The China Mail - Procès Bolsonaro: fin de la 1ère journée, un des accusés confirme un projet d'"état de siège" en 2022

USD -
AED 3.672496
AFN 63.501197
ALL 83.072963
AMD 375.623475
ANG 1.790083
AOA 917.000069
ARS 1389.835001
AUD 1.448006
AWG 1.8
AZN 1.697841
BAM 1.695072
BBD 2.009612
BDT 122.428639
BGN 1.709309
BHD 0.377609
BIF 2964.709145
BMD 1
BND 1.2851
BOB 6.894519
BRL 5.156952
BSD 0.997742
BTN 92.939509
BWP 13.688562
BYN 2.956504
BYR 19600
BZD 2.006665
CAD 1.392785
CDF 2295.999651
CHF 0.798375
CLF 0.023224
CLP 916.999716
CNY 6.885602
CNH 6.88361
COP 3662.46
CRC 464.279833
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.56558
CZK 21.24979
DJF 177.673004
DKK 6.474098
DOP 60.312178
DZD 133.062353
EGP 54.236094
ERN 15
ETB 155.800822
EUR 0.866297
FJD 2.253798
FKP 0.755399
GBP 0.755645
GEL 2.685023
GGP 0.755399
GHS 10.970563
GIP 0.755399
GMD 74.000231
GNF 8752.513347
GTQ 7.632939
GYD 208.828972
HKD 7.83676
HNL 26.504427
HRK 6.526097
HTG 130.952897
HUF 333.592497
IDR 17006
ILS 3.12724
IMP 0.755399
INR 92.62535
IQD 1307.141959
IRR 1319124.999964
ISK 125.120297
JEP 0.755399
JMD 157.303566
JOD 0.708993
JPY 159.552503
KES 129.797745
KGS 87.44973
KHR 3990.137323
KMF 427.000333
KPW 899.984966
KRW 1509.289674
KWD 0.30934
KYD 0.831502
KZT 472.805432
LAK 21970.392969
LBP 89502.03926
LKR 314.804623
LRD 183.088277
LSL 16.955078
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380628
MAD 9.374033
MDL 17.55613
MGA 4171.343141
MKD 53.422776
MMK 2099.725508
MNT 3578.768806
MOP 8.055104
MRU 39.637211
MUR 46.940202
MVR 15.459712
MWK 1730.071718
MXN 17.852885
MYR 4.031026
MZN 63.949845
NAD 16.954711
NGN 1378.750052
NIO 36.712196
NOK 9.754755
NPR 148.701282
NZD 1.75151
OMR 0.384545
PAB 0.997734
PEN 3.45194
PGK 4.316042
PHP 60.225005
PKR 278.39991
PLN 3.708349
PYG 6454.29687
QAR 3.638018
RON 4.416301
RSD 101.772347
RUB 80.185502
RWF 1457.240049
SAR 3.754249
SBD 8.038772
SCR 14.425806
SDG 601.000202
SEK 9.43975
SGD 1.285802
SHP 0.750259
SLE 24.650076
SLL 20969.510825
SOS 570.192924
SRD 37.350974
STD 20697.981008
STN 21.233539
SVC 8.730169
SYP 111.309257
SZL 16.948198
THB 32.600496
TJS 9.563492
TMT 3.51
TND 2.941459
TOP 2.40776
TRY 44.592198
TTD 6.768937
TWD 31.938504
TZS 2600.000224
UAH 43.698134
UGX 3743.234401
UYU 40.405091
UZS 12122.393971
VES 473.390499
VND 26340
VUV 119.350864
WST 2.77386
XAF 568.506489
XAG 0.013693
XAU 0.000214
XCD 2.70255
XCG 1.798209
XDR 0.70704
XOF 568.516344
XPF 103.361457
YER 238.649795
ZAR 16.970895
ZMK 9001.202795
ZMW 19.281421
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Procès Bolsonaro: fin de la 1ère journée, un des accusés confirme un projet d'"état de siège" en 2022
Procès Bolsonaro: fin de la 1ère journée, un des accusés confirme un projet d'"état de siège" en 2022 / Photo: © AFP

Procès Bolsonaro: fin de la 1ère journée, un des accusés confirme un projet d'"état de siège" en 2022

Jair Bolsonaro a évalué la possibilité de décréter l'"état de siège" et de convoquer de nouvelles élections après sa défaite face à Lula en 2022, a affirmé un des accusés lors de la première journée lundi du procès historique contre l'ex-président brésilien, qui encourt une lourde peine de prison pour tentative de coup d'Etat.

