The China Mail - Mort d'Adama Traoré: la Cour de cassation décide du sort de l'enquête

USD -
AED 3.6725
AFN 63.503341
ALL 83.463315
AMD 376.986282
ANG 1.790083
AOA 917.000389
ARS 1387.674497
AUD 1.456802
AWG 1.8
AZN 1.702876
BAM 1.699513
BBD 2.014051
BDT 122.697254
BGN 1.709309
BHD 0.37695
BIF 2970.416618
BMD 1
BND 1.287696
BOB 6.935386
BRL 5.240797
BSD 0.999996
BTN 94.787611
BWP 13.787859
BYN 2.976638
BYR 19600
BZD 2.011105
CAD 1.389105
CDF 2282.499085
CHF 0.79841
CLF 0.023381
CLP 923.219724
CNY 6.91185
CNH 6.92062
COP 3674.02
CRC 464.366558
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.823032
CZK 21.297803
DJF 178.063563
DKK 6.488915
DOP 59.522516
DZD 133.441952
EGP 52.7799
ERN 15
ETB 154.582495
EUR 0.86837
FJD 2.257399
FKP 0.752712
GBP 0.753725
GEL 2.680151
GGP 0.752712
GHS 10.957154
GIP 0.752712
GMD 73.502602
GNF 8767.699413
GTQ 7.653569
GYD 209.330315
HKD 7.83156
HNL 26.549649
HRK 6.545202
HTG 131.078738
HUF 338.563501
IDR 16983
ILS 3.13762
IMP 0.752712
INR 93.219703
IQD 1309.975365
IRR 1313249.999951
ISK 124.701845
JEP 0.752712
JMD 157.400126
JOD 0.708971
JPY 159.767503
KES 129.890033
KGS 87.450267
KHR 4004.935568
KMF 427.999602
KPW 900.00296
KRW 1510.830147
KWD 0.30791
KYD 0.833344
KZT 483.44391
LAK 21749.12344
LBP 89547.486737
LKR 314.996893
LRD 183.502503
LSL 17.171359
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.383247
MAD 9.346391
MDL 17.564303
MGA 4167.481307
MKD 53.563437
MMK 2098.832611
MNT 3571.142668
MOP 8.068492
MRU 39.926487
MUR 46.770218
MVR 15.449893
MWK 1733.901626
MXN 18.09265
MYR 4.021032
MZN 63.95038
NAD 17.171583
NGN 1381.68033
NIO 36.800007
NOK 9.74354
NPR 151.645993
NZD 1.74409
OMR 0.385324
PAB 1.000013
PEN 3.483403
PGK 4.321285
PHP 60.716503
PKR 279.086043
PLN 3.71974
PYG 6537.91845
QAR 3.646009
RON 4.427099
RSD 102.017319
RUB 81.508241
RWF 1460.256772
SAR 3.7525
SBD 8.042037
SCR 15.050977
SDG 601.000098
SEK 9.462985
SGD 1.28788
SHP 0.750259
SLE 24.549727
SLL 20969.510825
SOS 571.503052
SRD 37.600989
STD 20697.981008
STN 21.28926
SVC 8.74968
SYP 110.527654
SZL 17.169497
THB 32.834986
TJS 9.555322
TMT 3.5
TND 2.948402
TOP 2.40776
TRY 44.465987
TTD 6.794374
TWD 31.942497
TZS 2579.999589
UAH 43.831285
UGX 3725.347921
UYU 40.479004
UZS 12195.153743
VES 467.928355
VND 26335
VUV 119.385423
WST 2.775484
XAF 569.988487
XAG 0.014213
XAU 0.000222
XCD 2.70255
XCG 1.802248
XDR 0.708991
XOF 569.988487
XPF 103.633607
YER 238.603383
ZAR 17.126501
ZMK 9001.200092
ZMW 18.824133
ZWL 321.999592
  • AEX

    -10.5800

    960.22

    -1.09%

  • BEL20

    -21.0300

    4985.22

    -0.42%

  • PX1

    -67.6000

    7701.95

    -0.87%

  • ISEQ

    -51.7200

    11975.33

    -0.43%

  • OSEBX

    -6.5600

    1981.56

    -0.33%

  • PSI20

    -115.1700

    8882.11

    -1.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -13.4000

    3607.49

    -0.37%

  • N150

    -43.9600

    3778.5

    -1.15%

Mort d'Adama Traoré: la Cour de cassation décide du sort de l'enquête
Mort d'Adama Traoré: la Cour de cassation décide du sort de l'enquête / Photo: © AFP/Archives

Mort d'Adama Traoré: la Cour de cassation décide du sort de l'enquête

C'est peut-être le dernier acte judiciaire dans un dossier devenu emblématique des accusations de violences et de racisme contre les forces de l'ordre: la Cour de cassation doit dire mercredi si l'enquête sur la mort d'Adama Traoré peut être relancée.

