The China Mail - Après la frappe israélienne sur un hôtel chic de Beyrouth, les Libanais "en sécurité nulle part"

USD -
AED 3.672503
AFN 62.510149
ALL 81.93627
AMD 368.780033
ANG 1.79046
AOA 917.999902
ARS 1391.803896
AUD 1.395722
AWG 1.8025
AZN 1.699853
BAM 1.670681
BBD 2.023354
BDT 122.776371
BGN 1.66992
BHD 0.37888
BIF 2990.939666
BMD 1
BND 1.279172
BOB 6.911397
BRL 4.984704
BSD 1.004599
BTN 95.835344
BWP 14.149665
BYN 2.806682
BYR 19600
BZD 2.020437
CAD 1.37409
CDF 2244.999991
CHF 0.785504
CLF 0.022715
CLP 893.980249
CNY 6.785102
CNH 6.802941
COP 3789.72
CRC 456.526589
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.702803
CZK 20.906401
DJF 178.887039
DKK 6.41821
DOP 59.543216
DZD 132.279623
EGP 52.889602
ERN 15
ETB 156.856564
EUR 0.85889
FJD 2.200301
FKP 0.739691
GBP 0.74865
GEL 2.679853
GGP 0.739691
GHS 11.409727
GIP 0.739691
GMD 72.500769
GNF 8808.792491
GTQ 7.630738
GYD 209.246802
HKD 7.83105
HNL 26.716372
HRK 6.471103
HTG 131.549935
HUF 309.2955
IDR 17598.65
ILS 2.91151
IMP 0.739691
INR 95.907398
IQD 1310
IRR 1314999.999881
ISK 123.340071
JEP 0.739691
JMD 158.836248
JOD 0.709
JPY 158.6235
KES 129.150199
KGS 87.449808
KHR 4030.663241
KMF 422.00046
KPW 899.97066
KRW 1503.935062
KWD 0.30858
KYD 0.833543
KZT 473.448852
LAK 21955.000361
LBP 89538.01782
LKR 325.320759
LRD 183.250175
LSL 16.490153
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.376444
MAD 9.20875
MDL 17.268391
MGA 4207.491806
MKD 52.972364
MMK 2099.865061
MNT 3580.130218
MOP 8.069362
MRU 40.143624
MUR 47.170237
MVR 15.403383
MWK 1741.59617
MXN 17.31692
MYR 3.948501
MZN 63.909859
NAD 16.489918
NGN 1369.69032
NIO 36.969988
NOK 9.302097
NPR 154.01359
NZD 1.704575
OMR 0.384496
PAB 1.000184
PEN 3.446986
PGK 4.212967
PHP 61.740499
PKR 279.799921
PLN 3.64815
PYG 6121.626027
QAR 3.6455
RON 4.469102
RSD 100.847023
RUB 73.245574
RWF 1469.361841
SAR 3.754148
SBD 8.016136
SCR 14.598829
SDG 600.503834
SEK 9.427502
SGD 1.27865
SHP 0.746601
SLE 24.650127
SLL 20969.502105
SOS 574.154469
SRD 37.207019
STD 20697.981008
STN 21.0203
SVC 8.751249
SYP 110.528733
SZL 16.478199
THB 32.563035
TJS 9.346574
TMT 3.5
TND 2.887973
TOP 2.40776
TRY 45.544803
TTD 6.790867
TWD 31.5755
TZS 2605.000166
UAH 44.163821
UGX 3740.52909
UYU 39.831211
UZS 12045.000298
VES 510.148815
VND 26360
VUV 118.077659
WST 2.708521
XAF 562.792354
XAG 0.012842
XAU 0.000219
XCD 2.70255
XCG 1.802565
XDR 0.699933
XOF 562.792354
XPF 102.625027
YER 238.650242
ZAR 16.62751
ZMK 9001.203608
ZMW 18.911406
ZWL 321.999592
  • AEX

    -8.7900

    1012.79

    -0.86%

  • BEL20

    -12.7200

    5519.5

    -0.23%

  • PX1

    -67.8900

    8014.52

    -0.84%

  • ISEQ

    -139.7000

    12445.83

    -1.11%

  • OSEBX

    15.6900

    2001.58

    +0.79%

  • PSI20

    16.4200

    9140.3

    +0.18%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    -13.9500

    4213.06

    -0.33%

Après la frappe israélienne sur un hôtel chic de Beyrouth, les Libanais "en sécurité nulle part"
Après la frappe israélienne sur un hôtel chic de Beyrouth, les Libanais "en sécurité nulle part" / Photo: © AFP

