The China Mail - Népal: à la prison de Katmandou, les évadés d'un jour regagnent leur cellule

USD -
AED 3.673042
AFN 65.000368
ALL 82.925041
AMD 381.210403
ANG 1.790403
AOA 917.000367
ARS 1462.800504
AUD 1.492983
AWG 1.78075
AZN 1.70397
BAM 1.679721
BBD 2.014497
BDT 122.221125
BGN 1.666695
BHD 0.378423
BIF 2963
BMD 1
BND 1.286619
BOB 6.926522
BRL 5.371804
BSD 1.000292
BTN 90.082964
BWP 13.42019
BYN 2.928733
BYR 19600
BZD 2.011569
CAD 1.39175
CDF 2260.000362
CHF 0.800925
CLF 0.022818
CLP 895.130396
CNY 6.97735
CNH 6.976041
COP 3713
CRC 497.352634
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.203894
CZK 20.872604
DJF 177.720393
DKK 6.42138
DOP 63.250393
DZD 130.596829
EGP 47.394835
ERN 15
ETB 155.350392
EUR 0.859504
FJD 2.275104
FKP 0.744341
GBP 0.745879
GEL 2.69504
GGP 0.744341
GHS 10.72504
GIP 0.744341
GMD 74.000355
GNF 8741.000355
GTQ 7.669383
GYD 209.229924
HKD 7.79525
HNL 26.46504
HRK 6.474704
HTG 130.997879
HUF 331.430388
IDR 16842.65
ILS 3.14804
IMP 0.744341
INR 90.26835
IQD 1310
IRR 42125.000158
ISK 126.480386
JEP 0.744341
JMD 158.396029
JOD 0.70904
JPY 157.88404
KES 129.000351
KGS 87.443504
KHR 4030.00035
KMF 424.00035
KPW 900.023113
KRW 1457.330383
KWD 0.30749
KYD 0.833502
KZT 510.950222
LAK 21600.000349
LBP 89537.871821
LKR 309.217081
LRD 180.150382
LSL 16.510381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 5.430381
MAD 9.232504
MDL 16.953447
MGA 4582.503755
MKD 52.894615
MMK 2100.01196
MNT 3559.906065
MOP 8.031502
MRU 38.260379
MUR 46.410378
MVR 15.460378
MWK 1737.000345
MXN 17.978104
MYR 4.093504
MZN 63.903729
NAD 16.503727
NGN 1429.440377
NIO 36.775039
NOK 10.096604
NPR 144.132399
NZD 1.744288
OMR 0.385979
PAB 1.000202
PEN 3.363039
PGK 4.26375
PHP 59.296038
PKR 280.000342
PLN 3.62025
PYG 6619.08688
QAR 3.64125
RON 4.373904
RSD 100.955038
RUB 79.284922
RWF 1455
SAR 3.750336
SBD 8.130216
SCR 13.912744
SDG 601.503676
SEK 9.206704
SGD 1.287038
SHP 0.750259
SLE 24.125038
SLL 20969.503664
SOS 571.503662
SRD 38.191038
STD 20697.981008
STN 21.45
SVC 8.751551
SYP 11059.574895
SZL 16.525038
THB 31.460369
TJS 9.311857
TMT 3.5
TND 2.897504
TOP 2.40776
TRY 42.951304
TTD 6.789108
TWD 31.608304
TZS 2497.503628
UAH 43.141369
UGX 3601.119929
UYU 38.93968
UZS 12125.000334
VES 324.98266
VND 26270
VUV 120.874669
WST 2.775444
XAF 563.360287
XAG 0.012506
XAU 0.000222
XCD 2.70255
XCG 1.802613
XDR 0.700294
XOF 562.503593
XPF 102.950363
YER 238.450363
ZAR 16.48803
ZMK 9001.203584
ZMW 19.378803
ZWL 321.999592
  • AEX

    23.1600

    988.17

    +2.4%

  • BEL20

    11.5000

    5240.44

    +0.22%

  • PX1

    118.7000

    8362.09

    +1.44%

  • ISEQ

    33.9200

    13080.06

    +0.26%

  • OSEBX

    13.3000

    1697.17

    +0.79%

  • PSI20

    33.9500

    8520.34

    +0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.8200

    3995.37

    -0.27%

  • N150

    11.6300

    3887.93

    +0.3%

Népal: à la prison de Katmandou, les évadés d'un jour regagnent leur cellule
Népal: à la prison de Katmandou, les évadés d'un jour regagnent leur cellule / Photo: © AFP

Népal: à la prison de Katmandou, les évadés d'un jour regagnent leur cellule

"C'était terrible à l'extérieur... alors je rentre". Quelques jours seulement après s'être enfui de sa prison de la capitale népalaise Katmandou, Avinash Rai, 46 ans, s'est représenté à sa porte, le ventre plein d'un bon repas pris en famille.

