The China Mail - En plein débat sur la fin de vie, l'heure du jugement pour des militants du suicide assisté

USD -
AED 3.6725
AFN 63.51387
ALL 82.371399
AMD 367.851352
ANG 1.790403
AOA 917.498917
ARS 1483.9828
AUD 1.451126
AWG 1.8025
AZN 1.701175
BAM 1.714193
BBD 2.01284
BDT 123.126005
BGN 1.69088
BHD 0.376798
BIF 2974.065017
BMD 1
BND 1.293681
BOB 6.920579
BRL 5.176501
BSD 0.99936
BTN 94.548403
BWP 13.543977
BYN 2.929664
BYR 19600
BZD 2.00986
CAD 1.421765
CDF 2265.000327
CHF 0.809004
CLF 0.023428
CLP 922.069906
CNY 6.79395
CNH 6.797215
COP 3431.21
CRC 455.680892
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.643148
CZK 21.273398
DJF 177.959305
DKK 6.55228
DOP 59.574207
DZD 133.287157
EGP 49.128601
ERN 15
ETB 159.958017
EUR 0.87655
FJD 2.24725
FKP 0.75464
GBP 0.755385
GEL 2.639797
GGP 0.75464
GHS 11.312552
GIP 0.75464
GMD 73.50148
GNF 8760.39722
GTQ 7.624348
GYD 209.037245
HKD 7.84385
HNL 26.740874
HRK 6.605597
HTG 130.665334
HUF 312.239908
IDR 17949
ILS 2.98005
IMP 0.75464
INR 94.64835
IQD 1309.200868
IRR 1375999.999517
ISK 126.060042
JEP 0.75464
JMD 157.456506
JOD 0.708966
JPY 162.744503
KES 129.489987
KGS 87.450218
KHR 4022.157363
KMF 432.000016
KPW 900.00035
KRW 1556.559984
KWD 0.30975
KYD 0.832833
KZT 478.894226
LAK 22414.367353
LBP 89490.161707
LKR 335.788879
LRD 181.37517
LSL 16.355047
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.420201
MAD 9.392039
MDL 17.658556
MGA 4239.449581
MKD 54.048722
MMK 2099.487458
MNT 3582.059186
MOP 8.072573
MRU 39.934089
MUR 47.239832
MVR 15.460285
MWK 1732.8542
MXN 17.52743
MYR 4.092501
MZN 63.849727
NAD 16.355047
NGN 1380.159732
NIO 36.777015
NOK 9.927979
NPR 151.280096
NZD 1.764365
OMR 0.3845
PAB 0.999343
PEN 3.415547
PGK 4.389402
PHP 61.658978
PKR 277.893999
PLN 3.770104
PYG 6077.471547
QAR 3.652921
RON 4.592993
RSD 102.863004
RUB 78.701398
RWF 1464.831938
SAR 3.751501
SBD 8.065041
SCR 13.37834
SDG 600.495989
SEK 9.72345
SGD 1.295594
SHP 0.746601
SLE 24.784777
SLL 20969.503664
SOS 571.103028
SRD 37.504501
STD 20697.981008
STN 21.47371
SVC 8.744659
SYP 110.532098
SZL 16.352449
THB 33.301981
TJS 9.233796
TMT 3.51
TND 2.961742
TOP 2.40776
TRY 46.671299
TTD 6.783122
TWD 31.847399
TZS 2624.997979
UAH 44.785486
UGX 3662.753244
UYU 40.115693
UZS 11997.23033
VES 622.24352
VND 26316
VUV 119.95305
WST 2.78094
XAF 574.921776
XAG 0.017257
XAU 0.000251
XCD 2.70255
XCG 1.801082
XDR 0.715018
XOF 574.931854
XPF 104.528762
YER 238.595061
ZAR 16.41655
ZMK 9001.202849
ZMW 18.013454
ZWL 321.999592
  • AEX

    14.8100

    1080.17

    +1.39%

  • BEL20

    32.6000

    5751.36

    +0.57%

  • PX1

    36.8200

    8403.99

    +0.44%

  • ISEQ

    20.7100

    13828.74

    +0.15%

  • OSEBX

    0.3800

    1906.79

    +0.02%

  • PSI20

    -25.6400

    9132.59

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    287.3700

    4576.51

    +6.7%

  • N150

    21.0500

    4148.83

    +0.51%

En plein débat sur la fin de vie, l'heure du jugement pour des militants du suicide assisté
En plein débat sur la fin de vie, l'heure du jugement pour des militants du suicide assisté / Photo: © AFP/Archives

En plein débat sur la fin de vie, l'heure du jugement pour des militants du suicide assisté

Au milieu des débats parlementaires sur la fin de vie, le tribunal correctionnel de Paris rend vendredi son jugement à l'encontre de douze militants radicaux du suicide assisté, qui ont fait de leur procès à l'automne une tribune sur l'aide à mourir.

