The China Mail - Le procès en appel du crash du Rio-Paris en 2009 s'est ouvert

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 83.05762
AMD 381.210403
ANG 1.790403
AOA 917.000367
ARS 1462.800504
AUD 1.491424
AWG 1.78075
AZN 1.70397
BAM 1.679721
BBD 2.015726
BDT 122.221125
BGN 1.666695
BHD 0.378292
BIF 2961.973102
BMD 1
BND 1.287415
BOB 6.926522
BRL 5.371804
BSD 1.000902
BTN 90.137928
BWP 13.428436
BYN 2.93052
BYR 19600
BZD 2.012805
CAD 1.39175
CDF 2260.000362
CHF 0.800776
CLF 0.022818
CLP 895.130396
CNY 6.97735
CNH 6.976041
COP 3713
CRC 497.658231
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.203894
CZK 20.872604
DJF 178.223693
DKK 6.42138
DOP 63.72191
DZD 130.596829
EGP 47.394835
ERN 15
ETB 155.60263
EUR 0.859504
FJD 2.27745
FKP 0.745654
GBP 0.74574
GEL 2.69504
GGP 0.745654
GHS 10.72504
GIP 0.745654
GMD 74.000355
GNF 8760.366089
GTQ 7.669383
GYD 209.229924
HKD 7.79525
HNL 26.392816
HRK 6.474704
HTG 131.078933
HUF 331.430388
IDR 16842.65
ILS 3.14804
IMP 0.745654
INR 90.26735
IQD 1311.133073
IRR 42125.000158
ISK 126.480386
JEP 0.745654
JMD 158.492674
JOD 0.70904
JPY 157.89404
KES 129.000351
KGS 87.443504
KHR 4019.249774
KMF 424.00035
KPW 900.02684
KRW 1457.330383
KWD 0.30749
KYD 0.834014
KZT 511.261977
LAK 21634.512096
LBP 89623.082542
LKR 309.405749
LRD 179.650238
LSL 16.563829
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 5.428608
MAD 9.232504
MDL 16.963864
MGA 4640.570618
MKD 52.894615
MMK 2100.1161
MNT 3559.876367
MOP 8.036437
MRU 39.912345
MUR 46.410378
MVR 15.460378
MWK 1735.401538
MXN 17.978104
MYR 4.093504
MZN 63.903729
NAD 16.563829
NGN 1429.440377
NIO 36.832381
NOK 10.096604
NPR 144.220341
NZD 1.745049
OMR 0.385846
PAB 1.000202
PEN 3.363039
PGK 4.270184
PHP 59.296038
PKR 280.153569
PLN 3.62025
PYG 6623.12551
QAR 3.64125
RON 4.373904
RSD 100.820694
RUB 79.284922
RWF 1458.686031
SAR 3.749936
SBD 8.130216
SCR 13.907962
SDG 601.503676
SEK 9.206704
SGD 1.287104
SHP 0.750259
SLE 24.125038
SLL 20969.503664
SOS 570.962059
SRD 38.191038
STD 20697.981008
STN 21.054441
SVC 8.756929
SYP 11059.574895
SZL 16.559103
THB 31.405038
TJS 9.317578
TMT 3.5
TND 2.897504
TOP 2.40776
TRY 42.951304
TTD 6.79328
TWD 31.608304
TZS 2499.63477
UAH 43.167877
UGX 3601.119929
UYU 38.93968
UZS 12118.764233
VES 324.98266
VND 26270
VUV 120.988544
WST 2.784016
XAF 563.706441
XAG 0.012513
XAU 0.000222
XCD 2.70255
XCG 1.803721
XDR 0.70107
XOF 563.706441
XPF 102.950363
YER 238.450363
ZAR 16.48803
ZMK 9001.203584
ZMW 19.39071
ZWL 321.999592
  • AEX

    23.1600

    988.17

    +2.4%

  • BEL20

    11.5000

    5240.44

    +0.22%

  • PX1

    118.7000

    8362.09

    +1.44%

  • ISEQ

    33.9200

    13080.06

    +0.26%

  • OSEBX

    13.3000

    1697.17

    +0.79%

  • PSI20

    33.9500

    8520.34

    +0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.8200

    3995.37

    -0.27%

  • N150

    11.6300

    3887.93

    +0.3%

Le procès en appel du crash du Rio-Paris en 2009 s'est ouvert
Le procès en appel du crash du Rio-Paris en 2009 s'est ouvert / Photo: © BRAZILIAN NAVY/AFP/Archives

Le procès en appel du crash du Rio-Paris en 2009 s'est ouvert

Seize ans après le crash du vol Rio-Paris AF447 qui a tué 228 personnes, le procès pour homicides involontaires de la compagnie Air France et le constructeur Airbus, relaxés en première instance, s'est ouvert lundi pour deux mois à la cour d'appel de Paris.

