The China Mail - En Irak, le tourisme religieux, pilier du secteur, frappé par la guerre régionale

USD -
AED 3.6725
AFN 65.501552
ALL 80.078353
AMD 365.875231
ANG 1.789783
AOA 917.999837
ARS 1487.785698
AUD 1.403469
AWG 1.80125
AZN 1.727064
BAM 1.687708
BBD 2.014376
BDT 122.723527
BGN 1.696366
BHD 0.377183
BIF 2985.938828
BMD 1
BND 1.276594
BOB 11.616539
BRL 5.209197
BSD 1.000116
BTN 95.568471
BWP 13.464152
BYN 3.042114
BYR 19600
BZD 2.011537
CAD 1.385935
CDF 2272.999646
CHF 0.809865
CLF 0.023238
CLP 914.409629
CNY 6.743203
CNH 6.74094
COP 3125.46
CRC 449.232654
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.149133
CZK 20.87435
DJF 178.102996
DKK 6.448445
DOP 58.522779
DZD 132.940972
EGP 50.210102
ERN 15
ETB 161.792443
EUR 0.86259
FJD 2.202199
FKP 0.738997
GBP 0.73755
GEL 2.609586
GGP 0.738997
GHS 11.002049
GIP 0.738997
GMD 73.497214
GNF 8786.183033
GTQ 7.631506
GYD 209.245133
HKD 7.84535
HNL 26.811579
HRK 6.499401
HTG 130.869428
HUF 312.183503
IDR 17820
ILS 2.950955
IMP 0.738997
INR 95.60045
IQD 1310.247527
IRR 1374587.497151
ISK 122.650425
JEP 0.738997
JMD 158.441558
JOD 0.709006
JPY 159.223977
KES 129.570282
KGS 87.450124
KHR 4040.988027
KMF 427.000377
KPW 900.000294
KRW 1411.895554
KWD 0.308701
KYD 0.833495
KZT 461.024028
LAK 22561.730659
LBP 89564.271938
LKR 331.854856
LRD 181.531067
LSL 16.167198
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.354576
MAD 9.271605
MDL 17.217857
MGA 4307.663101
MKD 53.086425
MMK 2099.787271
MNT 3596.151184
MOP 8.081838
MRU 40.096648
MUR 46.929601
MVR 15.449568
MWK 1734.260665
MXN 17.009605
MYR 4.0625
MZN 63.910058
NAD 16.167198
NGN 1353.779816
NIO 36.803251
NOK 9.42255
NPR 152.908233
NZD 1.690065
OMR 0.384493
PAB 1.000116
PEN 3.366397
PGK 4.428471
PHP 61.51901
PKR 277.572939
PLN 3.71483
PYG 6023.997618
QAR 3.655991
RON 4.519803
RSD 101.257623
RUB 85.127918
RWF 1467.741866
SAR 3.746587
SBD 8.048583
SCR 13.685186
SDG 600.499938
SEK 9.489145
SGD 1.27638
SHP 0.740866
SLE 24.508409
SLL 20969.499227
SOS 571.593758
SRD 37.974498
STD 20697.981008
STN 21.141375
SVC 8.751667
SYP 13001.999906
SZL 16.170786
THB 33.025497
TJS 9.226322
TMT 3.51
TND 2.922601
TOP 2.40776
TRY 47.901899
TTD 6.777321
TWD 31.8023
TZS 2645.503007
UAH 44.739637
UGX 3720.88207
UYU 40.073693
UZS 11859.17073
VES 770.109098
VND 26205
VUV 117.328472
WST 2.734491
XAF 566.029123
XAG 0.015237
XAU 0.000228
XCD 2.70255
XCG 1.802555
XDR 0.707052
XOF 566.034007
XPF 102.911038
YER 237.19298
ZAR 16.17723
ZMK 9001.210713
ZMW 18.841712
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.6800

    1116.11

    -0.15%

  • BEL20

    101.9600

    5766.64

    +1.8%

  • PX1

    -45.7700

    8591

    -0.53%

  • ISEQ

    -20.0600

    14311.13

    -0.14%

  • OSEBX

    4.3800

    2090.12

    +0.21%

  • PSI20

    -17.5800

    9236.72

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -130.9900

    4192.21

    -3.03%

  • N150

    -17.4400

    4343.57

    -0.4%

En Irak, le tourisme religieux, pilier du secteur, frappé par la guerre régionale
En Irak, le tourisme religieux, pilier du secteur, frappé par la guerre régionale / Photo: © AFP/Archives

En Irak, le tourisme religieux, pilier du secteur, frappé par la guerre régionale

A Najaf, ville sainte d'Irak, le majestueux sanctuaire de l'imam Ali est plongé dans un calme inhabituel: ses vastes cours, où se pressaient des pèlerins venus du monde entier, dont beaucoup d'Iran et du Liban, sont aujourd'hui désertées.

