The China Mail - Sri Lanka: des bols à aumônes bon marché bouleversent la vie des moines et des artisans

USD -
AED 3.6725
AFN 66.106128
ALL 82.462283
AMD 381.646874
ANG 1.790403
AOA 917.000363
ARS 1451.487697
AUD 1.493752
AWG 1.8025
AZN 1.705048
BAM 1.666106
BBD 2.015555
BDT 122.381003
BGN 1.666697
BHD 0.377011
BIF 2960.464106
BMD 1
BND 1.286514
BOB 6.930128
BRL 5.445071
BSD 1.000707
BTN 90.075562
BWP 13.139445
BYN 2.939776
BYR 19600
BZD 2.012659
CAD 1.37252
CDF 2164.999884
CHF 0.79284
CLF 0.022867
CLP 897.049747
CNY 6.996397
CNH 6.967425
COP 3770.75
CRC 497.073782
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.933689
CZK 20.613403
DJF 177.720473
DKK 6.370602
DOP 63.090461
DZD 129.761003
EGP 47.692902
ERN 15
ETB 155.306806
EUR 0.85291
FJD 2.280103
FKP 0.742037
GBP 0.74355
GEL 2.695011
GGP 0.742037
GHS 10.508067
GIP 0.742037
GMD 73.999778
GNF 8754.802491
GTQ 7.675532
GYD 209.36909
HKD 7.792605
HNL 26.382819
HRK 6.428304
HTG 130.968506
HUF 327.122501
IDR 16717.55
ILS 3.17473
IMP 0.742037
INR 90.186973
IQD 1310.962883
IRR 42125.000121
ISK 125.549724
JEP 0.742037
JMD 159.029535
JOD 0.708987
JPY 156.886014
KES 128.999741
KGS 87.443503
KHR 4009.813693
KMF 420.000284
KPW 900.018728
KRW 1445.90499
KWD 0.307399
KYD 0.833994
KZT 507.398605
LAK 21633.571009
LBP 89616.523195
LKR 309.880992
LRD 178.128754
LSL 16.565363
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 5.41968
MAD 9.125364
MDL 16.842652
MGA 4593.353608
MKD 52.521537
MMK 2099.849502
MNT 3560.529231
MOP 8.023887
MRU 39.738642
MUR 46.249715
MVR 15.450254
MWK 1735.285849
MXN 17.93691
MYR 4.053976
MZN 63.909872
NAD 16.565293
NGN 1442.960143
NIO 36.826906
NOK 10.07652
NPR 144.120729
NZD 1.732515
OMR 0.384496
PAB 1.000716
PEN 3.366031
PGK 4.262823
PHP 58.841503
PKR 280.231968
PLN 3.591701
PYG 6569.722371
QAR 3.640127
RON 4.340988
RSD 100.061987
RUB 80.049383
RWF 1458.083093
SAR 3.750174
SBD 8.136831
SCR 14.095469
SDG 601.504285
SEK 9.23097
SGD 1.286415
SHP 0.750259
SLE 24.049922
SLL 20969.503664
SOS 570.932045
SRD 38.126497
STD 20697.981008
STN 20.871136
SVC 8.756506
SYP 11057.202013
SZL 16.560607
THB 31.412017
TJS 9.241824
TMT 3.51
TND 2.91815
TOP 2.40776
TRY 43.02843
TTD 6.802286
TWD 31.417027
TZS 2480.00016
UAH 42.338589
UGX 3623.089636
UYU 39.186789
UZS 12013.255301
VES 297.770445
VND 26300
VUV 121.184452
WST 2.775493
XAF 558.798674
XAG 0.013457
XAU 0.000227
XCD 2.70255
XCG 1.803607
XDR 0.693651
XOF 558.798674
XPF 101.595577
YER 238.450535
ZAR 16.505395
ZMK 9001.190528
ZMW 22.191554
ZWL 321.999592
  • AEX

