The China Mail - Turquie: un mois après, le vent de fronde souffle toujours

USD -
AED 3.672504
AFN 63.999504
ALL 82.179533
AMD 367.110799
ANG 1.790403
AOA 917.496504
ARS 1491.974398
AUD 1.440746
AWG 1.8025
AZN 1.700677
BAM 1.714396
BBD 2.018662
BDT 123.526266
BGN 1.69088
BHD 0.377891
BIF 2982.757563
BMD 1
BND 1.29453
BOB 6.923833
BRL 5.1599
BSD 1.002275
BTN 95.132866
BWP 13.536992
BYN 2.862828
BYR 19600
BZD 2.01577
CAD 1.418465
CDF 2254.999756
CHF 0.807795
CLF 0.023547
CLP 926.750133
CNY 6.79415
CNH 6.799798
COP 3340.07
CRC 456.607396
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.654585
CZK 21.224038
DJF 178.479232
DKK 6.54592
DOP 59.186276
DZD 133.015804
EGP 48.816005
ERN 15
ETB 160.77919
EUR 0.875697
FJD 2.237702
FKP 0.74808
GBP 0.74865
GEL 2.644988
GGP 0.74808
GHS 11.438587
GIP 0.74808
GMD 73.494795
GNF 8790.245527
GTQ 7.647265
GYD 209.651122
HKD 7.84028
HNL 26.829418
HRK 6.598498
HTG 131.118513
HUF 311.077018
IDR 17999.1
ILS 3.045801
IMP 0.74808
INR 95.253101
IQD 1312.938289
IRR 1375000.000416
ISK 125.749536
JEP 0.74808
JMD 157.854137
JOD 0.708983
JPY 162.2555
KES 129.296981
KGS 87.449816
KHR 4026.139666
KMF 431.000007
KPW 900.00035
KRW 1507.585016
KWD 0.30985
KYD 0.8352
KZT 470.303604
LAK 22584.151473
LBP 89752.497162
LKR 335.562763
LRD 182.21184
LSL 16.279541
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428794
MAD 9.372107
MDL 17.63507
MGA 4249.686621
MKD 53.988122
MMK 2099.417966
MNT 3585.605216
MOP 8.09581
MRU 39.997721
MUR 47.159693
MVR 15.459974
MWK 1737.567826
MXN 17.494501
MYR 4.072956
MZN 63.909653
NAD 16.279612
NGN 1372.960086
NIO 36.719863
NOK 9.78569
NPR 152.214236
NZD 1.74961
OMR 0.384495
PAB 1.002279
PEN 3.407258
PGK 4.404804
PHP 61.5205
PKR 278.656189
PLN 3.766835
PYG 6101.831601
QAR 3.653879
RON 4.584796
RSD 102.777425
RUB 76.493984
RWF 1468.806704
SAR 3.72926
SBD 8.097299
SCR 14.028805
SDG 600.496797
SEK 9.68072
SGD 1.29234
SHP 0.746601
SLE 24.375003
SLL 20969.503664
SOS 572.75345
SRD 37.587033
STD 20697.981008
STN 21.476157
SVC 8.770123
SYP 110.532098
SZL 16.270375
THB 33.376501
TJS 9.265744
TMT 3.51
TND 2.964486
TOP 2.40776
TRY 46.857977
TTD 6.802274
TWD 32.059402
TZS 2627.509021
UAH 44.603564
UGX 3668.478261
UYU 40.339582
UZS 12044.179523
VES 674.08685
VND 26294.5
VUV 120.145102
WST 2.767779
XAF 575.002411
XAG 0.016498
XAU 0.000242
XCD 2.70255
XCG 1.806268
XDR 0.715112
XOF 574.99485
XPF 104.540673
YER 237.04992
ZAR 16.26985
ZMK 9001.199718
ZMW 18.466784
ZWL 321.999592
  • AEX

    -4.2100

    1074.76

    -0.39%

  • BEL20

    -71.5500

    5652.71

    -1.25%

  • PX1

    -167.0400

    8269.5

    -1.98%

  • ISEQ

    -295.9600

    13664.21

    -2.12%

  • OSEBX

    7.7800

    1953.77

    +0.4%

  • PSI20

    -86.9400

    9162.42

    -0.94%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -19.2200

    4669.76

    -0.41%

  • N150

    -45.5500

    4172.49

    -1.08%

Turquie: un mois après, le vent de fronde souffle toujours
Turquie: un mois après, le vent de fronde souffle toujours / Photo: © AFP/Archives

Turquie: un mois après, le vent de fronde souffle toujours

L'arrestation le 19 mars du maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu a débarrassé Recep Tayyip Erdogan de son plus coriace opposant. Mais un mois plus tard, le président turc peine à se défaire d'une contestation portée par la jeunesse.

