The China Mail - Jugée pour avoir empoisonné ses filles aux médicaments, la mère se dit "innocente"

USD -
AED 3.672497
AFN 65.000267
ALL 81.855804
AMD 362.209658
ANG 1.790365
AOA 918.000252
ARS 1516.365003
AUD 1.437102
AWG 1.8
AZN 1.701286
BAM 1.75007
BBD 2.014862
BDT 123.150572
BGN 1.683441
BHD 0.377597
BIF 2993.213105
BMD 1
BND 1.281167
BOB 11.849764
BRL 4.986989
BSD 1.000362
BTN 95.757408
BWP 13.762835
BYN 3.017158
BYR 19600
BZD 2.011999
CAD 1.428225
CDF 2310.000066
CHF 0.834403
CLF 0.024821
CLP 976.870082
CNY 6.69215
CNH 6.69457
COP 3195.84
CRC 455.621222
CUC 1
CUP 24.010451
CVE 98.666285
CZK 21.845398
DJF 177.720246
DKK 6.701615
DOP 60.747601
DZD 134.713046
EGP 52.6375
ERN 15
ETB 163.410241
EUR 0.8965
FJD 2.252803
FKP 0.755381
GBP 0.75715
GEL 2.590208
GGP 0.755381
GHS 11.764759
GIP 0.755381
GMD 73.504424
GNF 8801.199025
GTQ 7.647672
GYD 209.197346
HKD 7.84765
HNL 26.853679
HRK 6.754295
HTG 131.006868
HUF 326.93015
IDR 17920.95
ILS 3.07312
IMP 0.755381
INR 96.39245
IQD 1516.587254
IRR 1779470.000256
ISK 122.09565
JEP 0.755381
JMD 159.428395
JOD 0.709022
JPY 158.624981
KES 129.750192
KGS 87.450345
KHR 4061.472384
KMF 440.000144
KPW 900.000318
KRW 1334.240038
KWD 0.31144
KYD 0.83368
KZT 450.673097
LAK 22494.642322
LBP 89587.097063
LKR 331.142539
LRD 170.576208
LSL 16.549941
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428319
MAD 9.679166
MDL 17.917366
MGA 4512.529585
MKD 55.100461
MMK 2100.025299
MNT 3596.153429
MOP 8.086399
MRU 40.212066
MUR 47.530157
MVR 15.450127
MWK 1734.769206
MXN 18.253597
MYR 4.085097
MZN 63.909706
NAD 16.549941
NGN 1327.379723
NIO 36.811188
NOK 9.65523
NPR 153.214773
NZD 1.79013
OMR 0.384481
PAB 1.00038
PEN 3.44445
PGK 4.471368
PHP 62.784987
PKR 276.99451
PLN 3.93135
PYG 5690.893229
QAR 3.657001
RON 4.782797
RSD 105.247992
RUB 83.903375
RWF 1475.068787
SAR 3.75677
SBD 8.078071
SCR 13.959701
SDG 601.500258
SEK 10.01758
SGD 1.28016
SHP 0.755572
SLE 24.669851
SLL 20969.491881
SOS 571.773706
SRD 37.667022
STD 20697.981008
STN 21.922074
SVC 8.753932
SYP 13002.000254
SZL 16.544455
THB 33.610429
TJS 9.218882
TMT 3.51
TND 2.992694
TOP 2.40776
TRY 49.365745
TTD 6.803001
TWD 31.953902
TZS 2640.002968
UAH 45.034652
UGX 4132.087205
UYU 40.23891
UZS 11905.241259
VES 875.701601
VND 25937
VUV 119.754657
WST 2.785507
XAF 588.065733
XAG 0.016582
XAU 0.00023970296
XCD 2.70255
XCG 1.802979
XDR 0.707052
XOF 588.065733
XPF 106.711286
YER 236.198534
ZAR 16.541845
ZMK 9001.182183
ZMW 19.858175
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.061501
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Jugée pour avoir empoisonné ses filles aux médicaments, la mère se dit "innocente"
Jugée pour avoir empoisonné ses filles aux médicaments, la mère se dit "innocente" / Photo: © AFP

Jugée pour avoir empoisonné ses filles aux médicaments, la mère se dit "innocente"

Une femme de 53 ans accusée d'avoir empoisonné ses deux filles, dont l'une est décédée en 2019, en les assommant de médicaments, a de nouveau clamé son innocence lundi matin à l'ouverture de son procès devant la cour d'assises des Landes.

