The China Mail - Les tabloïds et Buckingham, liés pour le meilleur et pour le pire

USD -
AED 3.6725
AFN 62.999805
ALL 81.919985
AMD 369.022152
ANG 1.790403
AOA 917.500438
ARS 1429.5006
AUD 1.418611
AWG 1.8025
AZN 1.69565
BAM 1.687089
BBD 2.017174
BDT 122.938906
BGN 1.69088
BHD 0.377743
BIF 2994.099786
BMD 1
BND 1.284073
BOB 6.920735
BRL 5.057098
BSD 1.001557
BTN 94.807122
BWP 13.437361
BYN 2.772827
BYR 19600
BZD 2.014241
CAD 1.401715
CDF 2321.00002
CHF 0.795885
CLF 0.022625
CLP 890.450145
CNY 6.76055
CNH 6.76294
COP 3491.5
CRC 455.637457
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.398186
CZK 20.86645
DJF 178.341147
DKK 6.45693
DOP 58.450255
DZD 133.157039
EGP 50.419299
ERN 15
ETB 159.494926
EUR 0.863803
FJD 2.216895
FKP 0.746148
GBP 0.74675
GEL 2.644999
GGP 0.746148
GHS 11.225023
GIP 0.746148
GMD 72.501494
GNF 8775.000164
GTQ 7.634911
GYD 209.537036
HKD 7.832725
HNL 26.720198
HRK 6.508194
HTG 130.901343
HUF 302.603502
IDR 17742
ILS 2.917604
IMP 0.746148
INR 94.664799
IQD 1310
IRR 1375752.497294
ISK 124.73943
JEP 0.746148
JMD 158.757133
JOD 0.709038
JPY 160.2955
KES 129.460293
KGS 87.4502
KHR 4010.000103
KMF 425.000176
KPW 900.00035
KRW 1512.409963
KWD 0.30839
KYD 0.834674
KZT 490.263143
LAK 22024.999647
LBP 89549.999817
LKR 333.00411
LRD 182.175009
LSL 16.219472
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380431
MAD 9.27225
MDL 17.421534
MGA 4204.999974
MKD 53.239641
MMK 2099.090156
MNT 3576.689019
MOP 8.081808
MRU 40.059501
MUR 47.240213
MVR 15.450241
MWK 1736.999524
MXN 17.231399
MYR 4.064897
MZN 63.910222
NAD 16.219781
NGN 1358.999993
NIO 31.619968
NOK 9.565801
NPR 151.694838
NZD 1.722395
OMR 0.384498
PAB 1.001488
PEN 3.406499
PGK 4.359026
PHP 60.386501
PKR 278.325044
PLN 3.67206
PYG 6132.175158
QAR 3.643503
RON 4.523973
RSD 101.405141
RUB 72.448447
RWF 1514.5
SAR 3.752194
SBD 8.065041
SCR 12.521479
SDG 600.50029
SEK 9.41695
SGD 1.28349
SHP 0.746601
SLE 24.749735
SLL 20969.503664
SOS 571.497614
SRD 37.51797
STD 20697.981008
STN 21.375
SVC 8.763273
SYP 110.532098
SZL 16.22018
THB 32.564499
TJS 9.284125
TMT 3.5
TND 2.912023
TOP 2.40776
TRY 46.2995
TTD 6.798097
TWD 31.5805
TZS 2624.998017
UAH 44.900392
UGX 3720.444763
UYU 40.61969
UZS 11999.999956
VES 591.77565
VND 26295.5
VUV 119.50104
WST 2.743493
XAF 565.843581
XAG 0.014405
XAU 0.000232
XCD 2.70255
XCG 1.805015
XDR 0.703697
XOF 564.502097
XPF 102.450395
YER 238.60685
ZAR 16.225025
ZMK 9001.202064
ZMW 17.605527
ZWL 321.999592
  • AEX

    -5.6200

    1075.52

    -0.52%

  • BEL20

    -53.3500

    5683.73

    -0.93%

  • PX1

    33.4000

    8384.01

    +0.4%

  • ISEQ

    39.1300

    13530.98

    +0.29%

  • OSEBX

    -34.7200

    1960.56

    -1.74%

  • PSI20

    -47.2900

    9046.15

    -0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -82.9800

    4216.55

    -1.93%

  • N150

    17.0700

    4284.17

    +0.4%

Les tabloïds et Buckingham, liés pour le meilleur et pour le pire
Les tabloïds et Buckingham, liés pour le meilleur et pour le pire / Photo: © AFP

Les tabloïds et Buckingham, liés pour le meilleur et pour le pire

Des histoires qui font vendre du papier contre une place réservée dans les gros titres, si possibles positifs: c'est l'accord tacite entre la monarchie britannique et la presse tabloïd. Un donnant-donnant qui parfois dérape.

