The China Mail - Affaire des "ports africains": Vincent Bolloré jugé en décembre à Paris pour corruption

USD -
AED 3.6725
AFN 62.498148
ALL 81.93627
AMD 368.780348
ANG 1.79046
AOA 917.999473
ARS 1391.791803
AUD 1.390231
AWG 1.8025
AZN 1.698115
BAM 1.670681
BBD 2.023354
BDT 122.776371
BGN 1.66992
BHD 0.37888
BIF 2990.939666
BMD 1
BND 1.279172
BOB 6.911397
BRL 5.005501
BSD 1.004599
BTN 95.835344
BWP 14.149665
BYN 2.806682
BYR 19600
BZD 2.020437
CAD 1.373995
CDF 2245.000263
CHF 0.785035
CLF 0.022715
CLP 893.979732
CNY 6.7851
CNH 6.797825
COP 3789.72
CRC 456.526589
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.699628
CZK 20.869008
DJF 178.887039
DKK 6.413425
DOP 59.543216
DZD 132.26029
EGP 52.878499
ERN 15
ETB 156.856564
EUR 0.858099
FJD 2.19595
FKP 0.739691
GBP 0.747625
GEL 2.679526
GGP 0.739691
GHS 11.409996
GIP 0.739691
GMD 72.510555
GNF 8808.792491
GTQ 7.630738
GYD 209.246802
HKD 7.83165
HNL 26.716372
HRK 6.465601
HTG 131.549935
HUF 308.184497
IDR 17575.35
ILS 2.9026
IMP 0.739691
INR 95.86405
IQD 1310
IRR 1315000.000483
ISK 123.23986
JEP 0.739691
JMD 158.836248
JOD 0.709011
JPY 158.516499
KES 129.250502
KGS 87.449724
KHR 4030.663241
KMF 422.000034
KPW 899.97066
KRW 1498.319913
KWD 0.30853
KYD 0.833543
KZT 473.448852
LAK 21954.999677
LBP 89538.01782
LKR 325.320759
LRD 183.249949
LSL 16.490141
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.376444
MAD 9.20875
MDL 17.268391
MGA 4207.491806
MKD 52.896682
MMK 2099.865061
MNT 3580.130218
MOP 8.069362
MRU 40.143624
MUR 46.895895
MVR 15.400677
MWK 1741.59617
MXN 17.259799
MYR 3.944504
MZN 63.909616
NAD 16.490122
NGN 1369.170159
NIO 36.969988
NOK 9.28908
NPR 154.01359
NZD 1.698965
OMR 0.3845
PAB 1.000184
PEN 3.447027
PGK 4.376512
PHP 61.646012
PKR 279.799921
PLN 3.644798
PYG 6121.626027
QAR 3.645498
RON 4.463503
RSD 100.750783
RUB 73.248113
RWF 1469.361841
SAR 3.754148
SBD 8.016136
SCR 13.658323
SDG 600.499323
SEK 9.421455
SGD 1.277245
SHP 0.746601
SLE 24.650366
SLL 20969.502105
SOS 574.154469
SRD 37.206994
STD 20697.981008
STN 21.0203
SVC 8.751249
SYP 110.528733
SZL 16.478199
THB 32.480493
TJS 9.346574
TMT 3.5
TND 2.887994
TOP 2.40776
TRY 45.541902
TTD 6.790867
TWD 31.521501
TZS 2595.000056
UAH 44.163821
UGX 3740.52909
UYU 39.831211
UZS 12044.999859
VES 510.148815
VND 26330
VUV 118.077659
WST 2.708521
XAF 562.792354
XAG 0.012264
XAU 0.000217
XCD 2.70255
XCG 1.802565
XDR 0.699933
XOF 562.792354
XPF 102.624965
YER 238.649725
ZAR 16.530295
ZMK 9001.198924
ZMW 18.911406
ZWL 321.999592
  • AEX

    11.4100

    1021.54

    +1.13%

  • BEL20

    23.6900

    5532.41

    +0.43%

  • PX1

    74.4700

    8082.27

    +0.93%

  • ISEQ

    53.8800

    12585.15

    +0.43%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    51.7100

    9124.26

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    24.3700

    4226.84

    +0.58%

Affaire des "ports africains": Vincent Bolloré jugé en décembre à Paris pour corruption
Affaire des "ports africains": Vincent Bolloré jugé en décembre à Paris pour corruption / Photo: © AFP/Archives

Affaire des "ports africains": Vincent Bolloré jugé en décembre à Paris pour corruption

L'une des premières fortunes de France devant la justice: le milliardaire conservateur Vincent Bolloré doit être jugé en décembre à Paris, notamment pour corruption d'agent public étranger au Togo entre 2009 et 2011, dans l'affaire dite des "ports africains".

Taille du texte:

Vincent Bolloré encourt jusqu'à 10 ans de prison et 375.000 euros d'amende, selon une source judiciaire.

