The China Mail - En Hongrie, la détresse de trois médias dans le viseur du pouvoir

USD -
AED 3.6725
AFN 63.500824
ALL 83.072963
AMD 375.623475
ANG 1.790083
AOA 916.999968
ARS 1389.4679
AUD 1.447408
AWG 1.8
AZN 1.704105
BAM 1.695072
BBD 2.009612
BDT 122.428639
BGN 1.709309
BHD 0.377609
BIF 2964.709145
BMD 1
BND 1.2851
BOB 6.894519
BRL 5.158298
BSD 0.997742
BTN 92.939509
BWP 13.688562
BYN 2.956504
BYR 19600
BZD 2.006665
CAD 1.391855
CDF 2295.999923
CHF 0.797975
CLF 0.023224
CLP 917.000181
CNY 6.885598
CNH 6.8823
COP 3662.46
CRC 464.279833
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.56558
CZK 21.229903
DJF 177.673004
DKK 6.47254
DOP 60.312178
DZD 133.062353
EGP 54.225598
ERN 15
ETB 155.800822
EUR 0.86614
FJD 2.253798
FKP 0.755399
GBP 0.755375
GEL 2.685001
GGP 0.755399
GHS 10.970563
GIP 0.755399
GMD 74.000355
GNF 8752.513347
GTQ 7.632939
GYD 208.828972
HKD 7.837415
HNL 26.504427
HRK 6.529021
HTG 130.952897
HUF 333.787994
IDR 16989.95
ILS 3.136855
IMP 0.755399
INR 92.680196
IQD 1307.141959
IRR 1319125.000261
ISK 125.069782
JEP 0.755399
JMD 157.303566
JOD 0.708998
JPY 159.59897
KES 129.804652
KGS 87.448804
KHR 3990.137323
KMF 427.000013
KPW 899.984966
KRW 1508.925041
KWD 0.30934
KYD 0.831502
KZT 472.805432
LAK 21970.392969
LBP 89502.03926
LKR 314.804623
LRD 183.088277
LSL 16.955078
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380628
MAD 9.374033
MDL 17.55613
MGA 4171.343141
MKD 53.422776
MMK 2099.725508
MNT 3578.768806
MOP 8.055104
MRU 39.637211
MUR 46.940154
MVR 15.45972
MWK 1730.071718
MXN 17.844815
MYR 4.031024
MZN 63.949922
NAD 16.954711
NGN 1378.750063
NIO 36.712196
NOK 9.744502
NPR 148.701282
NZD 1.75222
OMR 0.384545
PAB 0.997734
PEN 3.45194
PGK 4.316042
PHP 60.415499
PKR 278.39991
PLN 3.70495
PYG 6454.29687
QAR 3.638018
RON 4.415102
RSD 101.772347
RUB 80.163971
RWF 1457.240049
SAR 3.754249
SBD 8.038772
SCR 14.425806
SDG 600.999763
SEK 9.431399
SGD 1.285395
SHP 0.750259
SLE 24.649948
SLL 20969.510825
SOS 570.192924
SRD 37.35098
STD 20697.981008
STN 21.233539
SVC 8.730169
SYP 111.309257
SZL 16.948198
THB 32.57994
TJS 9.563492
TMT 3.51
TND 2.941459
TOP 2.40776
TRY 44.592494
TTD 6.768937
TWD 31.951799
TZS 2599.999902
UAH 43.698134
UGX 3743.234401
UYU 40.405091
UZS 12122.393971
VES 473.390503
VND 26342.5
VUV 119.350864
WST 2.77386
XAF 568.506489
XAG 0.013691
XAU 0.000214
XCD 2.70255
XCG 1.798209
XDR 0.70704
XOF 568.516344
XPF 103.361457
YER 238.650389
ZAR 16.953851
ZMK 9001.187821
ZMW 19.281421
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

En Hongrie, la détresse de trois médias dans le viseur du pouvoir
En Hongrie, la détresse de trois médias dans le viseur du pouvoir / Photo: © AFP

En Hongrie, la détresse de trois médias dans le viseur du pouvoir

"Une arme politique" pour museler la presse indépendante: le projet de loi visant à sanctionner les médias "financés depuis l'étranger" suscite l'émoi en Hongrie, dans un paysage transformé par 15 ans au pouvoir de Viktor Orban.

