The China Mail - Tim Schafer, l'infatigable artisan du jeu vidéo

USD -
AED 3.672501
AFN 62.999451
ALL 81.303234
AMD 371.750691
ANG 1.789884
AOA 918.000041
ARS 1374.732497
AUD 1.395323
AWG 1.8025
AZN 1.700244
BAM 1.664185
BBD 2.015588
BDT 122.792985
BGN 1.668102
BHD 0.377164
BIF 2975.931654
BMD 1
BND 1.272555
BOB 6.915183
BRL 5.010902
BSD 1.00074
BTN 93.522119
BWP 13.416948
BYN 2.838593
BYR 19600
BZD 2.012695
CAD 1.36481
CDF 2314.000206
CHF 0.78009
CLF 0.022701
CLP 893.459731
CNY 6.82165
CNH 6.824381
COP 3587.3
CRC 455.243598
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.823389
CZK 20.706803
DJF 178.201899
DKK 6.357702
DOP 60.229328
DZD 132.308661
EGP 51.899323
ERN 15
ETB 156.262152
EUR 0.85072
FJD 2.194503
FKP 0.740159
GBP 0.738865
GEL 2.689921
GGP 0.740159
GHS 11.063272
GIP 0.740159
GMD 73.503848
GNF 8783.185841
GTQ 7.648585
GYD 209.370001
HKD 7.83197
HNL 26.590481
HRK 6.409103
HTG 131.050592
HUF 309.719957
IDR 17185.4
ILS 3.00256
IMP 0.740159
INR 93.846501
IQD 1310.977426
IRR 1320999.999919
ISK 122.329829
JEP 0.740159
JMD 158.529322
JOD 0.709036
JPY 159.343498
KES 129.160396
KGS 87.448497
KHR 4001.038126
KMF 420.000196
KPW 899.990254
KRW 1478.065025
KWD 0.30814
KYD 0.833964
KZT 464.675
LAK 22079.082392
LBP 89616.33042
LKR 316.780545
LRD 184.134169
LSL 16.374242
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.335727
MAD 9.247983
MDL 17.212801
MGA 4143.018813
MKD 52.439699
MMK 2099.66818
MNT 3578.517246
MOP 8.071952
MRU 39.701496
MUR 46.539925
MVR 15.459715
MWK 1735.319895
MXN 17.295294
MYR 3.953988
MZN 63.909698
NAD 16.374242
NGN 1348.180259
NIO 36.827774
NOK 9.28115
NPR 149.640484
NZD 1.689945
OMR 0.384503
PAB 1.000732
PEN 3.43737
PGK 4.340556
PHP 60.152503
PKR 279.031424
PLN 3.607785
PYG 6363.806542
QAR 3.648245
RON 4.335098
RSD 99.868039
RUB 75.00419
RWF 1462.339607
SAR 3.750463
SBD 8.038772
SCR 14.075136
SDG 600.000427
SEK 9.154298
SGD 1.27281
SHP 0.746601
SLE 24.601705
SLL 20969.496166
SOS 571.88319
SRD 37.472501
STD 20697.981008
STN 20.847604
SVC 8.756584
SYP 110.631499
SZL 16.379772
THB 32.180306
TJS 9.406925
TMT 3.505
TND 2.910274
TOP 2.40776
TRY 44.925016
TTD 6.785906
TWD 31.495397
TZS 2602.498755
UAH 44.150081
UGX 3707.327865
UYU 39.787279
UZS 12069.178242
VES 481.046775
VND 26320
VUV 117.946979
WST 2.711482
XAF 558.152021
XAG 0.012793
XAU 0.00021
XCD 2.70255
XCG 1.803562
XDR 0.694162
XOF 558.147272
XPF 101.47844
YER 238.624995
ZAR 16.45085
ZMK 9001.194218
ZMW 19.038664
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.8900

    1023.9

    +0.48%

  • BEL20

    -16.8400

    5414.65

    -0.31%

  • PX1

    -30.4700

    8205.62

    -0.37%

  • ISEQ

    -77.5300

    12631.74

    -0.61%

  • OSEBX

    13.7500

    2006.87

    +0.69%

  • PSI20

    67.6100

    9203.61

    +0.74%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -111.0300

    3986.14

    -2.71%

  • N150

    21.7700

    4129.64

    +0.53%

Tim Schafer, l'infatigable artisan du jeu vidéo
Tim Schafer, l'infatigable artisan du jeu vidéo / Photo: © Getty/AFP/Archives

Tim Schafer, l'infatigable artisan du jeu vidéo

Vétéran de l'industrie du jeu vidéo et l'un de ses créateurs les plus excentriques, l'Américain Tim Schafer lance jeudi "Kiln", dernière production de son studio Double Fine mêlant jeu de combat et... simulateur de poterie.

