The China Mail - Brésil: à son procès, Bolsonaro accusé d'avoir voulu une "dictature"

USD -
AED 3.673029
AFN 64.000173
ALL 82.316576
AMD 368.202495
ANG 1.790403
AOA 917.498241
ARS 1489.066498
AUD 1.446353
AWG 1.8025
AZN 1.697551
BAM 1.713795
BBD 2.013819
BDT 123.279809
BGN 1.69088
BHD 0.376977
BIF 2985
BMD 1
BND 1.293534
BOB 6.924169
BRL 5.221403
BSD 0.999812
BTN 95.434332
BWP 13.559174
BYN 2.900668
BYR 19600
BZD 2.010927
CAD 1.418475
CDF 2245.999593
CHF 0.803355
CLF 0.023513
CLP 925.404586
CNY 6.789097
CNH 6.786897
COP 3365.75
CRC 455.041338
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.849893
CZK 21.163501
DJF 177.719952
DKK 6.536965
DOP 59.097378
DZD 133.324005
EGP 49.0877
ERN 15
ETB 158.07429
EUR 0.874503
FJD 2.26045
FKP 0.753127
GBP 0.74905
GEL 2.635002
GGP 0.753127
GHS 11.404954
GIP 0.753127
GMD 72.503321
GNF 8775.000399
GTQ 7.627768
GYD 209.145516
HKD 7.84265
HNL 26.259628
HRK 6.589697
HTG 130.781094
HUF 309.819848
IDR 17965
ILS 2.99365
IMP 0.753127
INR 95.50005
IQD 1310.5
IRR 1375949.999903
ISK 125.660022
JEP 0.753127
JMD 157.035077
JOD 0.708979
JPY 161.084021
KES 129.279759
KGS 87.450058
KHR 4009.999934
KMF 430.999966
KPW 900.00035
KRW 1538.030259
KWD 0.30528
KYD 0.833231
KZT 474.755087
LAK 22070.000105
LBP 89549.99975
LKR 335.594052
LRD 181.749805
LSL 16.270163
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.415008
MAD 9.381501
MDL 17.707366
MGA 4280.000308
MKD 53.905987
MMK 2099.256901
MNT 3584.189705
MOP 8.077759
MRU 40.060057
MUR 47.269919
MVR 15.459598
MWK 1737.000275
MXN 17.482944
MYR 4.080104
MZN 63.909971
NAD 16.289755
NGN 1370.261434
NIO 36.585013
NOK 9.84801
NPR 152.697783
NZD 1.75647
OMR 0.384496
PAB 0.999807
PEN 3.401988
PGK 4.3895
PHP 61.523497
PKR 278.12501
PLN 3.75055
PYG 6076.007045
QAR 3.644961
RON 4.577802
RSD 102.65097
RUB 77.495868
RWF 1465
SAR 3.767201
SBD 8.058541
SCR 13.491973
SDG 600.492811
SEK 9.673415
SGD 1.293185
SHP 0.746601
SLE 24.349818
SLL 20969.503664
SOS 571.499363
SRD 37.647043
STD 20697.981008
STN 21.8
SVC 8.748609
SYP 110.532098
SZL 16.269977
THB 33.197685
TJS 9.248564
TMT 3.51
TND 2.926499
TOP 2.40776
TRY 46.7104
TTD 6.783121
TWD 31.907901
TZS 2625.002978
UAH 44.806343
UGX 3664.515451
UYU 40.132314
UZS 11914.999449
VES 638.90327
VND 26290
VUV 119.997124
WST 2.769645
XAF 574.788274
XAG 0.016409
XAU 0.000243
XCD 2.70255
XCG 1.801915
XDR 0.715018
XOF 574.501589
XPF 104.650392
YER 237.050092
ZAR 16.271398
ZMK 9001.194287
ZMW 18.221728
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.4300

    1072.74

    -0.04%

  • BEL20

    86.1100

    5788.97

    +1.51%

  • PX1

    137.5700

    8474.86

    +1.65%

  • ISEQ

    100.7500

    13902.06

    +0.73%

  • OSEBX

    28.3400

    1930.16

    +1.49%

  • PSI20

    109.0900

    9199.84

    +1.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    197.8800

    4715.8

    +4.38%

  • N150

    57.7200

    4210.01

    +1.39%

Brésil: à son procès, Bolsonaro accusé d'avoir voulu une "dictature"
Brésil: à son procès, Bolsonaro accusé d'avoir voulu une "dictature" / Photo: © AFP/Archives

Brésil: à son procès, Bolsonaro accusé d'avoir voulu une "dictature"

Le juge chargé du procès historique de Jair Bolsonaro pour tentative de coup d'Etat a accusé mardi l'ex-président brésilien et les siens d'avoir voulu installer une "dictature", et rejeté les "pressions externes" en plein bras de fer avec les Etats-Unis.

