The China Mail - Le procès d'un ex-rebelle syrien pour complicité de crimes de guerre s'ouvre à Paris

USD -
AED 3.672499
AFN 64.000201
ALL 82.179533
AMD 367.110799
ANG 1.790403
AOA 917.502706
ARS 1491.999198
AUD 1.440683
AWG 1.8025
AZN 1.700612
BAM 1.714396
BBD 2.018662
BDT 123.526266
BGN 1.69088
BHD 0.377891
BIF 2982.757563
BMD 1
BND 1.29453
BOB 6.923833
BRL 5.1728
BSD 1.002275
BTN 95.132866
BWP 13.536992
BYN 2.862828
BYR 19600
BZD 2.01577
CAD 1.41952
CDF 2254.999928
CHF 0.808555
CLF 0.023547
CLP 926.750026
CNY 6.79415
CNH 6.80155
COP 3337.66
CRC 456.607396
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.654585
CZK 21.240605
DJF 178.479232
DKK 6.549695
DOP 59.186276
DZD 133.248619
EGP 48.812116
ERN 15
ETB 160.77919
EUR 0.87618
FJD 2.239199
FKP 0.74808
GBP 0.748755
GEL 2.645029
GGP 0.74808
GHS 11.438587
GIP 0.74808
GMD 73.498478
GNF 8790.245527
GTQ 7.647265
GYD 209.651122
HKD 7.841665
HNL 26.829418
HRK 6.601703
HTG 131.118513
HUF 311.570504
IDR 17998
ILS 3.03695
IMP 0.74808
INR 95.10515
IQD 1312.938289
IRR 1374999.999752
ISK 125.810213
JEP 0.74808
JMD 157.854137
JOD 0.709001
JPY 162.346497
KES 129.250152
KGS 87.450453
KHR 4026.139666
KMF 430.999912
KPW 900.00035
KRW 1508.225012
KWD 0.30976
KYD 0.8352
KZT 470.303604
LAK 22584.151473
LBP 89752.497162
LKR 335.562763
LRD 182.21184
LSL 16.279541
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428794
MAD 9.372107
MDL 17.63507
MGA 4249.686621
MKD 54.023855
MMK 2099.417966
MNT 3585.605216
MOP 8.09581
MRU 39.997721
MUR 47.079621
MVR 15.460014
MWK 1737.567826
MXN 17.498102
MYR 4.077298
MZN 63.909811
NAD 16.279612
NGN 1372.729744
NIO 36.719493
NOK 9.78753
NPR 152.214236
NZD 1.75514
OMR 0.384497
PAB 1.002279
PEN 3.407258
PGK 4.404804
PHP 61.532024
PKR 278.656189
PLN 3.76895
PYG 6101.831601
QAR 3.653879
RON 4.586199
RSD 102.818979
RUB 76.498311
RWF 1468.806704
SAR 3.72926
SBD 8.097299
SCR 13.05529
SDG 600.498045
SEK 9.686201
SGD 1.292255
SHP 0.746601
SLE 24.37498
SLL 20969.503664
SOS 572.75345
SRD 37.586977
STD 20697.981008
STN 21.476157
SVC 8.770123
SYP 110.532098
SZL 16.270375
THB 33.362501
TJS 9.265744
TMT 3.51
TND 2.964486
TOP 2.40776
TRY 46.861498
TTD 6.802274
TWD 31.988497
TZS 2624.995026
UAH 44.603564
UGX 3668.478261
UYU 40.339582
UZS 12044.179523
VES 674.08685
VND 26295
VUV 120.145102
WST 2.767779
XAF 575.002411
XAG 0.01651
XAU 0.000242
XCD 2.70255
XCG 1.806268
XDR 0.715112
XOF 574.99485
XPF 104.540673
YER 237.049721
ZAR 16.269802
ZMK 9001.197998
ZMW 18.466784
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.4600

    1079

    -0.32%

  • BEL20

    -8.0300

    5724.43

    -0.14%

  • PX1

    -43.2500

    8436.24

    -0.51%

  • ISEQ

    0.0000

    13960.76

    0%

  • OSEBX

    7.7500

    1945.97

    +0.4%

  • PSI20

    32.2600

    9249.11

    +0.35%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -19.2200

    4669.76

    -0.41%

  • N150

    -19.9200

    4217.93

    -0.47%

Le procès d'un ex-rebelle syrien pour complicité de crimes de guerre s'ouvre à Paris
Le procès d'un ex-rebelle syrien pour complicité de crimes de guerre s'ouvre à Paris / Photo: © AFP

Le procès d'un ex-rebelle syrien pour complicité de crimes de guerre s'ouvre à Paris

Le procès d'un ex-rebelle salafiste, Majdi Nema, s'ouvre mardi devant la cour d'assises de Paris, qui va le juger pour complicité de crimes de guerre commis entre 2013 et 2016 en Syrie, en vertu du principe de la compétence universelle de la justice française.

