The China Mail - Effondrements rue d'Aubagne à Marseille : prison ferme pour des copropriétaires, sursis pour l'élu et l'expert

USD -
AED 3.67315
AFN 63.495448
ALL 83.065048
AMD 376.960019
ANG 1.790083
AOA 917.000195
ARS 1385.9458
AUD 1.446341
AWG 1.8
AZN 1.704736
BAM 1.699144
BBD 2.014422
BDT 122.722731
BGN 1.709309
BHD 0.377573
BIF 2966
BMD 1
BND 1.288204
BOB 6.911051
BRL 5.157102
BSD 1.00013
BTN 93.154671
BWP 13.721325
BYN 2.963529
BYR 19600
BZD 2.011459
CAD 1.39165
CDF 2296.000491
CHF 0.79856
CLF 0.023224
CLP 916.999677
CNY 6.885603
CNH 6.88828
COP 3662.46
CRC 465.397112
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.874998
CZK 21.242698
DJF 177.719879
DKK 6.473803
DOP 60.724966
DZD 133.043328
EGP 54.231703
ERN 15
ETB 156.149758
EUR 0.8662
FJD 2.285973
FKP 0.750158
GBP 0.75565
GEL 2.684987
GGP 0.750158
GHS 11.025011
GIP 0.750158
GMD 73.999931
GNF 8774.999616
GTQ 7.651242
GYD 209.312427
HKD 7.83695
HNL 26.63065
HRK 6.528103
HTG 131.271448
HUF 332.924012
IDR 16972
ILS 3.125465
IMP 0.750158
INR 92.97395
IQD 1310
IRR 1319124.999929
ISK 125.110005
JEP 0.750158
JMD 157.682116
JOD 0.708974
JPY 159.479499
KES 130.099774
KGS 87.448799
KHR 4013.000017
KMF 426.999693
KPW 899.994443
KRW 1507.589857
KWD 0.30934
KYD 0.833496
KZT 473.939125
LAK 21949.999805
LBP 89550.000333
LKR 315.52795
LRD 183.800876
LSL 16.950349
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.390039
MAD 9.362501
MDL 17.597769
MGA 4165.00021
MKD 53.420757
MMK 2099.621061
MNT 3572.314592
MOP 8.074419
MRU 40.120444
MUR 46.949777
MVR 15.459392
MWK 1736.501301
MXN 17.85163
MYR 4.029901
MZN 63.950275
NAD 16.950151
NGN 1381.220207
NIO 36.714955
NOK 9.740215
NPR 149.047474
NZD 1.74857
OMR 0.384497
PAB 1.000126
PEN 3.452497
PGK 4.309015
PHP 60.319002
PKR 279.097754
PLN 3.705225
PYG 6469.6045
QAR 3.644998
RON 4.415195
RSD 101.742978
RUB 80.165707
RWF 1460
SAR 3.754117
SBD 8.038772
SCR 15.044443
SDG 600.999809
SEK 9.43223
SGD 1.284903
SHP 0.750259
SLE 24.64979
SLL 20969.510825
SOS 571.499729
SRD 37.351
STD 20697.981008
STN 21.625
SVC 8.75114
SYP 110.548921
SZL 16.949806
THB 32.597358
TJS 9.585632
TMT 3.51
TND 2.922498
TOP 2.40776
TRY 44.575798
TTD 6.78508
TWD 31.953096
TZS 2599.999804
UAH 43.803484
UGX 3752.226228
UYU 40.501271
UZS 12154.999988
VES 473.390501
VND 26336
VUV 120.132513
WST 2.770875
XAF 569.874593
XAG 0.013691
XAU 0.000214
XCD 2.70255
XCG 1.80252
XDR 0.703479
XOF 567.515562
XPF 103.84975
YER 238.649886
ZAR 16.935055
ZMK 9001.197205
ZMW 19.327487
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.0000

    975.86

    0%

  • BEL20

    0.0000

    5216.44

    0%

  • PX1

    0.0000

    7962.39

    0%

  • ISEQ

    0.0000

    12148.11

    0%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    0.0000

    9369.63

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    0.0000

    3943.17

    0%

Effondrements rue d'Aubagne à Marseille : prison ferme pour des copropriétaires, sursis pour l'élu et l'expert

Effondrements rue d'Aubagne à Marseille : prison ferme pour des copropriétaires, sursis pour l'élu et l'expert

Symbole du fléau du logement indigne à Marseille, le procès des effondrements mortels de la rue d'Aubagne s'est soldé lundi par de la prison ferme, sous bracelet électronique, pour trois copropriétaires et du sursis pour l'architecte-expert et l'ex-adjoint au maire mis en cause.

Taille du texte:

Ce jugement, rendu plus de six mois après le procès, était attendu par toute une ville, traumatisée par ces effondrements de deux immeubles, le 5 novembre 2018, au coeur de Marseille, dont le 65 rue d'Aubagne, où huit locataires avaient perdu la vie.

