The China Mail - Eau: la consommation pourrait aller jusqu'à doubler en 2050, selon un rapport

USD -
AED 3.67315
AFN 64.999686
ALL 83.065001
AMD 376.619509
ANG 1.790083
AOA 917.000264
ARS 1385.891797
AUD 1.445933
AWG 1.8
AZN 1.69886
BAM 1.695072
BBD 2.009612
BDT 122.428639
BGN 1.709309
BHD 0.379499
BIF 2971
BMD 1
BND 1.2851
BOB 6.894519
BRL 5.1529
BSD 0.997742
BTN 92.939509
BWP 13.688562
BYN 2.956504
BYR 19600
BZD 2.006665
CAD 1.391815
CDF 2299.999565
CHF 0.798205
CLF 0.023186
CLP 915.529722
CNY 6.882602
CNH 6.87773
COP 3683.02
CRC 464.279833
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.875027
CZK 21.23901
DJF 177.719522
DKK 6.473025
DOP 60.625018
DZD 132.829656
EGP 54.229803
ERN 15
ETB 156.149824
EUR 0.866201
FJD 2.259701
FKP 0.75717
GBP 0.755904
GEL 2.684969
GGP 0.75717
GHS 11.010197
GIP 0.75717
GMD 73.495694
GNF 8777.49315
GTQ 7.632939
GYD 208.828972
HKD 7.83705
HNL 26.630084
HRK 6.527903
HTG 130.952897
HUF 329.903504
IDR 17028
ILS 3.14681
IMP 0.75717
INR 92.94095
IQD 1310
IRR 1315800.000568
ISK 125.089827
JEP 0.75717
JMD 157.303566
JOD 0.708989
JPY 159.732503
KES 130.098985
KGS 87.450052
KHR 4012.503625
KMF 426.999958
KPW 899.999766
KRW 1509.030501
KWD 0.30985
KYD 0.831502
KZT 472.805432
LAK 21960.000338
LBP 89549.999685
LKR 314.804623
LRD 184.249832
LSL 16.864995
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.389579
MAD 9.362495
MDL 17.55613
MGA 4165.000206
MKD 53.452029
MMK 2099.768269
MNT 3572.241801
MOP 8.055104
MRU 40.119773
MUR 46.939643
MVR 15.459794
MWK 1736.505683
MXN 17.79213
MYR 4.027501
MZN 63.949993
NAD 16.869881
NGN 1380.350253
NIO 36.714994
NOK 9.70603
NPR 148.701282
NZD 1.75044
OMR 0.384783
PAB 0.997734
PEN 3.452498
PGK 4.309042
PHP 60.178035
PKR 279.098326
PLN 3.698915
PYG 6454.29687
QAR 3.6451
RON 4.416597
RSD 101.818592
RUB 80.16779
RWF 1460
SAR 3.75445
SBD 8.038772
SCR 14.859886
SDG 601.000224
SEK 9.43775
SGD 1.284755
SHP 0.750259
SLE 24.589175
SLL 20969.510825
SOS 571.501784
SRD 37.350996
STD 20697.981008
STN 21.625
SVC 8.730169
SYP 110.564494
SZL 16.869758
THB 32.57018
TJS 9.563492
TMT 3.51
TND 2.919043
TOP 2.40776
TRY 44.58031
TTD 6.768937
TWD 31.940262
TZS 2599.999687
UAH 43.698134
UGX 3743.234401
UYU 40.405091
UZS 12175.000498
VES 473.467199
VND 26336.5
VUV 119.305544
WST 2.766278
XAF 568.506489
XAG 0.013743
XAU 0.000215
XCD 2.702551
XCG 1.798209
XDR 0.7075
XOF 568.497116
XPF 103.849588
YER 238.602673
ZAR 16.87111
ZMK 9001.191881
ZMW 19.281421
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Eau: la consommation pourrait aller jusqu'à doubler en 2050, selon un rapport
Eau: la consommation pourrait aller jusqu'à doubler en 2050, selon un rapport / Photo: © AFP/Archives

Eau: la consommation pourrait aller jusqu'à doubler en 2050, selon un rapport

La consommation en eau pourrait doubler d'ici 2050 en France si le réchauffement climatique s'intensifie et si les tendances d'usage actuelles se poursuivent, en raison notamment de l'augmentation des besoins liés à l'irrigation, estime lundi un rapport de France Stratégie.

