The China Mail - Violences faites aux femmes: en plein procès Mazan, de nombreux rassemblements en France

USD -
AED 3.672966
AFN 66.000134
ALL 82.240956
AMD 366.739583
ANG 1.790258
AOA 917.000299
ARS 1470.505699
AUD 1.433558
AWG 1.8
AZN 1.690528
BAM 1.716593
BBD 2.013771
BDT 123.254487
BGN 1.717508
BHD 0.37707
BIF 2982.5
BMD 1
BND 1.2931
BOB 6.923833
BRL 5.089795
BSD 0.999864
BTN 96.134216
BWP 13.625492
BYN 2.872502
BYR 19600
BZD 2.010875
CAD 1.406985
CDF 2260.000209
CHF 0.809335
CLF 0.02352
CLP 925.680049
CNY 6.77075
CNH 6.773685
COP 3261.02
CRC 455.435117
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.949834
CZK 21.21935
DJF 177.71992
DKK 6.543645
DOP 58.50351
DZD 133.163984
EGP 50.733046
ERN 15
ETB 158.999717
EUR 0.87533
FJD 2.227202
FKP 0.747301
GBP 0.747435
GEL 2.62501
GGP 0.747301
GHS 11.505036
GIP 0.747301
GMD 73.49719
GNF 8777.500483
GTQ 7.628067
GYD 209.153425
HKD 7.83765
HNL 26.775793
HRK 6.594201
HTG 130.679774
HUF 314.256503
IDR 18047
ILS 2.998698
IMP 0.747301
INR 96.110401
IQD 1309.781893
IRR 1375125.00014
ISK 125.529888
JEP 0.747301
JMD 158.580952
JOD 0.708957
JPY 162.1975
KES 129.302189
KGS 87.449799
KHR 4014.999704
KMF 432.999566
KPW 900.000068
KRW 1489.029639
KWD 0.30962
KYD 0.833205
KZT 468.977926
LAK 22568.909602
LBP 89537.405592
LKR 336.049783
LRD 181.472688
LSL 16.485437
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.405026
MAD 9.324969
MDL 17.632215
MGA 4295.00013
MKD 53.952206
MMK 2099.937768
MNT 3585.974961
MOP 8.071497
MRU 38.559581
MUR 47.309788
MVR 15.449669
MWK 1736.999709
MXN 17.439985
MYR 4.077986
MZN 63.898216
NAD 16.485364
NGN 1382.519959
NIO 36.792908
NOK 9.68248
NPR 153.815097
NZD 1.72115
OMR 0.384498
PAB 0.999864
PEN 3.423268
PGK 4.400736
PHP 61.595503
PKR 277.882301
PLN 3.78731
PYG 6063.98385
QAR 3.655314
RON 4.591698
RSD 102.765972
RUB 77.550322
RWF 1478.318493
SAR 3.759316
SBD 8.058541
SCR 14.550117
SDG 600.502308
SEK 9.65772
SGD 1.29101
SHP 0.746601
SLE 24.350114
SLL 20969.507346
SOS 571.38594
SRD 37.624502
STD 20697.981008
STN 21.503394
SVC 8.748848
SYP 110.532098
SZL 16.482277
THB 33.453006
TJS 9.228555
TMT 3.51
TND 2.963532
TOP 2.40776
TRY 47.032801
TTD 6.789836
TWD 32.154797
TZS 2639.998029
UAH 44.937794
UGX 3705.621626
UYU 40.224513
UZS 12068.284548
VES 723.093969
VND 26261.5
VUV 119.718663
WST 2.760172
XAF 575.736724
XAG 0.01701
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.801992
XDR 0.71656
XOF 574.517253
XPF 104.673717
YER 237.108457
ZAR 16.379385
ZMK 9001.19376
ZMW 18.122534
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.4500

    1089.86

    +0.41%

  • BEL20

    14.0100

    5618.27

    +0.25%

  • PX1

    2.5100

    8366.85

    +0.03%

  • ISEQ

    -5.5000

    13756.67

    -0.04%

  • OSEBX

    13.4600

    1964.13

    +0.69%

  • PSI20

    -7.3100

    9126.85

    -0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    0.4400

    4421.87

    +0.01%

  • N150

    14.7200

    4221.86

    +0.35%

Violences faites aux femmes: en plein procès Mazan, de nombreux rassemblements en France
Violences faites aux femmes: en plein procès Mazan, de nombreux rassemblements en France / Photo: © AFP

Violences faites aux femmes: en plein procès Mazan, de nombreux rassemblements en France

"La honte doit changer de camp": de Paris à Marseille, des milliers de personnes ont réclamé samedi un "sursaut" contre les violences faites aux femmes, sur fond d'onde de choc provoquée par le procès hors norme des viols de Mazan.

