The China Mail - Turquie: la contestation se durcit, Erdogan jure de ne pas céder à la "terreur de la rue"

USD -
AED 3.673042
AFN 65.000368
ALL 82.050403
AMD 367.380403
ANG 1.790403
AOA 918.000367
ARS 1487.484504
AUD 1.438342
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.711104
BBD 2.014725
BDT 123.291207
BGN 1.69088
BHD 0.37707
BIF 2985
BMD 1
BND 1.291257
BOB 6.923833
BRL 5.122804
BSD 1.000276
BTN 95.289131
BWP 13.527665
BYN 2.859418
BYR 19600
BZD 2.011811
CAD 1.414715
CDF 2258.000362
CHF 0.80843
CLF 0.023501
CLP 924.910396
CNY 6.77695
CNH 6.781985
COP 3253.1
CRC 455.032612
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.903894
CZK 21.237604
DJF 177.720393
DKK 6.547704
DOP 58.703884
DZD 133.20304
EGP 49.611604
ERN 15
ETB 159.37504
EUR 0.87595
FJD 2.232704
FKP 0.745889
GBP 0.74635
GEL 2.640391
GGP 0.745889
GHS 11.46504
GIP 0.745889
GMD 73.503851
GNF 8777.503848
GTQ 7.632579
GYD 209.249425
HKD 7.840655
HNL 26.87504
HRK 6.598304
HTG 130.910459
HUF 311.66704
IDR 18067.2
ILS 3.010904
IMP 0.745889
INR 95.412304
IQD 1310.5
IRR 1374750.000352
ISK 125.603814
JEP 0.745889
JMD 158.048994
JOD 0.70904
JPY 161.692504
KES 129.220385
KGS 87.448804
KHR 4010.00035
KMF 431.00035
KPW 900.00035
KRW 1501.390383
KWD 0.30956
KYD 0.833548
KZT 471.568117
LAK 22550.000349
LBP 89550.000349
LKR 335.597832
LRD 181.625039
LSL 16.320381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.405039
MAD 9.355039
MDL 17.579053
MGA 4295.000347
MKD 53.985522
MMK 2099.308371
MNT 3585.696251
MOP 8.076444
MRU 40.075039
MUR 47.150378
MVR 15.460378
MWK 1736.000345
MXN 17.480775
MYR 4.073904
MZN 63.903729
NAD 16.320377
NGN 1378.410377
NIO 36.655039
NOK 9.780376
NPR 152.453273
NZD 1.734955
OMR 0.384484
PAB 1.000262
PEN 3.401039
PGK 4.37975
PHP 61.550504
PKR 278.175038
PLN 3.79105
PYG 6081.391432
QAR 3.646704
RON 4.584404
RSD 102.790373
RUB 77.000311
RWF 1466.5
SAR 3.753815
SBD 8.065041
SCR 14.724861
SDG 600.503676
SEK 9.66049
SGD 1.291704
SHP 0.746601
SLE 24.350371
SLL 20969.503664
SOS 571.503662
SRD 37.610504
STD 20697.981008
STN 21.6
SVC 8.752483
SYP 110.532098
SZL 16.330369
THB 33.302504
TJS 9.257824
TMT 3.51
TND 2.94375
TOP 2.40776
TRY 46.983104
TTD 6.79618
TWD 32.120304
TZS 2630.003038
UAH 44.5007
UGX 3680.71322
UYU 40.332811
UZS 12015.000334
VES 699.349604
VND 26267.5
VUV 120.437365
WST 2.769308
XAF 573.893149
XAG 0.01678
XAU 0.000244
XCD 2.70255
XCG 1.802808
XDR 0.713149
XOF 572.503593
XPF 104.825037
YER 237.103589
ZAR 16.316204
ZMK 9001.203584
ZMW 18.030621
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.8700