Après la frappe israélienne sur un hôtel chic de Beyrouth, les Libanais "en sécurité nulle part"

"Un sublime décor romantique", annonce un panneau face à la majestueuse arche naturelle baignée dans les eaux turquoise de la Méditerrannée. Rien ne laissait présager qu'Israël frapperait le coeur touristique et économique de Beyrouth, jusqu'à dimanche au petit matin.

Taille du texte:

A quelques mètres seulement de la "Grotte aux pigeons", comme les habitants surnomment ce site iconique de la capitale libanaise, le Ramada, un hôtel quatre étoiles, a été visé par une attaque qui a fait quatre morts.

"Regardez comme les tirs ont été précis, probablement une attaque de drone", commente un badaud venu se mêler aux journalistes.

L'armée israélienne a affirmé avoir ciblé "des commandants-clés" liés aux Gardiens de la révolution islamique, l'armée idéologique iranienne. L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante l'identité des victimes.

D'ordinaire fréquentés par les touristes et les hommes d'affaires, les hôtels du quartier sont pris d'assaut ces derniers jours par les familles déplacées de la banlieue sud de Beyrouth, depuis la reprise des combats lundi entre Israël et le Hezbollah.

"N'importe qui aurait pû mourir s'il avait eu la malchance de se trouver près du bâtiment", dénonce Mohammad Zaher, un ingénieur venu marcher sur la corniche ensoleillée, jugeant qu'Israël "se moque éperdument des civils".

"Les gens viennent de tout Beyrouth pour se détendre et changer d'air, profiter de la mer, de la beauté des lieux, mais surtout de la sécurité", dit-il d'un air las.

- Familles en errance -

Zainab, 41 ans, a été réveillée en pleine nuit par le bruit de l'explosion. Elle dort avec son mari et ses trois enfants dans sa voiture garée sur le front de mer, après avoir fui son village dans le sud du pays, lui aussi bombardé.

"Nous nous sommes précipités pour voir ce qu'il se passait", alors que des dizaines de clients paniqués fuyaient l'établissement avec leurs bagages, raconte cette femme au visage cerné par des nuits sans sommeil.

"Même pendant la dernière guerre (en 2024, ndlr), nous venions nous promener ici avec les enfants avant de retourner au village", dit-elle en tirant de longues bouffées de chicha assise sur un banc. "Désormais, nous ne sommes plus en sécurité nulle part au Liban".

Une crainte largement partagée par les promeneurs croisés sur le front de mer dimanche. "Il n'y a plus aucun endroit sûr", commente Salem Zaayter, expatrié en Suède depuis plus de 30 ans, entre deux selfies avec sa femme devant le célèbre rocher.

"On est arrivés ici pour des vacances deux jours avant que la guerre commence", dit ce commerçant. "Le climat est doux, la nourriture est délicieuse, et puis j'ai beaucoup de souvenirs ici, je venais y jouer quand j'étais enfant (...) mais tout ça, c'est fini maintenant".

Un curieux mélange de sportifs bronzés et de familles en errance fourmille sur la corniche, alors que les autorités peinent à gérer l'afflux de centaines de milliers de déplacés dans le pays.

Des tentes ont été dressées à l'ombre des palmiers pour accueillir ceux qui n'ont pas les moyens de se payer un hôtel et n'ont pas trouvé de place dans les écoles réquisitionnées pour servir de centres d'accueil. Des mères assises sur des matelas nourrissent leurs bébés, des adolescents désoeuvrés enchaînent les cigarettes.

"Bien sûr, j'ai peur que les frappes recommencent, cela pourrait affecter mon commerce et la sécurité du quartier, je devrais déménager", dit Moussa, qui gère un petit café au pied de l'hôtel Ramada.

De l'autre côté de la route, Hassan, voiturier d'un restaurant chic en bord de mer, attend d'un air blasé des clients introuvables. "Avant, on avait des touristes, les affaires marchaient. Maintenant il n'y a plus rien. Juste des gens qui zonent", résume-t-il.

B.Carter--ThChM