Taille du texte:

"C'est l'affaire de tous, pas que des femmes", lance Peggy Plou, élue locale d'Indre-et-Loire, qui participait à Paris à l'un des multiples rassemblements organisés en amont de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes prévue lundi.

"Avec le procès de Mazan, on voit que la honte doit changer de camp", estime la manifestante parisienne Peggy Plou au sujet de cette affaire à l'écho international, où une cinquantaine d'hommes sont accusés d'avoir violé Gisèle Pelicot alors qu'elle était inconsciente, droguée à son insu par son mari.

A Paris comme dans les autres villes de France, les cortèges - qui arboraient des panneaux tels "un métro toutes les deux minutes, un viol toutes les sept minutes" - étaient majoritairement féminins mais comptaient aussi nombre d'hommes et d'enfants.

- "Pas toutes seules " -

"On a tous un rôle à jouer, les hommes en particulier", observe à Marseille - 800 manifestants selon la police - Arnaud Garcette, 38 ans, qui travaille dans l’aide au développement. "On est à la source du problème et à la source des solutions aussi", ajoute celui qui est venu avec ses deux enfants.

Plus loin, une femme a barré sur une pancarte la phrase "protégez vos filles" pour préférer le slogan "Eduquez vos fils".

"Ma tante a été assassinée par son ex-compagnon il y a 25 ans dans ce qu'on appelait à l'époque un crime passionnel. Ce n'est plus possible! ", explique Sophie Régnier Carbonnell, 52 ans, à Toulouse où la préfecture a recensé 950 manifestants et l'association NousToustes31 quelque 3.500.

Ils étaient 1.500 (selon la préfecture) à avoir bravé la pluie à Rennes et près d'un millier à Lille: "En 2018, on n'était quasiment que des femmes. Aujourd'hui il y a, on va dire, 30% d'hommes. C'est vraiment une très bonne nouvelle", se réjouit Amy Bah, membre de #NousToutes, dans le Nord.

 

- "Moyens dérisoires" -

"Depuis MeToo, il y a un vrai virage et il faut le prendre avec les jeunes", renchérit à Lyon Hélène Junique, 62 ans, croisée dans une manifestation qui a rassemblé 4.800 personnes selon la préfecture.

L'appel à manifester contre les violences faites aux femmes - violences tant sexuelles que physiques, psychologiques ou économiques - émane de plus de 400 organisations et syndicats (Fondation des femmes, Planning Familial, #Noustoutes...) et de personnalités comme Judith Godrèche, présente à Paris.

"Les gouvernements successifs ont multiplié les promesses mais les moyens sont dérisoires et en baisse", déplorent les signataires, réclamant un "sursaut".

En novembre 2017, Emmanuel Macron avait fait de l'égalité entre les femmes et les hommes une "grande cause du quinquennat". Un numéro d'appel d'urgence, le 3919, pour les femmes victimes de violences et leur entourage, a été instauré ainsi que des téléphones grave danger et des bracelets anti-rapprochement notamment.

Des mesures saluées par les associations qui les jugent toutefois insuffisantes. "Aujourd'hui nous sommes très inquiets concernant le financement des associations", a souligné Sarah Durocher, présidente du Planning familial.

Les associations réclament un budget total de 2,6 milliards d'euros par an et une "loi-cadre intégrale" pour remplacer une législation actuelle qu'elles jugent "morcelée et incomplète".

La secrétaire d’État chargée de l'Égalité femmes-hommes Salima Saa a promis "des mesures concrètes et efficaces" pour le 25 novembre. Ces mesures viseront entre autres à "améliorer les dispositifs d'aller-vers" les victimes notamment en milieu rural, renforcer "l'accueil et de la prise en charge des victimes" via une "formation des acteurs en première ligne", a-t-elle précisé.

burs-sm-jdy/alu/cbn

Z.Huang--ThChM