Taille du texte:

Jeu de combat convivial et coloré, "Kiln" propose dans un premier temps au joueur de créer sa propre céramique (tasse, pot, assiette...) avant de l'envoyer au combat face aux créations de ses adversaires, dans des matches par équipe.

Tout juste six mois après "Keeper", étrange errance d'un phare doté de jambes parcourant un univers inspiré de tableaux impressionnistes, le studio revient avec un titre aux antipodes du précédent.

"Notre principal objectif, c'est de trouver des idées créatives et les concrétiser, aussi farfelues soient-elles", a expliqué à l'AFP le directeur du studio de 58 ans à l'air jovial, quelques jours avant la sortie du jeu sur PC et consoles Xbox Series et PlayStation 5.

Désormais affublé d'une imposante barbe blanche, Tim Schafer s'était fait connaître dans les années 90 en tant qu'auteur sur la série Monkey Island et plusieurs autres jeux d'aventure estampillés LucasArts, studio de jeux vidéo du créateur de la saga Star Wars, George Lucas.

Des titres aux graphismes rudimentaires mais bourrés d'humour, dans lesquels le joueur doit trouver des objets et résoudre des énigmes pour faire avancer l'intrigue, mais déjà guidés par l'envie de "créer quelque chose que personne n'avait fait auparavant", se souvient Tim Schafer

- "Créatifs et loufoques" -

C'est cet esprit qu'il a souhaité perpétuer en fondant en 2000 le studio californien Double Fine, qui compte aujourd'hui près de 80 employés et une trentaine de titres à son actif.

Sa réputation est telle qu'il réalise en 2012 la première levée de fonds d'envergure dans le jeu vidéo via un financement participatif, en récoltant plus de 3,3 millions de dollars auprès des joueurs sur la simple promesse d'un nouveau jeu d'aventure : "Broken Age".

Alors qu'il planche sur "Psychonauts 2", dont le long et difficile développement est relaté dans une passionnante série documentaire, le studio est finalement racheté en 2019 par Xbox, la branche gaming de Microsoft.

A côté de la saga militaire Call of Duty ou de science-fiction Halo, Double Fine apporte à la marque "des petits jeux originaux, créatifs et loufoques, adaptés à toute la famille", veut croire le directeur du studio.

Avec cette opération, "je n'ai pas à me préoccuper quotidiennement de l'état de mon compte en banque" et "c'est plus agréable de créer sans avoir ce poids sur les épaules", confie-t-il, alors que le secteur traverse un trou d'air au niveau mondial, marqué par des vagues de licenciements et des fermetures de studios.

- Ni suite, ni remake -

L'industrie fait également face à l'arrivée des outils d'intelligence artificielle générative, qui se répandent de plus en plus dans les studios malgré la réticence d'une bonne partie de la profession et des joueurs.

"Dès qu'un nouvel outil apparaît, on est toujours curieux et on va l'essayer", explique Tim Schafer, "mais Double Fine a toujours été un studio réputé pour ses graphismes et ses scénarios faits maison, et ça ne va pas changer".

S'il est désormais moins impliqué dans les projets du studio qu'à l'époque de "Psychonauts 2" - il teste toutefois régulièrement les jeux et fait des retours à ses chefs de projet - Tim Schafer assure travailler sur "des projets secrets" et promet "du neuf".

Pas de suite ni de remake en préparation : "on s'est vraiment amusés avec +Keeper+ et +Kiln+, qui sont des titres complètement nouveaux et originaux. Et je pense que c'est ce qu'on fait de mieux : inventer des trucs".

Après plus de 35 ans de carrière dans une industrie "parfois éprouvante", le créateur ne compte pas reposer la manette de sitôt.

"J'ai encore quelques idées de jeux en tête", sourit-il, et "tant que je n'aurai pas épuisé toutes ces idées, je continuerai."

N.Wan--ThChM