
XPF 101.942515
YER 237.150205
ZAR 16.59331
ZMK 9001.205244
ZMW 19.016562
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.0300

    1007.25

    -0.3%

  • BEL20

    -32.1900

    5423.3

    -0.59%

  • PX1

    -63.6000

    8195.76

    -0.77%

  • ISEQ

    -191.3600

    12565.97

    -1.5%

  • OSEBX

    7.7700

    2051.37

    +0.38%

  • PSI20

    -117.2800

    9340.56

    -1.24%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    -38.6900

    4034.27

    -0.95%

Au Canada, les salles de shoot dérangent, 20 ans après leur implantation
Au Canada, les salles de shoot dérangent, 20 ans après leur implantation / Photo: © AFP/Archives

Au Canada, les salles de shoot dérangent, 20 ans après leur implantation

Le grand tournant? Vingt ans après leur implantation au Canada, les salles de shoot sont de plus en plus mal perçues par les élus et la population, dans un pays pourtant vu jusqu'ici comme un exemple dans ce domaine.

Taille du texte:

Il y a quelques jours, le gouvernement de l'Ontario a annoncé la fermeture d'ici le mois de mars prochain de dix sites de consommation supervisée de drogues qu'il finance. Soit près d'un quart des centres du pays, qui en compte 38 sur la centaine existante dans le monde.

Un revirement total pour la province la plus peuplée du pays (centre-est), qui veut mettre l'accent sur le traitement et la guérison et non plus sur la réduction des risques.

"Je ne considère pas le fait que regarder quelqu'un s'injecter une drogue illicite soit un soin", a déclaré Sylvia Jones, ministre de la Santé de l'Ontario, en annonçant la fermeture des sites à proximité des écoles ou des garderies.

Un deuxième revers en quelques mois pour les défenseurs des politiques de prévention des risques.

En effet, de l'autre côté du pays, la Colombie-Britannique, qui avait décriminalisé en janvier 2023 la possession de petites quantités de drogue dure, est en partie revenue en arrière en avril dernier.

Une grande partie de la population s'élevait contre l'augmentation de la consommation de drogues dans les espaces publics.

Mme Jones a justifié ces fermetures dans l'Ontario en faisant état "d'altercations, de coups de couteau, de fusillades et même d'un homicide à proximité des sites d'injection".

Selon elle, les taux de criminalité sont jusqu'à 250% plus élevés dans les quartiers qui accueillent un centre.

- Problème qui augmente -

Lauren Lemoine, 63 ans, vit près de la clinique Somerset West d'Ottawa, en plein cœur de la capitale canadienne.

Il a récemment été agressé par des toxicomanes et dit avoir constaté qu'ils deviennent "super violents".

De l'autre côté du pays, à Red Deer en Alberta, la conseillère municipale Vesna Higham mène campagne pour la fermeture du site de sa ville, ouvert en 2018.

"Les habitants et les entreprises en ont assez", explique-t-elle à l'AFP, évoquant vandalisme et incivilités. "Ce que nous avons fait jusqu'à présent n'a pas fonctionné, cela ne fait qu'aggraver le problème. Donc nous devons maintenant changer notre façon d'aborder cette crise", estime-t-elle.

Au Canada, la première salle de shoot a ouvert ses portes en 2003, suivie par des dizaines d'autres en quelques années, à mesure que les opioïdes de synthèse gagnaient du terrain en Amérique du Nord.

"De plus en plus de pays se mettent à considérer la consommation de drogues comme une question de santé, une question sociale, et non comme une question criminelle ou morale", constate Nicholas Boyce, de la Coalition canadienne des politiques sur les drogues.

Il rappelle que la Commission des stupéfiants des Nations unies a adopté pour la première fois en mars une résolution reconnaissant la réduction des risques comme une stratégie.

Pour lui, le revirement canadien est donc "vraiment décourageant" alors que le pays est considéré au niveau international "comme l'un des pays les plus progressistes" dans ce domaine.

- "Réponse efficace" -

Sur le terrain, même inquiétude. Infirmière sur un site de Toronto, Jessica Lyons est atterrée: leur retrait sera synonyme "de corps dans les allées et les parcs, dans les toilettes des Tim Hortons", une grande chaine de fast-food.

Mais plus important pour elle: cela "nie fondamentalement le droit d'un groupe de personnes à accéder aux services de santé dont elles ont besoin".

En 2011, la Cour suprême du Canada avait estimé que ces sites étaient "une réponse efficace à la propagation catastrophique des maladies infectieuses et au taux élevé de décès par overdose".

Entre 2016 et 2023, 44.592 personnes sont mortes à la suite d'une overdose dans le pays, mais aucune dans un site d'injection sécurisé.

Pour l'ancien toxicomane Jonathan McAdam, les services de réduction des risques sont essentiels pour maintenir les gens en vie jusqu'à ce qu'ils soient prêts à demander de l'aide.

Sortir de son addiction, "ça peut faire peur, car on est obligé d'affronter ses démons", explique-t-il à l'AFP. "Les gens doivent le faire pour eux-mêmes. Sinon, ils retomberont dans leurs vieux schémas". Dans son cas, il estime que cela lui a sauvé la vie.

K.Lam--ThChM