Taille du texte:

Agés de 75 à 89 ans, douze adhérents de l'association Ultime Liberté ont été jugés de mi-septembre à début octobre pour avoir, entre août 2018 et novembre 2020, aidé des dizaines de personnes à acheter sur internet du pentobarbital, un barbiturique entraînant une mort rapide et sans douleur.

"Notre objectif n'est pas de faire mourir les gens. C'est de les aider à continuer dans l'avancée de l'âge tout en étant très serein par rapport à la fin, à condition d'avoir cette pilule magique chez soi pour pouvoir arrêter au moment où on le décide, et non pas attendre le diktat médical", déclarait à l'AFP avant l'audience Claude Hury, présidente d'Ultime Liberté et prévenue centrale du procès.

Ces retraités ne sont poursuivis que pour des délits liés au trafic de substances illicites, non pour incitation ou aide au suicide.

Le parquet a requis à leur encontre des peines allant jusqu'à 18 mois de prison avec sursis mais aucune amende, compte tenu du "mobile humanitaire" des militants de cette association, née en 2009 de la scission de la frange la plus radicale de la grande organisation pro-euthanasie ADMD.

Avec son défilé à la barre de médecins ou intellectuels spécialistes du sujet, d'anonymes ayant aidé leurs proches à en finir, le procès a esquissé devant la justice le continent caché de l'aide à mourir pour des malades en grande souffrance. Un acte illégal mais néanmoins pratiqué à travers toute la France, dans le secret des familles, derrière les portes closes de chambres à coucher.

- "Droit à l'aide à mourir" -

Dans un témoignage aussi inattendu que bouleversant, un prêtre est ainsi venu pudiquement confesser à la barre avoir eu recours, à l'encontre du dogme religieux, au suicide assisté pour son père touché par un cancer en phase terminale.

"Il m'avait fait jurer d'abréger ses souffrances lorsque le moment serait venu. Ça a été une double peine pour moi puisque j'ai respecté ma parole. En tant que fils, cela a été très compliqué à vivre. En tant que chrétien et prêtre, c'était presque schizophrénique: +Tu ne tueras pas+", a raconté cet imposant ecclésiastique en soutane noire et col romain, en citant la Bible.

Dressant le parallèle entre le mouvement pour l'aide à mourir et la campagne pour la légalisation de l'avortement au début des années 1970, nombre de témoins ont salué l'avancée législative et sociétale que représenterait selon eux le texte voté en première lecture en mai par l'Assemblée nationale, dont le Sénat débattra fin janvier.

Cette proposition de loi du député MoDem Olivier Falorni créerait un "droit à l'aide à mourir" en France. Elle légaliserait le suicide assisté, et de manière exceptionnelle, l'euthanasie, sans pour autant que ces mots jugés connotés négativement ne figurent dans le texte.

"La mort volontaire fait partie des droits de l'Homme. C'est d'ailleurs un thème très ancien, très traditionnel dans l'histoire de la pensée. La quasi-totalité des philosophes antiques pensait qu'on avait le droit de mettre volontairement fin à ses jours. Le plus réticent d'entre eux, c'est Platon, notamment pour des raisons religieuses", a disserté devant les juges le philosophe André Comte-Sponville.

Très clivant, le combat d'Ultime Liberté va au-delà de la revendication des associations pro-euthanasie traditionnelles d'un "droit à l'aide à mourir" pour les patients en fin de vie et en grande souffrance.

Dans une approche "quasi-libertarienne" de la mort, selon l'expression de la présidente du tribunal au cours des débats, l'organisation revendique le droit à un suicide "serein" pour toute personne en pleine possession de ses moyens, malade ou non.

"Tous les prévenus savaient pertinemment que le pentobarbital était une substance vénéneuse illicite et, insatisfaits de cet état du droit, ils ont choisi de dicter leur propre loi pour permettre l'acquisition et l'importation du pentobarbital sur le territoire national", a fustigé la procureure dans son réquisitoire.

C.Fong--ThChM