Taille du texte:

Le 1er juin 2009, l'Airbus parti de Rio de Janeiro pour Paris (vol AF447) s'abîme en pleine nuit dans l'Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d'équipage. A bord de l'A330 immatriculé F-GZCP se trouvent des passagers de 33 nationalités, parmi lesquels 72 Français et 58 Brésiliens.

Les boîtes noires ont confirmé le point de départ de l'accident: le givrage des sondes de vitesse Pitot alors que l'avion volait à haute altitude dans la zone météo difficile du "Pot au noir", près de l'équateur.

Pour cet accident aérien, passé à la postérité par la célèbre photo de la dérive tricolore arrachée à l'avion et flottant au milieu de l'océan Atlantique, les deux entreprises sont jugées jusqu'au 27 novembre par la cour d'appel de Paris. Elles encourent jusqu'à 225.000 euros d'amende.

"Air France maintiendra ici qu'elle n'a pas commis de faute pénale à l'origine de cet accident. J'ai conscience que cette parole peut être difficile à entendre pour les proches des victimes mais je tiens à souligner qu'elle n'altère en rien notre compassion pour ce qu'elles ont vécu et continuent à vivre", a déclaré à la barre la directrice générale d'Air France, Anne Rigail.

Le 17 avril 2023, après deux mois de débats hautement techniques hachés de moments d'émotion lors des auditions des familles endeuillées, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé sur le plan pénal Airbus et Air France tout en reconnaissant leur responsabilité civile.

Il a considéré que si des "imprudences" et "négligences" avaient été commises, "aucun lien de causalité certain" n'avait "pu être démontré" avec l'accident le plus meurtrier de l'histoire des compagnies françaises.

Alors que le ministère public avait requis à l'audience la relaxe des deux entreprises, le parquet général a tout de même fait appel du jugement, "afin de donner leur plein effet aux voies de recours prévues par la loi et soumettre l'affaire à un second degré de juridiction".

- "Dernière cartouche" -

Sur les 489 parties civiles constituées lors du procès de première instance, 281 se sont jointes à l'appel dans ce dossier aux 20.000 cotes de procédure s'étalant sur 105 tomes. Pour les familles, ce procès représente la "dernière cartouche", selon Philippe Linguet, frère d'une victime du crash.

"Nous souhaitons une justice qui soit combative, qui sorte du cadre pour condamner deux entreprises européennes et multinationales pour leur dire, des mots simples: +vous avez commis des fautes, vous devez les reconnaître+", a déclaré à la presse avant le début du procès le vice-président de l'association Entraide et solidarité AF 447.

Le transporteur Air France est poursuivi pour ne pas avoir mis en oeuvre une formation de pilotes adaptée aux situations de givrage des sondes Pitot, qui mesurent à l'extérieur de l'avion la vitesse de l'appareil, et procédé à une information suffisante des équipages.

Quant au constructeur aéronautique européen Airbus, la justice lui reproche d'avoir sous-estimé la gravité des défaillances des sondes anémométriques et de n'avoir pas pris toutes les dispositions nécessaires pour en informer d'urgence les compagnies aériennes qui en étaient équipées, ce que le constructeur conteste également.

"Nous ne reconnaissons pas les charges qui nous sont reprochées. Je le dis avec humilité, dans le respect du rôle de la justice, et avant tout avec mon profond attachement à la sécurité du transport aérien", a indiqué à la cour d'appel Guillaume Faury, le PDG d'Airbus.

Les premiers débris de l'avion et des corps ont été retrouvés dans les jours suivant le crash. Mais l'épave n'a été localisée que deux ans plus tard, après de longues recherches, à 3.900 mètres de profondeur.

Déstabilisé par les conséquences de la panne des sondes, l'un des copilotes a adopté une trajectoire ascendante et, dans l'incompréhension, les trois pilotes n'ont pas réussi à reprendre le contrôle de l'avion, qui a décroché et heurté l'océan 4 minutes et 23 secondes plus tard.

Selon le calendrier prévisionnel, le premier mois du procès sera consacré à des auditions de témoins et d'experts. Les représentants d'Airbus et Air France devraient être interrogés à partir du 27 octobre.

J.Thompson--ThChM