The China Mail - Népal: le Premier ministre démissionne face à la colère de la rue

USD -
AED 3.672991
AFN 64.000059
ALL 82.455618
AMD 368.193427
ANG 1.790403
AOA 917.000279
ARS 1489.009023
AUD 1.44468
AWG 1.8025
AZN 1.702876
BAM 1.713795
BBD 2.013819
BDT 123.279809
BGN 1.69088
BHD 0.377029
BIF 2985
BMD 1
BND 1.293534
BOB 6.924169
BRL 5.226736
BSD 0.999812
BTN 95.434332
BWP 13.559174
BYN 2.900668
BYR 19600
BZD 2.010927
CAD 1.41766
CDF 2245.999549
CHF 0.803335
CLF 0.023512
CLP 925.379765
CNY 6.789099
CNH 6.78769
COP 3369.84
CRC 455.041338
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.85014
CZK 21.151982
DJF 177.720206
DKK 6.53612
DOP 59.101252
DZD 133.327209
EGP 49.085599
ERN 15
ETB 161.379489
EUR 0.874502
FJD 2.26665
FKP 0.753127
GBP 0.749065
GEL 2.639697
GGP 0.753127
GHS 11.405006
GIP 0.753127
GMD 72.498925
GNF 8774.999567
GTQ 7.627768
GYD 209.145516
HKD 7.842605
HNL 26.760835
HRK 6.591202
HTG 130.781094
HUF 309.761989
IDR 17985
ILS 2.99365
IMP 0.753127
INR 95.511013
IQD 1309.826326
IRR 1375949.999873
ISK 125.819917
JEP 0.753127
JMD 157.035077
JOD 0.708956
JPY 161.025007
KES 129.295895
KGS 87.449893
KHR 4009.999695
KMF 431.000124
KPW 900.00035
KRW 1538.51996
KWD 0.30985
KYD 0.833231
KZT 474.755087
LAK 22070.000206
LBP 89550.000066
LKR 335.594052
LRD 181.749903
LSL 16.290295
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.414965
MAD 9.3815
MDL 17.707366
MGA 4247.209127
MKD 53.926008
MMK 2099.256901
MNT 3584.189705
MOP 8.077759
MRU 40.059885
MUR 47.270194
MVR 15.460278
MWK 1736.999553
MXN 17.480765
MYR 4.080302
MZN 63.909982
NAD 16.289838
NGN 1370.50203
NIO 36.793796
NOK 9.84325
NPR 152.697783
NZD 1.75489
OMR 0.384495
PAB 0.999807
PEN 3.417556
PGK 4.392658
PHP 61.407504
PKR 278.028092
PLN 3.749297
PYG 6076.007045
QAR 3.644728
RON 4.576298
RSD 102.647044
RUB 77.499366
RWF 1465.799758
SAR 3.767201
SBD 8.049104
SCR 13.498719
SDG 600.501691
SEK 9.664955
SGD 1.291605
SHP 0.746601
SLE 24.374999
SLL 20969.503664
SOS 571.406039
SRD 37.647026
STD 20697.981008
STN 21.468347
SVC 8.748609
SYP 110.532098
SZL 16.366624
THB 33.202987
TJS 9.248564
TMT 3.5
TND 2.958001
TOP 2.40776
TRY 46.692704
TTD 6.783121
TWD 31.889201
TZS 2625.002994
UAH 44.806343
UGX 3664.515451
UYU 40.132314
UZS 11910.885233
VES 632.57269
VND 26290
VUV 119.997124
WST 2.769645
XAF 574.788274
XAG 0.016445
XAU 0.000243
XCD 2.70255
XCG 1.801915
XDR 0.715018
XOF 574.790792
XPF 104.501742
YER 238.599403
ZAR 16.26654
ZMK 9001.194046
ZMW 18.221728
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.4300

    1072.74

    -0.04%

  • BEL20

    86.1100

    5788.97

    +1.51%

  • PX1

    137.5700

    8474.86

    +1.65%

  • ISEQ

    100.7500

    13902.06

    +0.73%

  • OSEBX

    28.3400

    1930.16

    +1.49%

  • PSI20

    109.0900

    9199.84

    +1.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    197.8800

    4715.8

    +4.38%

  • N150

    57.7200

    4210.01

    +1.39%

Népal: le Premier ministre démissionne face à la colère de la rue
Népal: le Premier ministre démissionne face à la colère de la rue / Photo: © AFP

Népal: le Premier ministre démissionne face à la colère de la rue

Le Premier ministre népalais KP Sharma Oli a annoncé mardi sa démission au lendemain de manifestations contre le blocage des réseaux sociaux et la corruption sévèrement réprimées par la police qui ont fait 19 morts dans le pays.

