The China Mail - Au Carlton de Cannes, un maître d'hôtel qui "gère l'imprévisible" depuis 40 ans

USD -
AED 3.672503
AFN 66.106128
ALL 82.462283
AMD 381.646874
ANG 1.790403
AOA 917.000148
ARS 1449.548502
AUD 1.49698
AWG 1.8025
AZN 1.699682
BAM 1.666106
BBD 2.015555
BDT 122.381003
BGN 1.666698
BHD 0.376969
BIF 2960.464106
BMD 1
BND 1.286514
BOB 6.930128
BRL 5.518497
BSD 1.000707
BTN 90.075562
BWP 13.139445
BYN 2.939776
BYR 19600
BZD 2.012659
CAD 1.37175
CDF 2165.000181
CHF 0.79186
CLF 0.022945
CLP 900.139759
CNY 6.996404
CNH 6.97704
COP 3769.96
CRC 497.073782
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.933689
CZK 20.57385
DJF 177.719917
DKK 6.35495
DOP 63.090461
DZD 129.565162
EGP 47.637499
ERN 15
ETB 155.306806
EUR 0.85088
FJD 2.273302
FKP 0.743772
GBP 0.742065
GEL 2.695023
GGP 0.743772
GHS 10.508067
GIP 0.743772
GMD 74.000384
GNF 8754.802491
GTQ 7.675532
GYD 209.36909
HKD 7.78727
HNL 26.382819
HRK 6.412798
HTG 130.968506
HUF 326.910092
IDR 16675
ILS 3.186885
IMP 0.743772
INR 89.986897
IQD 1310.962883
IRR 42125.000202
ISK 125.249629
JEP 0.743772
JMD 159.029535
JOD 0.709013
JPY 156.670499
KES 129.090018
KGS 87.4435
KHR 4009.813693
KMF 419.999829
KPW 899.994146
KRW 1441.302556
KWD 0.30769
KYD 0.833994
KZT 507.398605
LAK 21633.571009
LBP 89616.523195
LKR 309.880992
LRD 178.128754
LSL 16.565363
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 5.41968
MAD 9.125364
MDL 16.842652
MGA 4593.353608
MKD 52.457549
MMK 2101.528199
MNT 3558.945081
MOP 8.023887
MRU 39.738642
MUR 46.249901
MVR 15.449429
MWK 1735.285849
MXN 17.98585
MYR 4.056972
MZN 63.909983
NAD 16.565293
NGN 1446.620166
NIO 36.826906
NOK 10.072175
NPR 144.120729
NZD 1.737025
OMR 0.384498
PAB 1.000716
PEN 3.366031
PGK 4.262823
PHP 58.915027
PKR 280.231968
PLN 3.58865
PYG 6569.722371
QAR 3.640127
RON 4.337801
RSD 99.959984
RUB 78.986956
RWF 1458.083093
SAR 3.750501
SBD 8.136831
SCR 13.817007
SDG 601.499662
SEK 9.207981
SGD 1.284905
SHP 0.750259
SLE 24.050158
SLL 20969.503664
SOS 570.932045
SRD 38.126498
STD 20697.981008
STN 20.871136
SVC 8.756506
SYP 11056.904457
SZL 16.560607
THB 31.487957
TJS 9.241824
TMT 3.51
TND 2.91815
TOP 2.40776
TRY 42.993903
TTD 6.802286
TWD 31.318703
TZS 2470.315997
UAH 42.338589
UGX 3623.089636
UYU 39.186789
UZS 12013.255301
VES 297.770445
VND 26300
VUV 120.790512
WST 2.775488
XAF 558.798674
XAG 0.013939
XAU 0.000231
XCD 2.70255
XCG 1.803607
XDR 0.694966
XOF 558.798674
XPF 101.595577
YER 238.449787
ZAR 16.55724
ZMK 9001.195038
ZMW 22.191554
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.0000

    951.29

    0%

  • BEL20

    0.5100

    5078.43

    +0.01%

  • PX1

    -18.7900

    8149.5

    -0.23%

  • ISEQ

    -26.2500

    13099.35

    -0.2%

  • OSEBX

    11.5700

    1687.77

    +0.69%

  • PSI20

    0.0000

    8263.65

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    44.9900

    4210.67

    +1.08%

  • N150

    -0.7600

    3794.14

    -0.02%

Au Carlton de Cannes, un maître d'hôtel qui "gère l'imprévisible" depuis 40 ans
Au Carlton de Cannes, un maître d'hôtel qui "gère l'imprévisible" depuis 40 ans / Photo: © AFP/Archives

Au Carlton de Cannes, un maître d'hôtel qui "gère l'imprévisible" depuis 40 ans

Voilà près de 40 ans qu'il "gère l'imprévisible": entré au Carlton de Cannes en 1987, Jean-François Pomares quittera ses fonctions de maître d'hôtel dans quelques mois, après une carrière passée à satisfaire les demandes des célébrités comme des clients ordinaires, avec pour règle d'or de ne jamais dire non.