Taille du texte:

Cet ancien membre de Jaysh al-Islam (JAI, Armée de l'islam), âgé aujourd'hui de 36 ans, conteste les accusations, affirmant n'avoir eu qu'un "rôle limité" dans ce groupe prônant la charia et qui combattait le régime syrien.

Placé en détention provisoire depuis janvier 2020, il va comparaître pour complicité de crimes de guerre et entente en vue de la préparation de crimes de guerre. Il est notamment soupçonné d'avoir aidé à enrôler des enfants ou des adolescents dans les rangs des "Lionceaux de l'islam" et à les former à l'action armée.

Pour ces faits, il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

"Ce dossier sera l'occasion de mettre en lumière toute la complexité du conflit syrien qui ne se limitait pas aux crimes du régime", estime Marc Bailly, avocat de la Fédération internationale des droits humains (FIDH) et de plusieurs parties civiles aux côtés de Me Clémence Bectarte.

Il s'agit du deuxième procès qui se tient en France concernant les crimes commis en Syrie, après un premier tenu par défaut en mai 2024 visant de hauts dignitaires du régime syrien, condamnés pour la disparition forcée et la mort de deux Franco-Syriens.

Ex-officier de l'armée syrienne, Majdi Nema avait fait défection en novembre 2012 pour rejoindre Zahran Alloush, fondateur et commandant en chef de Liwa al-Islam, devenu JAI en 2013. Ce groupe avait pris dès 2011 le contrôle de la Ghouta orientale, au nord-est de Damas, et est aujourd'hui soupçonné d'être impliqué dans la commission de crimes de guerre commis notamment au préjudice de la population civile.

Connu sous le nom de guerre d'Islam Alloush, il affirme avoir quitté la Ghouta orientale fin mai 2013 pour rejoindre la Turquie, d'où il agissait comme porte-parole de JAI, ce qui prouverait qu'il n'a pu commettre les crimes reprochés. Il dit avoir quitté le groupe en 2016.

En novembre 2019, il était arrivé en France pour suivre comme étudiant un cycle de conférences à l'Institut de recherche sur le monde arabe et musulman de l'université Aix-Marseille.

- Compétence contestée -

Alors qu'une plainte avait été déposée en France contre JAI quelques mois auparavant, il avait été interpellé en janvier 2020 et mis en examen par un juge du pôle crimes contre l'humanité du tribunal de Paris.

Au terme de la procédure, il avait aussi été renvoyé devant les assises pour complicité de disparitions forcées. Il était mis en cause, en tant que membre de JAI, dans l'enlèvement le 9 décembre 2013 de quatre militants des droits humains, dont l'avocate et journaliste syrienne Razan Zeitouneh, jamais retrouvés.

Mais la cour d'appel de Paris a annulé ces poursuites en novembre 2023 pour des raisons procédurales, même si elle affirmait dans son arrêt que "Jaysh al-Islam doit être considéré comme responsable de la disparition" des quatre activistes. Ce qui avait été ensuite validé par la Cour de cassation.

Pendant l'instruction, la défense de Majdi Nema a contesté le principe de la compétence universelle de la justice française, qui lui permet de juger un étranger pour des crimes contre l'humanité ou des crimes de guerre commis à l'étranger contre des étrangers, mais la Cour de cassation a rejeté son pourvoi.

Pour les avocats de l'accusé, Romain Ruiz et Raphaël Kempf, la chute en décembre 2024 du régime de Bachar al-Assad ouvre de nouvelles perspectives et pose la "question de la légitimité" de ce procès.

Me Bailly rétorque qu'"en l'état actuel, il est impossible de faire un procès en Syrie pour ces crimes".

D'autant que le flou règne sur les rapports entre le groupe et les nouvelles autorités syriennes.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, JAI avait des liens avec le groupe rebelle islamiste Hayat Tahrir al-Sham, dirigé par Ahmad al-Chareh, désormais président par intérim du pays. JAI pourrait agir sous d'autres noms depuis que le nouveau pouvoir a annoncé la dissolution des groupes armés et leur intégration dans la nouvelle armée.

Verdict prévu le 27 mai.

G.Fung--ThChM