The China Mail - Au Sénégal, l'aquaculture cherche son cap

USD -
AED 3.672497
AFN 65.999818
ALL 81.950366
AMD 364.615903
ANG 1.790258
AOA 917.507781
ARS 1470.479703
AUD 1.430871
AWG 1.8
AZN 1.695038
BAM 1.710565
BBD 2.006691
BDT 122.821671
BGN 1.717508
BHD 0.375738
BIF 2985.511936
BMD 1
BND 1.288576
BOB 6.923833
BRL 5.074299
BSD 0.99637
BTN 95.801664
BWP 13.577348
BYN 2.862378
BYR 19600
BZD 2.00384
CAD 1.405585
CDF 2260.000217
CHF 0.809995
CLF 0.023517
CLP 925.550079
CNY 6.77075
CNH 6.77324
COP 3261.27
CRC 453.831857
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.43649
CZK 21.197015
DJF 177.422106
DKK 6.54344
DOP 58.344813
DZD 133.172
EGP 50.520799
ERN 15
ETB 160.815936
EUR 0.87525
FJD 2.22525
FKP 0.7473
GBP 0.746425
GEL 2.620086
GGP 0.7473
GHS 11.458283
GIP 0.7473
GMD 73.50232
GNF 8738.280157
GTQ 7.601048
GYD 208.419883
HKD 7.839095
HNL 26.682118
HRK 6.595902
HTG 130.218605
HUF 314.061993
IDR 18070.4
ILS 2.991755
IMP 0.7473
INR 96.238897
IQD 1305.18251
IRR 1375125.000072
ISK 125.52952
JEP 0.7473
JMD 158.026851
JOD 0.70902
JPY 162.294501
KES 129.349743
KGS 87.449799
KHR 4043.25752
KMF 430.999807
KPW 900.000068
KRW 1491.344969
KWD 0.30966
KYD 0.830269
KZT 467.33108
LAK 22489.756115
LBP 89220.253895
LKR 334.89023
LRD 180.843341
LSL 16.427475
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.397726
MAD 9.305515
MDL 17.570067
MGA 4268.940636
MKD 53.964502
MMK 2099.398858
MNT 3586.587158
MOP 8.043188
MRU 39.804084
MUR 47.120438
MVR 15.449609
MWK 1727.604679
MXN 17.41119
MYR 4.078027
MZN 63.896617
NAD 16.427475
NGN 1379.640322
NIO 36.664028
NOK 9.727785
NPR 153.274298
NZD 1.71775
OMR 0.384507
PAB 0.996357
PEN 3.411247
PGK 4.385282
PHP 61.630497
PKR 276.904078
PLN 3.78837
PYG 6042.63693
QAR 3.642398
RON 4.588903
RSD 102.72097
RUB 78.226716
RWF 1473.127214
SAR 3.762666
SBD 8.065041
SCR 13.202649
SDG 600.481958
SEK 9.67478
SGD 1.291465
SHP 0.746601
SLE 24.397745
SLL 20969.507346
SOS 569.379455
SRD 37.624499
STD 20697.981008
STN 21.427135
SVC 8.718126
SYP 110.532098
SZL 16.424183
THB 33.594498
TJS 9.196631
TMT 3.5
TND 2.953048
TOP 2.40776
TRY 47.027901
TTD 6.765993
TWD 32.198008
TZS 2635.003035
UAH 44.779797
UGX 3692.609097
UYU 40.08186
UZS 12025.905988
VES 723.09425
VND 26257.5
VUV 120.301282
WST 2.763963
XAF 573.71496
XAG 0.017112
XAU 0.000248
XCD 2.70255
XCG 1.795665
XDR 0.713502
XOF 573.702416
XPF 104.306149
YER 237.150085
ZAR 16.358195
ZMK 9001.205142
ZMW 18.058817
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.4100

    1097.25

    +0.68%

  • BEL20

    -23.0400

    5595.37

    -0.41%

  • PX1

    -23.4300

    8343.8

    -0.28%

  • ISEQ

    -19.2600

    13737.35

    -0.14%

  • OSEBX

    -3.7300

    1960.45

    -0.19%

  • PSI20

    -50.2000

    9076.42

    -0.55%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    0.4400

    4421.87

    +0.01%

  • N150

    -13.5100

    4208.45

    -0.32%

Au Sénégal, l'aquaculture cherche son cap
Au Sénégal, l'aquaculture cherche son cap / Photo: © AFP

Au Sénégal, l'aquaculture cherche son cap

La mer est toute proche, mais dans la petite ville côtière de Kayar au Sénégal, une partie de la production de poissons provient d'une ferme piscicole implantée dans les terres.