    1084.23

    +0.08%

  • BEL20

    -53.6500

    5594.08

    -0.95%

  • PX1

    12.4900

    8338.97

    +0.15%

  • ISEQ

    53.9400

    13884.39

    +0.39%

  • OSEBX

    -8.1500

    1932.39

    -0.42%

  • PSI20

    -17.3400

    9106.84

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -131.2800

    4458.96

    -2.86%

  • N150

    6.2700

    4186.5

    +0.15%

Turquie: la contestation se durcit, Erdogan jure de ne pas céder à la "terreur de la rue"
Turquie: la contestation se durcit, Erdogan jure de ne pas céder à la "terreur de la rue" / Photo: © AFP

Turquie: la contestation se durcit, Erdogan jure de ne pas céder à la "terreur de la rue"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a assuré vendredi que la Turquie ne céderait pas à la "terreur de la rue", au troisième jour de manifestations déclenchées par l'arrestation du maire d'opposition d'Istanbul pour "terrorisme" et "corruption".

Taille du texte:

"La Turquie ne sera pas livrée à la terreur de la rue", a déclaré le chef de l’État, affirmant que les manifestations à l'appel de l'opposition mèneraient à une "impasse".

Özgür Özel, le chef du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), première force d'opposition à laquelle appartient M. Imamoglu, a appelé les Turcs à sortir dans les rues à 20H30 (17H30 GMT), après le repas de rupture du jeûne du ramadan, malgré les mises en garde des autorités.

Deux ponts et plusieurs grands axes permettant d'atteindre le siège de la municipalité d'Istanbul ont été fermés à la circulation vendredi pour 24 heures.

Au total, des manifestations se sont tenues depuis mercredi dans au moins 32 des 81 provinces turques, selon un comptage de l'AFP.

Le ministre de la Justice, Yilmaz Tunç, a qualifié d'"illégaux et inacceptables" les appels répétés de l'opposition à manifester.

- "Spectacles de l'opposition" -

À Istanbul, où les rassemblements ont été interdits jusqu'à dimanche, la situation s'est tendue jeudi soir et la police a fait usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc pour bloquer des manifestants qui voulaient se diriger vers l'emblématique place Taksim depuis l'hôtel de ville.

La police a également fait usage de canons à eaux et de balles en caoutchouc à Ankara, ont constaté des journalistes de l'AFP.

53 personnes ont été interpellées et 16 policiers ont été blessés lors de heurts avec les manifestants, selon les autorités, qui ont aussi interdit tout rassemblement jusqu'à mardi soir à Ankara et Izmir (ouest), la troisième ville du pays, acquise à l'opposition.

Ekrem Imamoglu, dont l'audition par les enquêteurs a démarré vendredi après-midi, selon la chaîne étatique TRT, devait être investi dimanche candidat du CHP à la prochaine élection présidentielle.

Mais le diplôme universitaire de l'édile, réélu triomphalement l'an dernier après avoir ravi Istanbul en 2019 au parti AKP (islamo-conservateur) au pouvoir, avait été annulé mardi soir, quelques heures avant son arrestation, ajoutant un obstacle sur sa route car la Constitution turque exige que tout candidat à la présidence justifie d'un diplôme d'enseignement supérieur.

- "Ni voleur, ni terroriste" -

Les charges pesant contre lui, en particulier celle de "soutien au terrorisme", font redouter à ses partisans qu'il puisse être incarcéré à l'issue de sa garde à vue dimanche et remplacé par un administrateur nommé par l'État.

"Le maire n'est ni corrompu, ni voleur, ni terroriste", a lancé jeudi soir le chef du CHP à la foule réunie devant l'hôtel de ville d'Istanbul, promettant de "ne pas abandonner la lutte jusqu'à ce qu'Imamoglu et les autres maires emprisonnés soient libérés".

Au total, 90 personnes, arrêtées pour la plupart en même temps que le maire, étaient toujours en garde à vue vendredi, selon la presse turque.

Cette contestation intervient un an après la débâcle subie par le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Erdogan lors d'élections municipales, dans un contexte de crise économique.

Les évènements ont pesé vendredi sur la Bourse d'Istanbul: peu avant 17H00 (14H00 GMT), son indice vedette chutait de près de 8%. Face à ce dévissage, les cotations ont été suspendues à deux reprises dans la matinée.

H.Ng--ThChM