The China Mail - Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement

USD -
AED 3.672499
AFN 63.99981
ALL 82.022626
AMD 376.060295
AOA 916.99976
ARS 1381.970509
AUD 1.411702
AWG 1.80125
AZN 1.694813
BAM 1.673634
BBD 2.011587
BDT 122.694347
BHD 0.37727
BIF 2970
BMD 1
BND 1.273934
BOB 6.90148
BRL 5.098399
BSD 0.998734
BTN 92.490362
BWP 13.45308
BYN 2.900908
BYR 19600
BZD 2.008703
CAD 1.381735
CDF 2299.999419
CHF 0.789425
CLF 0.022641
CLP 891.109795
CNY 6.83185
CNH 6.82896
COP 3654.55
CRC 464.322236
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.490866
CZK 20.81485
DJF 177.719862
DKK 6.382415
DOP 60.374962
DZD 132.246988
EGP 53.090197
ERN 15
ETB 155.954748
EUR 0.85409
FJD 2.2357
FKP 0.744078
GBP 0.743785
GEL 2.685026
GGP 0.744078
GHS 11.015009
GIP 0.744078
GMD 74.000207
GNF 8774.99991
GTQ 7.640832
GYD 208.952669
HKD 7.834025
HNL 26.522788
HRK 6.431198
HTG 130.987476
HUF 321.536028
IDR 17062
ILS 3.067401
IMP 0.744078
INR 92.359501
IQD 1308.425611
IRR 1315999.999617
ISK 122.480094
JEP 0.744078
JMD 157.9096
JOD 0.708954
JPY 158.841501
KES 129.25006
KGS 87.448498
KHR 4012.467862
KMF 420.999863
KPW 899.95413
KRW 1474.519969
KWD 0.30892
KYD 0.832292
KZT 476.261788
LAK 21965.000121
LBP 89549.999612
LKR 315.134608
LRD 184.249921
LSL 16.329952
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.35501
MAD 9.29205
MDL 17.248506
MGA 4172.585531
MKD 52.584206
MMK 2099.780124
MNT 3575.250437
MOP 8.059525
MRU 40.0102
MUR 46.579821
MVR 15.449731
MWK 1736.999652
MXN 17.35925
MYR 3.982984
MZN 63.949926
NAD 16.33017
NGN 1362.150586
NIO 36.754009
NOK 9.491565
NPR 147.983022
NZD 1.705625
OMR 0.384501
PAB 0.998725
PEN 3.372503
PGK 4.323196
PHP 59.672977
PKR 279.02506
PLN 3.628185
PYG 6452.275411
QAR 3.646097
RON 4.349202
RSD 100.242003
RUB 77.624044
RWF 1461.5
SAR 3.752725
SBD 8.04851
SCR 14.441746
SDG 601.000396
SEK 9.267295
SGD 1.272195
SLE 24.60124
SOS 571.495018
SRD 37.575503
STD 20697.981008
STN 20.965616
SVC 8.738811
SYP 110.553826
SZL 16.330189
THB 31.984021
TJS 9.503158
TMT 3.5
TND 2.912484
TRY 44.549202
TTD 6.774889
TWD 31.755099
TZS 2595.000449
UAH 43.381882
UGX 3680.503855
UYU 40.536031
UZS 12184.87395
VES 474.416897
VND 26325
VUV 119.534712
WST 2.769292
XAF 561.328279
XAG 0.013135
XAU 0.000209
XCD 2.70255
XCG 1.800048
XDR 0.698112
XOF 561.328279
XPF 102.054176
YER 238.574959
ZAR 16.36117
ZMK 9001.19971
ZMW 19.051327
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.9100

    1005.12

    +0.19%

  • BEL20

    24.8100

    5417.26

    +0.46%

  • PX1

    -18.1800

    8245.8

    -0.22%

  • ISEQ

    -190.1000

    12654.31

    -1.48%

  • OSEBX

    37.6300

    2060.64

    +1.86%

  • PSI20

    34.9600

    9484.93

    +0.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.9800

    3970.39

    +1.12%

  • N150

    18.2200

    4067.32

    +0.45%

Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement
Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement / Photo: © AFP/Archives

Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement

Encore plus chaude que le record de 2023: il est maintenant certain que 2024 sera la première année au-delà de la barre de 1,5°C de réchauffement par rapport à la période préindustrielle, limite à long terme fixée par l'accord de Paris.