    15.5100

    966.77

    +1.63%

  • BEL20

    34.0300

    5112.58

    +0.67%

  • PX1

    42.3800

    8192.13

    +0.52%

  • ISEQ

    -19.6500

    13079.21

    -0.15%

  • OSEBX

    10.3000

    1698.11

    +0.61%

  • PSI20

    83.4600

    8347.16

    +1.01%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    44.9900

    4210.67

    +1.08%

  • N150

    24.6600

    3818.89

    +0.65%

Sri Lanka: des bols à aumônes bon marché bouleversent la vie des moines et des artisans
Sri Lanka: des bols à aumônes bon marché bouleversent la vie des moines et des artisans / Photo: © AFP

Sri Lanka: des bols à aumônes bon marché bouleversent la vie des moines et des artisans

Dans son atelier de tôle, Thenuwara Badalge Sarath s'échine à fabriquer des bols à aumône, mais depuis que des récipients moins chers et de piètre qualité ont envahi le Sri Lanka, le mode de vie des moines qui les utilisent est bouleversé.

Taille du texte:

Cet homme de 65 ans est le dernier forgeron de Panvila, un village situé près de la station balnéaire de Hikkaduwadu, dans le sud-ouest de l'île, autrefois un haut-lieu de la fabrication artisanale de ces "pathras".

Depuis des siècles, ces bols permettent aux moines de collecter leur nourriture quotidienne. Le couvercle leur sert d'assiette même si certains préfèrent manger directement dans la sébile.

"Quand mon père m'a appris le métier, plus de dix familles en fabriquaient", raconte-il à l'AFP en martelant un bout de métal.

"Je suis désormais le seul à perpétuer cette tradition", regrette M. Sarath, après la mort récente de son fils dans un accident de voiture.

Chaque semaine, cinq à six bols, fabriqués à partir de barils d'acier récupérés, sortent de son petit atelier. Ils sont vendus 600 roupies (1,70 euros) la pièce, contre 400 à 500 roupies pour ceux en aluminium, pour la plupart fabriqués en Chine.

"Ils sont moins chers et plus légers, nous ne pouvons pas rivaliser" constate-t-il.

A plusieurs reprises, le gouvernement a essayé d'en interdire l'importation, en vain.

L'île de 22 millions d'habitants, majoritairement bouddhistes, compte plus de 42.000 moines qui croulent sous les bols.

A la tête du temple de Gangaramaya, dans la capitale Colombo, Kirinde Assagi, explique que le bol est l'un des rares objets que les moines sont autorisés à posséder, avec deux robes, une ceinture, un tissu servant de filtre, un rasoir et une aiguille.

- Fin d'un rituel ancestral -

"C'est leur moyen de subsistance", insiste-t-il. "Lorsqu'un moine sort mendier avec son bol, il trouve de quoi se nourrir".

En offrant une sébile, les fidèles espèrent que cela leur apportera un bon karma, c'est pourquoi ils en reçoivent beaucoup, souligne-t-il.

A l'arrière de son temple, dans un entrepôt, gît une montagne de bols de mauvaise qualité, jetés au rebut. Les moines ne veulent même pas que les animaux domestiques mangent dedans.

"Nous perçons des trous au fond et les réutilisons comme pots pour les plantes".

M. Assagi affirme qu'en raison de leur mauvaise qualité, beaucoup de moines renoncent à leur rituel ancestral: parcourir, à l'aube, les rues pour collecter l'aumône auprès des habitants.

Dans le village d'Ingiriya, à 50 km au sud-est de Colombo, cette tradition perdure. Mais ailleurs dans le pays, il est de plus en rare de croiser le matin des hommes en robe couleur safran ou rouge un bol à la main.

Le temple Gangaramaya à Colombo mène une campagne pour améliorer la qualité des récipients offerts et préserver les rituels afin de maintenir des relations plus étroites avec les fidèles.

"Si les moines sortent quotidiennement, cela leur permet d'avoir un contact plus étroit avec les laïcs", affirme M. Assagi.

Contrairement au temple Gangaramaya, financièrement bien loti, les plus petits revendent parfois les bols dont ils ne savent que faire, ce qui nuit aux artisans traditionnels comme M. Sarath.

Quand les bols sont remis sur le marché, "nous avons du mal à vendre notre production", se lamente l'artisan, qui tente de convaincre les fidèles qu'il y a moins de mérite à offrir ces bols.

J.Liv--ThChM