Taille du texte:

Khadidiatou Sar Seck, fondatrice de la structure il y a une quinzaine d'années, fait figure de pionnière dans ce pays ouest-africain où le poisson et la pêche font partie de l'identité nationale.

Le poisson représente plus de 70% des apports en protéines des foyers et la pêche ferait vivre directement ou indirectement environ 600.000 personnes sur une population de 18 millions.

Mais la ressource, qui semblait intarissable il y a quelques années, se raréfie sous l'effet de la surpêche, de la pêche illégale et du réchauffement climatique.

Le volume des captures par pirogue a diminué de 58% entre 2012 et 2019, dit l'ONG Environmental Justice Foundation (EJF) dans un rapport. Dans le même temps, les exportations de produits de la pêche ont presque quadruplé. Pour les Sénégalais, les prix augmentent et un aliment essentiel est de moins en moins abordable.

Presque pas un jour ne passe sans que ne soit rapporté le départ d'une embarcation de migrants, une interception ou un naufrage entre le Sénégal et les Canaries, porte d'entrée de l'Europe. Beaucoup sont des pêcheurs ou des habitants des localités qui bordent l'océan Atlantique et dépendent de la pêche.

Face à une situation qui émeut l'opinion, les autorités disent vouloir promouvoir l'élevage de poissons et attirer les investisseurs.

- Retard en Afrique -

"Notre objectif est que l'aquaculture puisse contribuer grandement à la production halieutique au niveau du pays et aider à parvenir à la souveraineté alimentaire", une priorité du président Bassirou Diomaye Faye, a déclaré la ministre de la Pêche Fatou Diouf en septembre lors d'une conférence sur l'aquaculture durable à Dakar.

Malgré son immense potentiel, l'Afrique assure environ 1,9% de la production aquacole mondiale, très loin derrière l'Asie (91,4%) selon un rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publié en 2024.

L'aquaculture est pratiquée au Sénégal depuis très longtemps mais n'a jamais connu de succès. Malgré la création en 2006 d'une agence dédiée, l'activité fournit à peine 1% de la production halieutique du pays, soit 1.804 tonnes en 2023, dont 56,8% d'huîtres, 26,5% de poissons, 12% d'algues et 4,3% de moules.

Les difficultés s'amoncellent pour ceux qui se lancent dans l'activité. Les Sénégalais ne connaissent pas le produit, il est difficile d'avoir des souches de qualité, l'alimentation pour les poissons d'élevage coûte cher et doit être importée, l'accès au foncier est un défi, la commercialisation est compliquée, énumère Mme Seck près de bassins où s'agitent des milliers de clarias et tilapias.

Ses produits sont écoulés en vente directe aux particuliers, à des grossistes ou à des poissonneries.

Samba Ka, directeur de l'agence nationale de l'aquaculture, a de grandes ambitions. "Tout est possible si les investissements et les partenaires suivent", estime-t-il.

"Il faut que tout le monde s'implique, faire des foires, des ateliers culinaires, inviter des chefs, pour qu'on sache que c'est quelque chose qui est consommable, qui est bon pour la santé et nutritivement", dit-il.

- Ambitions -

L'agence espère une production de 65.000 tonnes en 2032 et la création d'environ 50.000 emplois.

Dans son vaste hangar à une centaine de kilomètres au sud-est de Dakar, Demba Diop s'est spécialisé dans la production d'alevins, jeunes poissons destinés à l'élevage et maillon essentiel de la chaine.

Il a du "partir de zéro" et puiser dans ses fonds propres pour créer sa ferme car les banques ne lui faisaient pas confiance, connaissant peu l'activité, explique-t-il. Les autres barrières sont le coût des aliments et la disponibilité des alevins de bonne qualité, tous deux importés d'Europe, dit-il.

Sur le quai de Soumbedioune, à Dakar, où les pêcheurs hissent leurs pirogues colorées sur la grève, Olivier Gomes, 36 ans, exclut de se tourner vers l'aquaculture. "Nous avons assez de poissons dans nos mers mais malheureusement, ce sont les chalutiers étrangers qui nous en privent", dit-il.

Il note aussi une différence de goût avec les poissons de mer, et craint une concurrence sur les prix. Il se voit prendre la route de l'exil vers l'Europe pour gagner plus d'argent.

Au contraire, Alioune Badara, ancien pêcheur de 54 ans qui a vécu quelques années en Europe avant de revenir, est tenté. "Aujourd'hui, il n'y a plus de poissons dans la mer. Si on m'accompagne financièrement dans la pisciculture, ça m'intéresse beaucoup, en complément de mon activité agricole", assure-t-il.

E.Choi--ThChM