L'audience est prévue du 7 au 17 décembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris, a précisé une source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. Le parquet national financier (PNF) a également confirmé.

Les faits remontent à la campagne électorale de 2010 du président togolais Faure Gnassingbé.

M. Bolloré, 73 ans, figure incontournable des médias et de la logistique, devra répondre de son rôle dans les agissements de l'agence de publicité Euro RSCG (devenue Havas), une filiale de son groupe, qui aurait notamment fourni des prestations pour la campagne présidentielle de M. Gnassingbé à un prix sous-évalué.

En échange, le président togolais a appuyé l'attribution "à partir de mai 2009 de divers avantages au groupe Bolloré" et à ses filiales, dont le prolongement de la durée de concession pour "l'exploitation du port de Lomé et des avantages fiscaux et la construction d'un troisième quai", selon l'ordonnance rendue mercredi et dont l'AFP a eu connaissance jeudi.

Pour les juges d'instruction, ces faits doivent être appréhendés comme de la corruption d'agent public étranger, ayant couru de 2009 à 2011, alors que M. Bolloré était président du groupe Bolloré.

L'industriel breton est également renvoyé pour complicité d'abus de confiance au Togo entre 2009 et 2010, mais aussi en Guinée entre 2010 et 2011, dans le cadre de la campagne présidentielle de l'ancien dirigeant Alpha Condé en 2010.

- Procès "impossible" -

Les avocats de M. Bolloré ont annoncé à l'AFP faire appel de l'ordonnance des juges rendue mercredi "pour des motifs procéduraux".

Surtout, Mes Céline Astolfe et Olivier Baratelli ont estimé que "la tenue d'un procès équitable" était "impossible", en raison du parcours inhabituel qu'a connu l'affaire devant la justice française.

Vincent Bolloré avait été mis en examen en 2018, mais en 2021, le milliardaire, ainsi que Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré à l'époque, et Jean-Philippe Dorent, directeur international chez Havas, avaient reconnu les faits lors d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), acceptant une peine de 375.000 euros d'amende.

Sauf que la juge Isabelle Prévost-Desprez avait refusé de l'homologuer, renvoyant le dossier à l'instruction.

Elle avait en revanche homologué une convention judiciaire d'intérêt public (Cjip) pour le groupe Bolloré, qui avait payé 12 millions d'euros d'amende contre l'abandon des poursuites.

Pour les avocats de M. Bolloré, la CRPC non homologuée de M. Bolloré a porté une "atteinte irrémédiable" à sa "présomption d'innocence".

"Vincent Bolloré s'est retrouvé un matin au tribunal de Paris, devant une formation composée à dessein qui a d'abord approuvé l'encaissement de l'argent, enregistré la reconnaissance de culpabilité demandée, puis soudainement et contrairement à la parole donnée et aux accords passés a refusé l'homologation prévue", s'indignent-ils jeudi dans leur communiqué, rappelant avoir saisi la Cour européenne des droits de l'homme.

- "Moment de vérité" -

De leur côté, Gilles Alix est renvoyé pour corruption d'agent public étranger au Togo entre 2009 et 2010, abus de confiance au Togo entre 2009 et 2010, ainsi qu'abus de confiance en Guinée entre 2010 et 2011.

Jean-Philippe Dorent a lui été renvoyé pour complicité d'abus de confiance au Togo, entre 2009 et 2010, et en Guinée-Conakry entre 2010 et 2011.

"Jean-Philippe Dorent conteste fermement les faits qui lui sont reprochés et rappelle que le contexte procédural de ce dossier a porté atteinte à son droit à un procès équitable", a fait savoir à l'AFP son avocat Me Harold Teboul.

"Les prévenus ont fait incident sur incident pour éviter un procès. Mais heureusement, la justice fonctionne très bien (en France), même pour les hyper-fortunés. L'affaire sera enfin jugée et nous attendons le moment de vérité en décembre", a salué auprès de l'AFP Me Alexis Ihou, avocat du défunt Agbéyomé Kodjo et de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, candidats malheureux à la présidentielle de 2010 au Togo.

"Après une longue bataille juridique dans laquelle Vincent Bolloré a multiplié les recours dilatoires, Anticor et Sherpa se réjouissent que la justice passe et qu'un procès puisse enfin se tenir", a aussi réagi Me Jérôme Karsenti, avocat des deux associations anti-corruption.

Outre ce dossier des ports africains, le PNF a reçu une plainte en mars 2025 d'un collectif panafricain pour recel et blanchiment d'actifs dans le cadre de plusieurs concessions portuaires gérées jusqu'en 2022.

Cette plainte vise Vincent Bolloré et son fils Cyrille qui lui a succédé à la tête du groupe familial, pour des accusations de recel au Cameroun, Ghana et Côte d'Ivoire et de blanchiment au Togo et en Guinée.

G.Tsang--ThChM