Taille du texte:

Le vote prévu au Parlement cette semaine a certes été repoussé à l'automne mais selon trois cibles ouvertement visées par le pouvoir, le danger est loin d'être écarté.

"Ils n'ont pas retiré le texte", rappelle à l'AFP Peter Uj, rédacteur en chef du site d'information 444, le but du gouvernement restant "inchangé": "faire taire ou discréditer certains médias, ONG ou personnes".

Après déjà plusieurs rassemblements, le combat continue dans la rue: des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi en fin d'après-midi à Budapest, s'inquiétant de la "poutinisation" de la Hongrie.

Selon le pouvoir, cette législation sur "la transparence de la vie publique" vise à protéger le pays d'Europe centrale contre "l'ingérence étrangère" et la désinformation.

Mais ses détracteurs la comparent à la loi russe sur les "agents de l'étranger".

Elle a été condamnée par le Conseil de l'Europe et la Commission européenne, tout comme par des centaines d'organisations et de journaux y voyant une violation des droits fondamentaux.

- "Etat de peur permanent" -

Pour le journaliste, ce n'est "que le dernier développement" dans la politique illibérale mise en place par le Premier ministre nationaliste depuis 2010.

D'un côté, des médias passés sous sa coupe, de l'autre, de rares voix critiques qui restent influentes mais sont soumises à d'importantes pressions.

En 25e position du classement de Reporters sans frontières (RSF) sur la liberté de la presse en 2009, la Hongrie est tombée cette année au 68e rang sur 180 pays.

Cette loi "idiote et absurde" est "une arme politique destinée à nous maintenir dans un état permanent de peur", estime M. Uj, 53 ans, dont le site fondé en 2013 emploie environ 35 journalistes.

Concrètement, tout organisme "menaçant la souveraineté de la Hongrie en utilisant des fonds étrangers pour influencer la vie publique" pourra être placé sur liste noire. A la clé, de possibles amendes et l'interdiction de bénéficier des donations de contribuables, essentielles à la survie de beaucoup.

En réalité, "nous ne savons pas ce qui va réellement se passer", souligne le responsable de 444. "Car c'est là une autre arme clé du système Orban: nous menacer constamment de nouvelles lois qui ne seront peut-être jamais pleinement appliquées".

Ce média, qui collabore dans l'investigation numérique avec l'AFP via son partenaire Lakmusz, peut se targuer de plusieurs scoops. Il a notamment révélé le scandale de la grâce accordée dans une affaire de pédophilie, ayant abouti à la démission de la présidente Katalin Novak, fidèle de Viktor Orban.

- "Sournoise" -

Chez Telex, un des médias en ligne les plus lus de Hongrie, on reste aussi vigilant malgré le report annoncé.

"Le pistolet chargé est sur la table", résume Tamas Nemet, à la tête d'une centaine de journalistes. Mais son site "surmontera les obstacles" placés sur sa route par le pouvoir car, lance-t-il, "on ne peut bannir la vérité".

Des épreuves, il en a traversées: Telex a été créé en 2021 par des anciens du média Index, partis comme chez 444 pour protester contre des ingérences politiques présumées.

"On a réussi à reconstruire un lieu de travail indépendant" financé par la publicité et les abonnements "et le pouvoir ne peut pas le supporter", souffle le quadragénaire.

Dernière du trio visé par le gouvernement, la chaîne Partizan, qui a su se faire une place remarquée sur YouTube depuis son émergence en 2018, salue la mobilisation de l'opinion publique contre cette législation "sournoise" synonyme de mort économique, selon son fondateur Marton Gulyas.

A 39 ans, cet ancien comédien fait vivre son équipe de 70 personnes en partie grâce aux micro-dons de plus de 35.000 sympathisants lui reversant 1% de leurs impôts, un système dont le projet de loi le priverait... alors qu'il s'agit exclusivement de contributeurs hongrois, s'étonne-t-il.

Quant aux fonds venus d'Europe qui lui apportent la moitié de ses recettes, il ne voit pas où est le mal. "La Hongrie fait partie de l'UE depuis 2004. Or désormais on traite cet argent comme s'il venait de réseaux criminels!".

S.Davis--ThChM