Taille du texte:

Les grandes manifestations de la première semaine, quand des dizaines de milliers de personnes déferlaient chaque soir devant l'hôtel de ville d'Istanbul, et que des Turcs de tous âges descendaient dans les rues de dizaines de villes, sont révolues.

Les fêtes de la fin du ramadan ont ramené le calme, mais la contestation, inédite depuis le grand mouvement de Gezi parti de la place Taksim d'Istanbul en 2013, a repris depuis dix jours dans des universités d'Istanbul et d'Ankara.

Ces derniers jours, la fronde s'est répandue à des dizaines de lycées du pays où une décision du gouvernement AKP (islamo-conservateur) d'y remplacer certains enseignants, interprétée comme une tentative de reprise en main de ces établissements par le pouvoir, a mis le feu aux poudres.

"Le malaise (de la jeunesse) était déjà latent, mais il s'est cristallisé en un rejet plus explicite de l'AKP depuis la mi-mars", explique à l'AFP Demet Lüküslü, professeure de sociologie à l'université stambouliote de Yeditepe, selon laquelle une partie des jeunes "rejette le conservatisme et l'islamisation de la société" et réclame davantage de "droits et de libertés".

- "Briser le silence" -

L'arrestation d'Ekrem Imamoglu, investi candidat du principal parti de l'opposition (CHP, social-démocrate) à la présidentielle de 2028 le jour-même de son incarcération pour "corruption", a été le déclencheur d'une colère plus large, dans un pays dirigé depuis 2002 par le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Erdogan.

"C'est l'accumulation d'une colère, chez des millions de jeunes qui n'ont connu que l'AKP et qui ne sont pas pris en compte", confie Eda, 17 ans, en classe de terminale dans un lycée d'Istanbul où des blocages ont eu lieu cette semaine.

"Nous voulons briser le silence sur lequel le gouvernement a bâti son hégémonie", ajoute la lycéenne, qui ne souhaite pas donner son nom de famille, rappelant que plusieurs dizaines des 300 jeunes placés en détention depuis le début du mouvement de contestation demeurent incarcérés.

Vendredi, le procès de 189 personnes accusées d'avoir participé à des rassemblements interdits, dont de nombreux étudiants, s'est ouvert à Istanbul. Leurs soutiens - camarades, professeurs, députés de l'opposition - s'étaient réunis devant le tribunal.

"Nous n'avons pas peur", a martelé auprès de l'AFP Sümeyye Belentepe, une étudiante visée par un procès, qui aura lieu en septembre. "Désormais, nous sommes plus forts, plus unis" dans la lutte, souffle à ses côtés un autre élève, Ahmetcan Kaptan.

- Répercussions économiques -

L'arrestation du maire d'Istanbul, qualifiée de "coup d'Etat" par l'opposition, a aussi eu des répercussions économiques.

Outre les appels au boycott visant des entreprises proches du pouvoir, la Bourse d'Istanbul a reculé de presque 14% sur un mois, et la livre turque a perdu environ 4% face au dollar et presque 8% face à l'euro, atteignant un niveau historiquement bas malgré 50 milliards de dollars injectés par la banque centrale turque pour soutenir la devise.

Jeudi, la banque centrale a ainsi été contrainte de relever son taux directeur pour la première fois depuis mars 2024, de 42,5% à 46%.

Cette semaine, Devlet Bahçeli, le principal allié du président Erdogan, a exhorté la justice à juger le maire d'Istanbul dans les plus brefs délais, inquiet selon certains observateurs que l'agitation autour du sort de l'opposant N.1 ne perturbe les efforts entamés par le pouvoir turc pour parvenir au désarmement et à la dissolution du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Le chef du CHP, Özgür Özel, a réclamé à nouveau des élections anticipées, et appelé à un grand rassemblement samedi à Yozgat (centre), chef-lieu d'une province rurale du centre du pays.

Début avril, des agriculteurs y avaient écopé d'amendes pour avoir protesté contre l'arrestation d'Ekrem Imamoglu, à bord de leurs tracteurs.

L.Johnson--ThChM