Taille du texte:

Maylis Daubon affirme, depuis sa mise en examen et son incarcération en janvier 2022, que l'aînée, Enea, morte à l'âge de 18 ans, s'est suicidée.

"Je suis terrorisée d'être ici, accusée de faits horribles pour une mère et pour une femme, rien au monde n'aurait pu me faire commettre ces actes", a déclaré celle qui comparaît aussi, jusqu'au 3 décembre à Mont-de-Marsan, pour avoir voulu faire assassiner son ex-mari, père des enfants, en soudoyant des codétenues à la maison d'arrêt de Pau.

"Je suis innocente (...), je suis dévastée du décès de mon enfant, c'est un chagrin abyssal", a-t-elle insisté.

Le 13 novembre 2019 vers midi, la mère appelle les secours, alertée par la cadette - Luan - d'une crise de convulsions de sa sœur Enea, au domicile familial de Dax. Le Samu la découvre dans son lit en état de mort respiratoire, la réanime mais elle succombe six jours plus tard à l'hôpital.

L'enquête sur les causes du décès, outre la présence d'un médicament surdosé, met au jour un conflit parental majeur. Depuis leur divorce en 2009, Maylis Daubon et Yannick Reverdy, ancien joueur international de handball, se déchiraient autour de leurs filles, coupées de toute relation avec leur père à partir de 2011.

"Pendant dix ans, je me suis battu un peu tout seul", a confié ce dernier à l'AFP. Un chien d'assistance, proposé aux victimes qui le souhaitent, était à ses côtés lundi matin sur le banc des parties civiles.

- "50 à 75 cachets" -

Les analyses du corps de la défunte ont révélé une prise massive - "l'équivalent de 50 à 75 cachets" - de Propranolol, un traitement qui ralentit le cœur.

Le rapport d'expertise fait aussi apparaître 22 molécules différentes et une "consommation régulière et importante" de cannabis. Les médecins légistes ont lié le décès à une "décompensation cardiorespiratoire aiguë d'origine toxique".

Les mois précédents, la défunte s'était vu prescrire quantité de neuroleptiques, anxiolytiques sédatifs, traitements contre les convulsions et antidépresseurs. Les enquêteurs estiment qu'elle a consulté près de 30 médecins au cours de sa jeune vie.

L'avocat de Yannick Reverdy, Me Victor Font, s'interroge sur cet enchevêtrement risqué d'ordonnances délivrées "sans coordination".

Pour le père, sa fille "n'avait pas de pathologie", sa mère en a "inventé" pour la mettre "sous emprise psychique, puis chimique".

Une psychologue de la Protection de l'enfance, intervenue en 2018 face à l'absentéisme scolaire anormal d'Enea, a évoqué un possible syndrome de Münchhausen par procuration.

Ce syndrome conduit un parent à exagérer ou provoquer des problèmes de santé sérieux chez son enfant, afin d'attirer l'attention ou la compassion. En août 2019, Maylis Daubon a répété à son entourage que sa fille était hospitalisée en soins palliatifs pour une leucémie et qu'elle préparait son enterrement.

- Münchhausen par procuration -

"Aucun expert psychiatre n'a, dans le cadre de l'instruction, posé clairement ce diagnostic", balaie l'un des avocats de la défense, Me Gérard Danglade.

La personnalité de la mère, décrite comme "menteuse et manipulatrice" par des témoins, sera au cœur des débats. Tantôt professeure à la Sorbonne, ingénieure nucléaire ou casque bleu à Sarajevo, elle manifeste "le besoin d'être sur le devant de la scène", selon l'accusation.

Lundi, Maylis Daubon a déclaré qu'elle était "conseillère en formation continue" avant son arrestation.

Elle devra s'expliquer sur les incohérences pointées dans ses déclarations sur le déroulé de la matinée du 13 novembre 2019, concernant notamment son emploi du temps et la disparition du portable d'Enea.

Si l'accusée maintient la thèse du suicide, la cadette a évoqué durant l'instruction les "projets d'avenir" qu'avait sa sœur - passer son permis de conduire ou être rescolarisée.

L'absentéisme scolaire de Luan a également éveillé les soupçons et des analyses ont révélé des traces de médicaments - codéine, anxiolytique sédatif, somnifère ou antidépresseur - dans ses cheveux, sans prescriptions médicales, conduisant à une nouvelle mise en examen de Maylis Daubon.

Sa deuxième fille n'a jamais voulu la mettre en cause: elle sera entendue comme témoin au procès.

Q.Moore--ThChM