Taille du texte:

Dans l'enceinte solennelle de la Cour suprême à Brasilia, s'est ouverte dans la matinée la première de cinq journées d'audience qui doivent aboutir à un verdict d'ici au 12 septembre.

Juge aussi puissant que clivant, le rapporteur Alexandre de Moraes a d'emblée cherché à souligner la gravité du dossier.

"Nous déplorons que l'histoire républicaine brésilienne ait été à nouveau marquée par une tentative de coup d'Etat, portant atteinte aux institutions et à la démocratie, cherchant à installer un Etat d'exception et une véritable dictature", a-t-il lancé.

Le leader d'extrême droite Jair Bolsonaro, 70 ans, qui présida le plus grand pays d'Amérique latine de 2019 à 2022, est jugé avec sept co-accusés, dont plusieurs anciens ministres et militaires haut gradés.

Le parquet accuse M. Bolsonaro d'être le chef d'une "organisation criminelle" ayant conspiré pour assurer son "maintien autoritaire au pouvoir", en dépit de sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva lors du scrutin de 2022.

Absent à l'audience comme la plupart de ses co-accusés, assigné à résidence depuis début août et inéligible jusqu'en 2030, il clame son innocence et se dit victime d'une "persécution politique", à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle de 2026.

Son procès est au cœur d'une crise sans précédent entre le Brésil et les Etats-Unis.

Invoquant une "chasse aux sorcières" contre son allié conservateur, le président américain Donald Trump a imposé depuis le 6 août une surtaxe punitive de 50% sur une part des exportations brésiliennes.

Le rôle de la Cour suprême est de "juger avec impartialité" en "ignorant les pressions internes ou externes", a répliqué le juge Moraes, lui-même visé par de lourdes sanctions financières américaines.

La Cour suprême "sera absolument inflexible dans la défense de la souveraineté nationale", a-t-il ajouté.

- Sécurité renforcée -

C'est la première fois qu'un ancien chef de l'Etat brésilien doit répondre de telles accusations.

Un moment historique, quarante ans après la fin de la dictature militaire (1964-1985), dont les responsables n'ont jamais été traduits en justice.

A Brasilia, la sécurité a été renforcée sur l'emblématique place des Trois-Pouvoirs, où se côtoient palais présidentiel, Parlement et Cour suprême.

Agents armés et chiens renifleurs contrôlent l'entrée du tribunal, ont constaté des journalistes de l'AFP.

C'est sur cette place que, le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes avaient saccagé les lieux de pouvoir, réclamant une intervention militaire pour déloger Lula.

Alors aux Etats-Unis, M. Bolsonaro est accusé par le parquet d'avoir été l'instigateur des émeutes.

Le projet putschiste incluait aussi, selon l'accusation, un décret d'état de siège et un plan pour assassiner Lula et le juge Moraes.

- Amnistie -

Après la lecture par ce magistrat d'un rapport résumant les principaux points du dossier, le procureur a pris la parole, avant les plaidoiries des avocats de chacun des huit accusés.

Le juge Moraes et quatre de ses collègues voteront ensuite pour aboutir au verdict d'ici à la semaine prochaine.

L'ancien chef de l'Etat est notamment accusé de tentative de coup d'Etat et d'abolition violente de l'Etat démocratique de droit. Il risque jusqu'à 43 ans de prison.

En cas de condamnation, qu'il pourra contester en appel, il "est possible" qu'il soit envoyé aussitôt en prison, selon une source de la Cour suprême.

Si ses alliés estiment que Jair Bolsonaro est pratiquement condamné d'avance, ils misent sur l'approbation au Parlement d'une amnistie pour lui éviter la prison.

Une condamnation devrait cependant relancer la course à sa succession à droite.

Avec une popularité renforcée par les attaques américaines, Lula, 79 ans, affiche déjà son intention de briguer un nouveau mandat, se posant en champion de la "souveraineté" brésilienne.

Il a lui-même été incarcéré en 2018-2019 pour corruption passive et blanchiment. Sa condamnation a ensuite été annulée pour vice de forme.

E.Lau--ThChM