Taille du texte:

Dans les marchés voisins, commerçants et hôteliers trompent l'ennui. Les journées s'étirent dans l'attente de visiteurs pour relancer l'activité locale.

En temps normal, des millions de musulmans chiites du monde entier affluent chaque année vers les villes saintes de Najaf et Kerbala. Mais la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par une offensive américano-israélienne contre Téhéran le 28 février, a interrompu ce flux constant en provenance d'Iran, du Liban, du Golfe, d'Inde ou d'Afghanistan.

"Les Iraniens nous faisaient vivre, que l'on soit bijoutier, marchand de tissus ou chauffeur de taxi. Aujourd'hui, il n'y en a plus", déplore Abdelrahim Harmouch, propriétaire d'une bijouterie à Najaf.

"Avant, il était difficile ne serait-ce que d'entrer sur le marché, tant il y avait d'étrangers, d'Iraniens. Même les vendeurs ambulants attiraient d'immenses foules", ajoute cet homme de 71 ans.

Happé dans le conflit régional, l'Irak a fermé son espace aérien traversé par des missiles et avions de guerre à son déclenchement, tandis que des frappes ont visé des intérêts américains et des groupes armés pro-iraniens dans le pays.

Depuis 38 ans, M. Harmouch tient boutique dans le vieux marché couvert, à quelques dizaines de mètres du mausolée au dôme doré, lieu de sépulture d'Ali, gendre du prophète Mahomet, quatrième calife de l'islam et premier imam chiite.

Dans les villes saintes, "on vit du tourisme religieux", rappelle-t-il, avertissant que si la crise se prolonge, c'est toute la population qui risque la faillite: commerçants incapables de payer leurs loyers, chauffeurs de taxi sans clients, ouvriers peinant à trouver du travail.

- Hôtels fermés -

Abou Ali, hôtelier de 52 ans, a dû se résoudre à licencier cinq de ses employés. Il n'en garde plus qu'un seul pour entretenir ses 70 chambres vides: "comment payer les salaires s'il n'y a pas de travail?"

Selon Saeb Abou Ghneim, président de l'association des hôteliers de Najaf, 80% des 250 établissements de la ville ont déjà fermé leurs portes, laissant plus de 2.000 salariés sur le carreau ou en congé sans solde.

Il s'agit d'un deuxième choc majeur pour le secteur après la pandémie de Covid-19.

Dans un pays marqué par des décennies de chaos, le pèlerinage constitue quasiment l'unique forme de tourisme et demeure le pilier de l'économie irakienne hors pétrole.

Avant la guerre, Moustafa al-Haboubi, 28 ans, gérait sans interruption les foules venues changer leurs devises.

Désormais, comme ses confrères, il tue le temps sur son téléphone ou discute avec ses voisins.

"Nous recevons à peine un ou deux clients", souffle-t-il. "Il n'y a plus de pèlerins, ni Iraniens ni autres."

Même l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril et la réouverture du ciel n'ont pas ramené la foule. En semaine, les pèlerins sont rares, seul le week-end voit le sanctuaire s'animer un peu grâce aux familles irakiennes.

- "Catastrophe" -

Le constat est le même à Kerbala, à 80 kilomètres plus au nord, où se dressent les sanctuaires des petits-fils du Prophète, les imams Hussein et Abbas. La large esplanade reliant les deux dômes dorés et les ruelles adjacentes, qui résonnaient de la ferveur des fidèles, ne sont plus fréquentées que par des locaux.

"La situation est dangereuse (...) c'est une catastrophe", lâche Israa al-Nasrawi, responsable du comité du tourisme.

Selon elle, la guerre a terrassé l'économie locale, faisant chuter d'environ 95% le nombre de visiteurs et contraignant des centaines d'hôtels à fermer.

La ville est jalonnée d'agences de tourisme, mais leurs activités sont à l'arrêt.

Akram Radi indique que son entreprise ne fonctionne plus qu'à 10% de sa capacité, après avoir accueilli jusqu'à 1.000 visiteurs par mois. Après 16 ans passés dans ce secteur, il redoute de devoir mettre la clé sous la porte.

Q.Yam--ThChM