The China Mail - Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement

USD -
AED 3.6725
AFN 64.511908
ALL 81.803002
AMD 361.970027
ANG 1.790365
AOA 917.0002
ARS 1516.489102
AUD 1.43686
AWG 1.8025
AZN 1.701099
BAM 1.749507
BBD 2.015019
BDT 123.35519
BGN 1.683441
BHD 0.377025
BIF 3001
BMD 1
BND 1.282667
BOB 11.949925
BRL 5.019031
BSD 1.000443
BTN 96.773876
BWP 13.820371
BYN 3.062335
BYR 19600
BZD 2.012049
CAD 1.422375
CDF 2315.000501
CHF 0.831535
CLF 0.024785
CLP 978.640029
CNY 6.702302
CNH 6.703835
COP 3225.89
CRC 455.852689
CUC 1
CUP 24.010877
CVE 98.724974
CZK 21.738993
DJF 177.720424
DKK 6.665835
DOP 61.250053
DZD 134.437869
EGP 52.401699
ERN 15
ETB 161.149658
EUR 0.89184
FJD 2.250297
FKP 0.756809
GBP 0.755925
GEL 2.60203
GGP 0.756809
GHS 11.754971
GIP 0.756809
GMD 73.999892
GNF 8750.000306
GTQ 7.648201
GYD 209.311167
HKD 7.84785
HNL 26.930167
HRK 6.719801
HTG 131.003976
HUF 325.938026
IDR 17900.3
ILS 3.063198
IMP 0.756809
INR 96.82355
IQD 1310.5
IRR 1732150.000064
ISK 122.010009
JEP 0.756809
JMD 158.929793
JOD 0.708991
JPY 158.083498
KES 129.859986
KGS 87.450075
KHR 4061.000421
KMF 439.999806
KPW 900.000318
KRW 1343.470324
KWD 0.31085
KYD 0.833695
KZT 450.986443
LAK 22465.999779
LBP 89550.00063
LKR 331.11789
LRD 171.000238
LSL 16.60988
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430038
MAD 9.922004
MDL 17.893131
MGA 4504.999781
MKD 54.919327
MMK 2099.765857
MNT 3595.748979
MOP 8.086572
MRU 40.201107
MUR 47.520264
MVR 15.410031
MWK 1741.999905
MXN 18.196305
MYR 4.090403
MZN 63.899369
NAD 16.609905
NGN 1330.401387
NIO 36.849773
NOK 9.56445
NPR 154.837844
NZD 1.78407
OMR 0.384494
PAB 1.000434
PEN 3.442029
PGK 4.451505
PHP 62.880503
PKR 277.025017
PLN 3.904699
PYG 5758.066392
QAR 3.641983
RON 4.766699
RSD 104.792983
RUB 85.023834
RWF 1474
SAR 3.753839
SBD 8.081105
SCR 13.870791
SDG 601.508457
SEK 9.97278
SGD 1.280805
SHP 0.755886
SLE 24.624974
SLL 20969.491881
SOS 571.50058
SRD 37.6505
STD 20697.981008
STN 21.95
SVC 8.753796
SYP 13002.000254
SZL 16.610207
THB 33.652498
TJS 9.219037
TMT 3.5
TND 2.998204
TOP 2.40776
TRY 49.34181
TTD 6.795747
TWD 31.939904
TZS 2640.000077
UAH 44.936959
UGX 4096.93088
UYU 40.119329
UZS 11814.999746
VES 873.638698
VND 25899.5
VUV 120.100619
WST 2.770789
XAF 585.008862
XAG 0.016786
XAU 0.000241213788
XCD 2.70255
XCG 1.803007
XDR 0.707052
XOF 585.008862
XPF 106.849897
YER 236.149866
ZAR 16.585245
ZMK 9001.200595
ZMW 19.919225
ZWL 321.999592
SSP 5751.632701
MXV 2.056175
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement
Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement / Photo: © AFP/Archives

Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement

Encore plus chaude que le record de 2023: il est maintenant certain que 2024 sera la première année au-delà de la barre de 1,5°C de réchauffement par rapport à la période préindustrielle, limite à long terme fixée par l'accord de Paris.