Taille du texte:

Comme lui, plus de 13.500 détenus ont profité des émeutes meurtrières qui ont renversé, la semaine dernière, le gouvernement népalais pour fausser compagnie à leurs gardiens.

Quand il évoque le désordre qui a précipité son évasion, Avinash Rai en tremble encore. "Nos vies étaient en danger", décrit-il, ses deux sacs en bandoulière, avant de rejoindre sa cellule.

"C'était fou. Il y avait des milliers de manifestants hors de contrôle qui criaient à l'extérieur et aucun policier nulle part", raconte le détenu. "Il y avait le feu partout, des actes de vandalisme. Et soudain, les portes se sont ouvertes".

Il les a franchies sans réfléchir, poussé vers la liberté dans un pays en plein chaos.

Les troubles ont éclaté le 8 septembre lorsque la police a ouvert le feu sur des milliers de jeunes manifestants, réunis sous la bannière de la "Génération Z", qui dénonçaient le blocage des réseaux sociaux et la corruption des élites.

Au moins 19 protestataires ont été tués ce jour-là à Katmandou et dans le reste du pays.

- "Revenez plus tard" -

Le lendemain, la colère s'est déchaînée dans les rues de la capitale, où les symboles du pouvoir, le parlement en tête, ont été incendiés, détruits ou pillés. Au pouvoir depuis 2024, le Premier ministre KP Sharma Oli a dû démissionner.

Au total, 73 personnes ont été tuées, selon le dernier bilan officiel publié mercredi.

"Les autorités de la prison, ou ce qu'il en restait, nous ont dit +partez, et revenez plus tard, quand ce sera plus sûr+", se souvient Avinash Rai.

Condamné à vingt-deux mois de prison pour contrebande avec l'Inde, il ne lui en reste plus que deux à purger. Alors il a décidé, sagement, de suivre le conseil de ses geôliers.

"C'était fou que tous ces gens aient pu s'évader", s'étonne encore Nagendra Sreshtha, un ami venu le raccompagner. "On lui a dit que c'était dans son intérêt de rentrer en prison de son plein gré".

En échange, Avinash Rai espère désormais "un peu de clémence" du gouvernement provisoire mis en place jusqu'aux élections prévues en mars 2026.

D'autres que lui ont fait ce pari. Selon le porte-parole de la police, Binod Kharel, environ 5.000 évadés avaient retrouvé mercredi leur cellule, pour la plupart volontairement.

Parmi ceux qui se pressent devant la prison de Bakhu, il y a aussi Som Gopali, 40 ans. Condamné à cinq ans pour agression, il revient accomplir les neuf mois qui lui restent.

- "Pas une évasion" -

Une dernière étreinte avec son épouse, et il franchit la lourde porte de l'établissement.

"Ca a été un choc quand Som m'a téléphoné pour me dire qu'il était dehors. J'étais sidérée", confie sa sœur Preeti Yonyan, 42 ans, qui se pince encore pour croire à sa sortie inattendue.

"Il n'aurait pas tenu très longtemps dehors, avec la police à ses trousses", raisonne-t-elle.

Noircis par les flammes, recouverts de graffitis à la gloire de la "Génération Z", les hauts murs de la maison d'arrêt de Bakhu ont gardé les traces de l'assaut lancé par les émeutiers.

"La structure des bâtiments n'a pas été atteinte mais il n'y a plus de couvertures, de matelas ou d'équipement. Et de la suie partout", témoigne Savyata Bahkati, 22 ans, volontaire pour une association qui intervient en détention.

"Ils ont commencé à nettoyer les murs et à les repeindre", poursuit-elle, "mais ça va encore prendre trois ou quatre jours".

Les derniers candidats à la réincarcération se pressent devant la prison.

"Ce n'était pas une évasion. Mon fils est innocent", répète Suresh Raj Aran, 40 ans, espérant que Sevak, 23 ans, ne soit pas puni pour s'être fait la belle.

"Bien sûr, je préfère qu'il soit à la maison", dit-elle, "mais dans le respect de la loi".

E.Choi--ThChM