Taille du texte:

Ce rapport avait été commandé à l'automne 2023 par la Première ministre de l'époque, Elisabeth Borne, quelques mois après la mise en place du Plan Eau destiné à limiter la consommation de cette ressource promise à la raréfaction en raison du changement climatique.

D'ores et déjà, "en dix ans, l’eau douce renouvelable, c’est-à-dire celle qui se renouvelle à travers le cycle de l’eau, a diminué de 14%. De ce fait, des tensions entre usages émergent dans certains territoires et à certaines périodes de l'année", constate France Stratégie en présentant ses travaux.

Pour réaliser ce travail prospectif, l'organisme chargé d'évaluer les politiques publiques, s'est appuyé sur trois scénarios: le premier dit "tendanciel" s'apparente à conserver les habitudes de consommation actuelles sans rien changer. Le deuxième baptisé "politiques publiques" suppose l'application stricte des mesures de restriction et d'adaptation déjà mises en place par le gouvernement, notamment la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Enfin un troisième scénario "de rupture" implique un usage sobre de l'eau.

Elle y a ajouté différentes projections de réchauffement climatiques, avec des printemps-étés secs ou humides, en mesurant l'impact sur sept secteurs d'activité: élevage, irrigation, énergie, industrie, tertiaire, résidentiel et canaux de navigation.

L'agriculture est le secteur pour lequel l'évolution du climat jouera un rôle essentiel, souligne le rapport: une diminution des précipitations engendrerait "une augmentation de la demande en eau d'irrigation si on veut maintenir les mêmes rendements", exacerbée par l'augmentation des surfaces irriguées, souligne Hélène Arambourou, co-autrice du rapport.

L'année de référence est 2020, pour laquelle les consommations en eau, c'est-à-dire la part de l'eau prélevée et non restituée aux milieux, était d'environ 5 milliards de mètres cube.

En cas de réchauffement climatique mondial de +2,4°C entre 2041 et 2060 (l'un des scénarios du Giec) avec des sécheresses importantes, les consommations en eau pourraient aller jusqu'à doubler (+102%) entre 2020 et 2050 dans le scénario "tendanciel" et augmenter de 72% dans le scénario "politiques publiques", indique le rapport. Seul le scenario de rupture contiendrait la hausse à +10%, avec des variations parfois fortes selon les régions et les moments de l'année.

- Conflits d'usage -

Les prélèvements, notamment de l'industrie, pourraient eux se stabiliser ("tendanciel") voire diminuer ("politiques publiques" ou "de rupture"), en raison de l'arrêt ou de la modernisation des centrales nucléaires les plus anciennes. Cette baisse sera principalement concentrée dans la vallée du Rhône.

Mais seul le scénario "de rupture", caractérisé par une sobriété énergétique et une part moins importante du nucléaire, entrainerait "à la fois" une diminution des prélèvements et de la consommation, selon Simon Ferrière, co-auteur du rapport.

Côté agriculture, d'ici 2050, la demande pour l'irrigation devrait augmenter "fortement" et devenir "majoritaire". Et à la "différence de la production énergétique (qui restitue une fois retraitée une partie de l'eau dans les milieux naturels, ndlr), l'irrigation consomme la majorité de l'eau prélevée en raison de l'évapotranspiration des plantes", souligne France Stratégie.

Même dans le scénario de rupture, la consommation liée à l'irrigation augmenterait de 40%, ont expliqué les auteurs du rapport lundi lors d'un point presse. Et les retenues de substitution ("méga-bassines") n'auront qu'un "effet limité" pour contenir cette hausse (-6% lors des pics de consommation).

"Sans changement systémique" de l'agriculture, "il paraît compliqué de réduire la demande", explique Hélène Arambourou, qui cite comme leviers l'amplification des pratiques agroécologiques, l'amélioration de l'efficacité de l'irrigation et une régulation du développement des surfaces et cultures nécessitant d'être irriguées.

Avec cette prépondérance de l'agriculture dans les prélèvements, la demande en eau sera également davantage concentrée sur les mois d'été traditionnellement les plus chauds et où la ressource est contrainte, note l'organisme qui prévoit d'étudier dans un prochain rapport les tensions et conflits d'usages que cela pourrait engendrer.

Les territoires les plus concernés sont ceux déjà très irrigués comme le Sud-Ouest, les terres autour du Marais poitevin ou de la Charente, dans lesquels on déplore déjà des conflits d'usage à certaines périodes de l'année.

G.Fung--ThChM