Taille du texte:

"J'ai démissionné ce jour de mes fonctions de Premier ministre (...) afin que des mesures puissent être prises en vue d'une solution politique et d'une résolution de problèmes", a déclaré M. Oli, 73 ans, dans une lettre au président transmise à la presse.

Au soir lundi d'une journée de violentes protestations, le chef du gouvernement avait ordonné le rétablissement des réseaux sociaux et l'ouverture d'une enquête "indépendante" sur les conditions dans lesquelles la police a ouvert le feu sur la foule.

Mais la colère de la population n'est pas retombée.

Malgré le couvre-feu instauré dans le centre de la capitale Katmandou dans la matinée, des manifestants se sont regroupés mardi en plusieurs endroits pour dénoncer la répression de la veille, selon un photographe de l'AFP.

"Une vingtaine de personnes ont été assassinées par l'Etat", a dénoncé Yujan Rajbhandari, un étudiant de 23 ans qui a participé au défilé de la veille. "Ils (le gouvernement) doivent assumer la responsabilité de toutes ces vies perdues", a-t-il ajouté.

Se disant "profondément attristé" par ce qu'il a qualifié de "tragique incident", M. Oli a également annoncé plus tôt mardi la tenue de discussions avec les partis politiques pour parvenir à "mettre un terme" aux violences.

Trois de ses ministres ont déjà démissionné, dont celui de l'Intérieur, ont rapporté les médias locaux.

Dès mardi matin, la plupart des plateformes de réseaux sociaux étaient à nouveau opérationnelles, a constaté l'AFP.

- Balles réelles -

Le ministre de la Communication, Prithvi Subba Gurung, a confirmé la levée du blocage. "Nous sommes prêts à discuter avec les protestataires", a-t-il assuré à l'AFP.

La semaine dernière, son administration avait suspendu 26 plateformes, dont Facebook, Youtube, X et Linkedn, qui ne s'étaient pas enregistrées auprès de lui dans les délais, au grand dam de millions de leurs usagers.

Lundi matin, des milliers de jeunes se sont rassemblés dans les rues de Katmandou et d'autres villes pour exiger le rétablissement de leur réseau favori et dénoncer le fléau de la corruption qui, selon eux, mine le petit pays himalayen.

A Katmandou, la situation a dérapé lorsque les forces de l'ordre ont empêché le cortège de s'approcher du parlement avec force gaz lacrymogènes, canons à eau, matraques, balles en caoutchouc et tirs à balles réelles, selon des journalistes de l'AFP et des témoins.

Au moins 17 manifestants ont été tués et plus de 400 personnes, dont une centaine de policiers, blessées dans la capitale, selon un bilan du porte-parole de la police, Shekhar Khanal.

"La situation a été causée par l'infiltration dans le cortège d'éléments animés par divers intérêts personnels", a affirmé le Premier ministre.

Deux autres personnes ont été tuées lors d'une manifestation dans le district de Sunsari, dans l'est du Népal, ont rapporté les médias locaux.

- "Que ça change" -

"Les gens jetaient des pierres quand, soudain, j'ai été touché par une balle", a raconté lundi à l'AFP Ronish Regmi, un étudiant de 20 ans hospitalisé dans la capitale. "Quand j'ai repris mes esprits, j'étais dans une ambulance", a-t-il ajouté.

"Le gouvernement n'a pas hésité à recourir à la force", a rapporté un autre blessé, Iman Magar, 20 ans. "Ce n'était pas une balle en caoutchouc mais une balle en métal et elle a emporté une partie de ma main", a-t-il poursuivi.

Amnesty International a exigé "une enquête complète, indépendante et impartiale" sur les circonstances de l'intervention de la police.

La porte-parole du bureau des droits de l'Homme de l'ONU, Ravina Shamdasani, a fait de même, se déclarant "choquée par les morts et les blessés".

Le gouvernement avait annoncé jeudi le blocage des réseaux sociaux en application d'un arrêt rendu en 2023 par la Cour suprême exigeant qu'elles nomment un représentant local et une personne chargée de réguler leurs contenus.

"Le gouvernement ne souhaitait pas bloquer l'usage des médias sociaux", a répété le Premier ministre dans sa déclaration. "Il souhaite simplement protéger le cadre de leur utilisation", a-t-il insisté, "ce n'était pas la peine de manifester pour ça".

Motivées initialement par le blocage, les manifestations de lundi ont largement viré à la dénonciation de la corruption des autorités, dans un pays à l'économie ralentie et au fort taux de chômage.

"Nous voulons que ça change", a résumé lundi un manifestant, Ikshama Tumrok, 20 ans.

Depuis l'entrée en vigueur du blocage, les plateformes encore en service, comme Tik Tok, sont inondées de vidéos mettant en cause la vie luxueuse des enfants de responsables politiques.

pm-pa/pt

J.Liv--ThChM