Taille du texte:

Près de dix ans après la mort d'Adama Traoré dans une gendarmerie du Val-d'Oise, sa famille a saisi la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire dans l'espoir de faire annuler le non-lieu prononcé en faveur des gendarmes en août 2023 puis confirmé en mai 2024 en appel.

Le comité "Vérité pour Adama", qui mène depuis la mort du jeune homme une intense mobilisation, a appelé ses soutiens à se rassembler devant la Cour de cassation, à Paris, à 14H00, à l'occasion de ce délibéré très attendu.

"Nous ne cessons de demander la mise en examen des gendarmes, sans relâche, (et) un procès", a déclaré sa sœur Assa Traoré sur les réseaux sociaux, en appelant à cette mobilisation.

- Course-poursuite -

Le parquet général de la Cour de cassation a requis le rejet du pourvoi, a appris l'AFP de source judiciaire. Cela confirmerait le non-lieu et signerait la fin de 10 années de procédure devant la justice française.

La défense des gendarmes souligne que le juge rapporteur a été "très favorable" devant la chambre criminelle, conseillant de rejeter de nombreux arguments soulevés par les parties civiles, et que l'avocat général avait conclu "sans réserve" à la confirmation du non-lieu.

Ce dernier avait bénéficié aux trois gendarmes qui avaient menotté Adama Traoré dans un appartement de Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) le 19 juillet 2016, au terme d'une course-poursuite lors d'une journée où la température avait frôlé les 37°C.

Le jeune homme noir de 24 ans, interpellé lors d'une opération qui visait son frère Bagui, était décédé deux heures plus tard dans la caserne voisine de Persan.

Dans cette affaire, où l'interpellation s'est déroulée sans témoin extérieur, et où l'instruction a donné lieu à de très nombreuses expertises et rapports médicaux, la cour d'appel a considéré que les gestes des gendarmes avaient contribué à la mort d'Adama Traoré, mais étaient restés dans le cadre de la loi.

La mort du jeune homme a été causée par un "coup de chaleur" qui n'aurait toutefois "probablement" pas été mortel sans l'interpellation des gendarmes, ont tranché les magistrats.

- Reconstitution réclamée -

Mais dans leur pourvoi, les proches d'Adama Traoré reprochent notamment à la justice de ne jamais avoir procédé à une reconstitution dans ce dossier, malgré leurs demandes.

Les proches accusent en effet les militaires d'avoir causé la mort de M. Traoré par leurs gestes lors de l'interpellation et ensuite de n'avoir pas porté secours au jeune homme qui avait fait un malaise dans leur véhicule et qui avait été laissé menotté jusqu'à l'arrivée des pompiers.

Si la Cour de cassation leur donnait raison, elle pourrait annuler le non-lieu et relancer l'enquête.

"Une reconstitution permettrait de mettre les expertises en rapport avec les données factuelles", a déclaré à l'AFP Paul Mathonnet, l'un des avocats qui représente la famille Traoré devant la Cour de cassation.

Les parties civiles estiment que M. Traoré a été victime d'un "placage ventral" prolongé, de plusieurs minutes, une thèse que les juges ont selon eux balayé à tort, considérant que l'interpellation avait donné lieu à un usage strictement nécessaire et proportionné de la force.

"L'instruction a été dans ce dossier chaotique et déséquilibrée, avec de nombreux actes qui n'ont été réalisés que parce que les parties civiles le demandaient et d'autres qui ne l'ont pas été au point qu'il a fallu avoir recours à des expertises privées. Sans reconstitution, on rate la dernière marche pour une instruction complète", a ajouté Me Mathonnet.

G.Tsang--ThChM