Taille du texte:

Dans son métier, le "non" est "impossible" parce que "vous fermez la discussion", explique à l'AFP celui qui a commencé à travailler pour le palace alors qu'il n'avait que 15 ans et y a vu défiler les plus grandes stars internationales, de Sylvester Stallone à Arnold Schwarzenegger en passant par Tony Curtis, Dennis Hopper, Michael Jackson ou, plus récemment, Robert de Niro.

"On est vraiment là pour aller au maximum de ce que l'on peut faire" pour le client, ajoute l'homme de 61 ans, souriant, en veste blanche et noeud papillon noir, qui s'assure tous les soirs que le service du restaurant "Riviera" se déroule dans les meilleures conditions.

"La nuit, c'est mon élément, c'est là où je m'épanouis", affirme le maître d'hôtel, qui finit de travailler vers 3 ou 4 heures du matin. Un moment propice aussi aux rencontres, qui ont émaillé sa carrière, comme lors de cette soirée d'hiver où Alain Delon l'aborde.

"Il m'a demandé que je lui ouvre le grand salon", là où "se sont passés des dîners du festival du film", relate Jean-François Pomares. Puis, "pendant quinze minutes, il a commencé à m'expliquer qu'à telle table, il y avait untel, etc."

"Je pense que, ce soir-là, il avait besoin de retrouver son passé", se souvient celui qui confie n'être "jamais allé voir un film" durant le festival, l'événement qui lance la saison estivale du palace.

Un autre fois, c'est avec l'actrice américaine Sharon Stone, venue dîner, qu'il a la chance de discuter.

"C'était la table 24, je m'en rappelle encore". A l'époque, "elle n'était pas du tout connue", se remémore-t-il. "Elle est revenue peut-être deux-trois ans après. Là, c'était vraiment une star mondiale (...) et j'ai eu le plaisir qu'elle me reconnaisse."

- "Hurluberlus" du festival -

Quand il prend son service, Jean-François Pomares fait d'abord la jonction avec l'équipe du matin: "La transmission d'information représente 70% de notre travail. Si on sait ce que la personne va prendre, où elle veut s'asseoir, à quelle heure elle va arriver, si elle est en retard ou pas, ça nous permet de pouvoir anticiper pas mal de choses", souligne-t-il.

Même si "mon rôle est de toujours préparer l'imprévisible", poursuit le maître d'hôtel. "Mais moi j'adore, c'est l'adrénaline qui me fait vibrer!"

Comme quand un client lui demande à l'improviste d'organiser sa demande en mariage sur le ponton de la plage.

"Il a fallu trouver un bouquet de fleurs et dresser quelque chose au bout du ponton. Je ne suis pas très décorateur dans l'âme, pas très bricoleur et il faut vite réfléchir (...) parce qu'après il allait faire nuit", se souvient celui qui a ensuite été invité au mariage, également au Carlton.

"On a aussi beaucoup d'hurluberlus qui viennent parce que c'est le festival, pour peut-être trouver un rôle", relève-t-il, précisant que, dans son métier, le sourire est "une langue internationale qui ouvre les portes".

"Notre force, c'est de nous adapter à tout le monde, d'être en adéquation avec toutes les personnes qu'on peut croiser, qu'elles soient des célébrités ou pas", complète le maître d'hôtel, qui dit avoir très rarement eu affaire à des gens abjects.

Un jour, il accueille un couple de septuagénaires qu'il ne sent "pas du tout à l'aise, pas du tout dans leur univers."

"Jusqu'au moment où la dame me dit: +vous savez, monsieur, mon mari et moi, on travaillait à l'hôpital de la Timone à Marseille. Mon mari était agent d'entretien. Moi, je travaillais à la cantine. C'est nos enfants qui nous ont offert ça+", relate-t-il.

"Je me suis arraché comme jamais pour qu'ils repartent avec un souvenir exceptionnel" de leur soirée, à tel point "qu'une semaine plus tard, leur fille m'a appelé pour me dire +merci+".

S.Wilson--ThChM