Taille du texte:

Après le deuxième mois de novembre le plus chaud dans le monde, "il est de fait certain que 2024 sera l'année la plus chaude enregistrée et dépassera de plus de 1,5°C le niveau pré-industriel", annonce lundi le Service changement climatique (C3S) de l'observatoire européen Copernicus.

Novembre, marqué par une succession de typhons dévastateurs en Asie et la poursuite de sécheresses historiques en Afrique australe ou en Amazonie, a été 1,62°C plus chaud qu'un mois de novembre normal à l'époque où l'humanité ne brûlait pas du pétrole, du gaz ou du charbon à une échelle industrielle.

Novembre est le 16e sur les 17 derniers mois à enregistrer une anomalie de 1,5°C par rapport à la période 1850-1900, selon la base de données ERA5 de Copernicus.

Cette barre symbolique correspond à la limite la plus ambitieuse de l'accord de Paris de 2015, visant à contenir le réchauffement bien en-dessous de 2°C et à poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5°C.

Cet accord fait toutefois référence à des tendances de long terme: la moyenne de réchauffement d'1,5°C devra être observée sur au moins 20 ans pour considérer la limite franchie.

En prenant ce critère, le climat est actuellement réchauffé d'environ 1,3°C; le Giec estime que la barre d'1,5°C sera probablement atteinte entre 2030 et 2035. Et ce quelle que soit l'évolution des émissions de gaz à effet de serre de l'humanité, proches du pic mais pas encore en déclin.

- 310 milliards de dollars de dégâts -

Selon les derniers calculs de l'ONU, le monde n'est pas du tout en bonne voie de réduction de sa pollution carbone pour éviter une très forte aggravation des sécheresses, des canicules ou des pluies torrentielles déjà observées, coûteuses en vies humaines et en impacts économiques.

Les politiques actuelles des nations emmènent le monde vers un réchauffement "catastrophique" de 3,1°C au cours du siècle, voire 2,6°C si les promesses de faire mieux sont tenues, selon l'ONU Environnement.

Les pays ont jusqu'à février pour soumettre aux Nations unies la révision de leurs objectifs climatiques d'ici 2035, appelées "contributions déterminées au niveau national" (NDC).

Mais l'accord à minima de la COP29 fin novembre risque d'être invoqué pour justifier de faibles ambitions. Les pays en développement ont obtenu 300 milliards de dollars de promesse d'aide annuelle des pays riches d'ici 2035, soit moins de la moitié de leur demande pour financer leur transition énergétique et leur adaptation aux dégâts climatiques.

Le sommet de Bakou s'est aussi conclu sans engagement explicite à accélérer la "transition" vers la sortie des énergies fossiles, approuvée à la COP28 de Dubaï.

En 2024, les catastrophes naturelles, alimentées par le réchauffement, ont causé des pertes économiques de 310 milliards de dollars dans le monde, a estimé jeudi Swiss Re, le groupe suisse qui fait office d'assureur pour les assureurs.

- réduction des nuages ? -

En 2023, le phénomène naturel El Niño s'était combiné au réchauffement climatique d'origine humaine pour pousser les températures mondiales à un niveau record. Comment expliquer alors le nouveau pic en 2024?

L'année qui suit El Niño "est fréquemment plus chaude que la première" et après un pic autour de décembre-janvier "la chaleur se distribue au long de l'année", répond le climatologue Robert Vautard joint par l'AFP.

Mais en 2024, "il est vrai que le refroidissement est très lent et les causes devront être analysées", ajoute-t-il.

"Pour le moment on reste dans les marges relativement attendues" des projections, mais si "les températures ne redescendent pas plus franchement en 2025, il faudra se poser des questions", dit-il, avant de s'envoler pour une session de travail du Giec à Kuala Lumpur.

Une étude publiée dans Science jeudi soutient qu'en 2023 la Terre a moins renvoyé l'énergie solaire dans l'espace, en raison d'une réduction des nuages de basse altitude et, dans une moindre mesure, de la diminution de la banquise.

En Antarctique, celle-ci se maintient à des niveaux historiquement bas sans discontinuer depuis 2023, note Copernicus, avec un nouveau record de fonte pour un mois de novembre.

H.Ng--ThChM