Parmi les 16 prévenus à ce dossier, dix au total ont finalement été condamnés, dont trois seulement à de la prison ferme, trois copropriétaires du 65.

La peine la plus sévère, de quatre ans de prison dont deux ans ferme à effectuer sous bracelet électronique, a été infligée à Xavier Cachard, alors élu au conseil régional Paca, coupable, avec le syndic de l'immeuble, des "fautes les plus graves" dans ce dossier, a estimé le tribunal correctionnel.

En tant que copropriétaire mais aussi avocat du syndic, il a adopté "une stratégie d'obtruction de réalisation des travaux nécessaires" dans l'immeuble, avec une "emprise manifeste sur les décisions et les votes", sans parler de son "indifférence déplorable" sur l'état du logement qu'il louait, a asséné le président du tribunal correctionnel de Marseille, Pascal Gand.

Juste avant que soit abordé le cas de Xavier Cachard, l'audience avait été interrompue près de 40 minutes après le malaise d'un autre copropriétaire, qui s'est effondré à l'énoncé de sa culpabilité.

- "Téléprison" -

Alors que le président énumérait les nombreux travaux - risques d'effondrement du plafond et du plancher, fils électriques apparents, déficit de chauffage, moisissures, punaises de lits - que Sébastien Ardilly aurait dû entreprendre, avec ses parents, dans le logement qu'ils louaient à une famille comorienne, dont un enfant de huit ans, le prévenu s'était effondré, nécessitant l'intervention des marins-pompiers.

Sébastien Ardilly a finalement été condamné à trois ans de prison donc un an ferme, sous bracelet électronique, son père Gilbert écopant lui de de la même peine que M. Cachard.

Des amendes importantes ont également été prononcées, jusqu'à 100.000 euros contre le cabinet Liautard, syndic du 65 rue d'Aubagne.

Le tribunal a donc largement suivi les parties civiles, qui avaient directement cité à comparaître les copropriétaires du 65 rue d'Aubagne, le seul immeuble habité lors du drame, après que ceux-ci avaient été épargnés par l'instruction.

Pour les prévenus qui avaient été poursuivis par les magistrats instructeurs, le tribunal s'est au contraire montré plus clément, prononçant uniquement des peines de prison avec sursis, et ce notamment contre le seul élu mis en cause dans ce dossier, Julien Ruas.

Alors adjoint au maire de Jean-Claude Gaudin, maire LR de la ville de 1995 à 2020, et chargé notamment du logement insalubre, il a été condamné à deux ans de prison avec sursis et une interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans. "Vous ne vous êtes aucunement mobilisé pour mettre en place une politique volontariste de lutte contre les immeubles en péril", a estimé le président.

L'architecte Richard Carta, qui avait qui avait bâclé une visite de l'immeuble quelques jours à peine avant le drame, laissant aussitôt les habitants réintégrer leurs appartements, a eu la même peine, assortie d'une interdiction définitive d'exercer ce métier.

- "Téléprison" -

En sortant de l'audience, des habitants de Marseille, venus en nombre écouter cette décision dans une ville minée par le logement indigne, ont crié "assassins" quand les principaux prévenus sont passés devant eux.

"C'est un jugement qui est quand même assez clément (...), on attendait quand même plus. Et effectivement, on est encore sous le choc", a réagi Anissa Harbaoui, coprésidente de l'Assemblée des délogés, regrettant qu'il n'y ait "aucune peine de prison ferme" et assimilant les peines sous bracelet électronique à du sursis.

"C'est de la téléprison", a dénoncé un autre membre de l'Assemblée des délogés, Stéphane Lécolier, en comparant ces peines à du "télétravail".

Les six semaines de débats à l'automne avaient permis d'établir que les effondrements le 5 novembre 2018 des numéros 63 (vide) et 65 étaient inéluctables, vu l'état du bâti.

Mais l'instruction avait seulement renvoyé quatre personnes devant le tribunal : Julien Ruas, Richard Carta, et deux personnes morales, le syndic du 65, le cabinet Liautard, et Marseille Habitat, bailleur social de la ville de Marseille propriétaire du numéro 63, laissé à l'état de ruine.

Insuffisant pour certaines parties civiles qui avaient donc cité à comparaître 12 personnes supplémentaires, dont plusieurs copropriétaires.

Au final, 16 personnes morales et physiques ont donc été jugées, pour différents délits, notamment homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité, un délit punissable de cinq ans de prison maximum, et soumission de personnes vulnérables dont au moins un mineur à des conditions d'hébergement indigne, des faits qui peuvent valoir jusqu'à dix ans d'emprisonnement.

Durant les débats, les prévenus avaient contesté en bloc, les avocats plaidant des relaxes en cascade.

W.Tam--ThChM