Taille du texte:

Après le deuxième mois de novembre le plus chaud dans le monde, "il est de fait certain que 2024 sera l'année la plus chaude enregistrée et dépassera de plus de 1,5°C le niveau pré-industriel", annonce lundi le Service changement climatique (C3S) de l'observatoire européen Copernicus.

Novembre, marqué par une succession de typhons dévastateurs en Asie et la poursuite de sécheresses historiques en Afrique australe ou en Amazonie, a été 1,62°C plus chaud qu'un mois de novembre normal à l'époque où l'humanité ne brûlait pas du pétrole, du gaz ou du charbon à une échelle industrielle.

Novembre est le 16e sur les 17 derniers mois à enregistrer une anomalie de 1,5°C par rapport à la période 1850-1900, selon la base de données ERA5 de Copernicus.

Cette barre symbolique correspond à la limite la plus ambitieuse de l'accord de Paris de 2015, visant à contenir le réchauffement bien en-dessous de 2°C et à poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5°C.

Cet accord fait toutefois référence à des tendances de long terme: la moyenne de réchauffement d'1,5°C devra être observée sur au moins 20 ans pour considérer la limite franchie.

En prenant ce critère, le climat est actuellement réchauffé d'environ 1,3°C; le Giec estime que la barre d'1,5°C sera probablement atteinte entre 2030 et 2035. Et ce quelle que soit l'évolution des émissions de gaz à effet de serre de l'humanité, proches du pic mais pas encore en déclin.

- 310 milliards de dollars de dégâts -

Selon les derniers calculs de l'ONU, le monde n'est pas du tout en bonne voie de réduction de sa pollution carbone pour éviter une très forte aggravation des sécheresses, des canicules ou des pluies torrentielles déjà observées, coûteuses en vies humaines et en impacts économiques.

Les politiques actuelles des nations emmènent le monde vers un réchauffement "catastrophique" de 3,1°C au cours du siècle, voire 2,6°C si les promesses de faire mieux sont tenues, selon l'ONU Environnement.

Les pays ont jusqu'à février pour soumettre aux Nations unies la révision de leurs objectifs climatiques d'ici 2035, appelées "contributions déterminées au niveau national" (NDC).

Mais l'accord à minima de la COP29 fin novembre risque d'être invoqué pour justifier de faibles ambitions. Les pays en développement ont obtenu 300 milliards de dollars de promesse d'aide annuelle des pays riches d'ici 2035, soit moins de la moitié de leur demande pour financer leur transition énergétique et leur adaptation aux dégâts climatiques.

Le sommet de Bakou s'est aussi conclu sans engagement explicite à accélérer la "transition" vers la sortie des énergies fossiles, approuvée à la COP28 de Dubaï.

En 2024, les catastrophes naturelles, alimentées par le réchauffement, ont causé des pertes économiques de 310 milliards de dollars dans le monde, a estimé jeudi Swiss Re, le groupe suisse qui fait office d'assureur pour les assureurs.

- réduction des nuages ? -

En 2023, le phénomène naturel El Niño s'était combiné au réchauffement climatique d'origine humaine pour pousser les températures mondiales à un niveau record. Comment expliquer alors le nouveau pic en 2024?

L'année qui suit El Niño "est fréquemment plus chaude que la première" et après un pic autour de décembre-janvier "la chaleur se distribue au long de l'année", répond le climatologue Robert Vautard joint par l'AFP.

Mais en 2024, "il est vrai que le refroidissement est très lent et les causes devront être analysées", ajoute-t-il.

"Pour le moment on reste dans les marges relativement attendues" des projections, mais si "les températures ne redescendent pas plus franchement en 2025, il faudra se poser des questions", dit-il, avant de s'envoler pour une session de travail du Giec à Kuala Lumpur.

Une étude publiée dans Science jeudi soutient qu'en 2023 la Terre a moins renvoyé l'énergie solaire dans l'espace, en raison d'une réduction des nuages de basse altitude et, dans une moindre mesure, de la diminution de la banquise.

En Antarctique, celle-ci se maintient à des niveaux historiquement bas sans discontinuer depuis 2023, note Copernicus, avec un nouveau record de fonte pour un mois de novembre.

H.Ng--ThChM