Taille du texte:

Ces propos devant la Cour suprême ont été tenus par Mauro Cid, aide de camp de l'ancien dirigeant d'extrême droite durant son mandat (2019-2022), dont l'interrogatoire a duré environ quatre heures lors d'une audience retransmise en direct à la télévision.

M. Bolsonaro, 70 ans, doit lui aussi être interrogé cette semaine, au même titre que sept autres co-accusés parmi ses plus proches collaborateurs, notamment d'anciens ministres et des militaires de haut rang.

Vêtu d'un costume sombre et non de son habituelle tenue décontractée, l'ex-président s'est assis sur le banc des accusés face à Alexandre de Moraes, magistrat puissant et controversé en charge de ce dossier, considéré comme l'ennemi numéro un du camp Bolsonaro.

Selon l'accusation, le supposé projet de coup d'Etat, qui prévoyait jusqu'à l'assassinat de Lula, n'a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire. Les accusés encourent une peine pouvant aller jusqu'à 40 ans de prison.

Inéligible jusqu'en 2030, Jair Bolsonaro demeure néanmoins le meneur incontesté de l'opposition face à Lula. Il clame son innocence, criant à la "persécution politique" pour l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2026, alors qu'il espère encore faire annuler son inéligibilité.

"Il n'y a aucune raison de me condamner, j'ai la conscience tranquille", a déclaré l'ex-président à un groupe de journalistes lors d'une pause durant l'audience.

- Un traître -

La série d'interrogatoires a débuté avec Mauro Cid, considéré comme un traître par les bolsonaristes pour avoir noué un accord de collaboration avec les autorités dans l'espoir d'une réduction de peine.

Selon lui, Jair Bolsonaro a "reçu, lu", puis "retouché" un projet de décret présenté par de proches conseillers prévoyant l'instauration d'un "état de siège", l'"arrestation d'autorités" et la création d'un "conseil électoral" pour réaliser un nouveau scrutin après la présidentielle de 2022 remportée par Lula.

Parfois hésitant dans ses réponses, Mauro Cid a répété à plusieurs reprises "je ne me souviens pas", quand on lui posait des questions sur les dates, horaires ou lieux où il aurait été témoin des supposées velléités putschistes de l'ex-président et son entourage.

Il a par ailleurs confirmé que l'un des autres accusés, le général Walter Braga Netto, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Jair Bolsonaro, lui avait remis de l'argent dans une caisse de vin.

Selon les enquêteurs, cet argent était censé financer une opération de militaires des forces spéciales pour assassiner Lula et d'autres autorités.

- "Heure de vérité" -

Les interrogatoires sont menés au siège de la Cour suprême à Brasilia, un des lieux saccagés le 8 janvier 2023 par des milliers de bolsonaristes réclamant une intervention militaire pour renverser Lula, une semaine après l'investiture de ce dernier.

L'ex-directeur de l'agence brésilienne de renseignement et député Alexandre Ramagem a également été interrogé lundi. Il a assuré n'avoir jamais partagé ses "notes privées" avec l'ex-président Bolsonaro sur une prétendue fraude dans les urnes, qui, selon le parquet, avait été pensée pour appuyer les arguments en faveur de l'instauration de l'état de siège.

Les audiences closes pour lundi pourront s'étendre tout au long de la semaine, sachant que Jair Bolsonaro est le sixième dans l'ordre fixé par la cour.

Même s'il a le droit de garder le silence à la barre, l'ex-président avait assuré jeudi qu'il répondrait "sans aucun problème" aux questions qui lui seront posées.

"C'est l'heure de vérité", a-t-il résumé vendredi, durant un événement du Parti Libéral, sa formation politique.

Le verdict ne devrait pas être connu avant plusieurs mois. Après les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense, les cinq juges de la première chambre de la Cour suprême doivent voter pour décider s'ils condamnent ou non les accusés, et, le cas échéant, fixer les peines.

"L'histoire du Brésil est en train d'être écrite", résume à l'AFP Marcio Coimbra, directeur du groupe de réflexion Casa Politica.

A.Sun--ThChM