Taille du texte:

"C'est une relation d'intérêt mutuel", reconnait Michala Hulme, qui enseigne l'Histoire à l'université de Birmingham.

Pour la monarchie, "les médias sont utiles pour montrer aux contribuables britanniques ce que font les membres de la famille royale avec l'argent public" qui finance leur train de vie somptuaire, ou pour attirer l'attention sur les œuvres caritatives qu'ils défendent, remarque Mme Hulme.

Et pour les médias, les "Royals", dans leurs fonctions publiques et leurs tribulations privées, représentent une source inépuisable d'histoires générant ventes et audience.

La société de marketing Brand Financial estime que la famille royale a contribué à hauteur de 125 millions de livres (142 millions d'euros ) aux recettes des médias en 2022. "Une évaluation conservative de la valeur publicitaire" de la couverture médiatique de la famille royale, affirme un responsable de Brand à l'AFP.

Cet échange de bons procédés se manifeste notamment par la "rota", le petit groupe de médias accrédités à Buckingham, qui ont un accès quasi permanent aux communicants des Windsor et aux événements auxquels participent les membres de la famille.

Symbole d'une relation qui peuvent tourner à l'endogamie: les anciens journalistes des tabloïds passent parfois de l'autre côté comme le nouveau directeur de la communication de Charles et Camilla, Tobyn Andreae, ancien rédacteur en chef adjoint du Daily Mail.

Mais s'ils ont besoin les uns des autres, leurs intérêts parfois divergent.

"Les membres de la famille royale ont besoin de publicité mais selon leurs propres termes. Les journaux tabloïds veulent des histoires sur les royaux, mais à leur façon", résume Ivor Gaber, professeur à l'université du Sussex.

Les médias se plaignent aussi d'un carcan imposé par Buckingham qui récompense les plus dociles, pénalisant particulièrement les télévisions forcées de se plier au jeu du Palais sous peine d'être privées d'accès aux grands événements royaux.

Comme en attestent certaines plaintes en justice, les membres de la famille royale estiment que le respect de leur vie privée est constamment bafoué - comme en témoignent les conversations intimes de Charles et Camilla couchées sur papier au temps de leur relation extraconjugale - et leur réputation salie au prix de tactiques agressives et parfois même illégales.

Le prince Harry tient notamment la presse pour responsable de la mort de sa mère Diana dans un accident de voiture en 1997 à Paris alors qu'elle était poursuivie par des paparazzis.

Sa femme Meghan dit avoir souffert de pensées suicidaires à la suite du barrage médiatique négatif qu'elle a subi au Royaume-Uni, avant l'exil du couple en Californie.

- poursuites -

Harry a lancé des poursuites contre des journaux britanniques qu'il accuse d'avoir recueilli illégalement des informations, notamment News Group Newspapers (NGN), l'éditeur du Sun et de News of the World aujourd'hui disparu après le scandale ayant révélé le piratage des téléphones de personnalités.

Il les accuse aussi d'avoir tenté de corrompre les proches de sa femme, dont son ex-mari ou son père, pour obtenir des informations potentiellement juteuses, et de verser dans le racisme ou la diffamation.

Le prince Andrew, lui, a fait les titres ces dernières années de la presse mondiale d'information pour ses liens avec le pédophile mort en prison Jeffrey Epstein.

Les observateurs estiment toutefois que les médias britanniques sont moins agressifs depuis le scandale de News of the World.

Ivor Gaber estime que le pacte silencieux entre médias et monarchie passe par une couverture positive du monarque, de l'héritier et de leurs époux, tandis que les membres satellites ont droit à moins d'égards.

Dans un article paru en mars, l'hebdomadaire The Observer faisait le compte des articles concernant Kate: à un événement auprès de la garde nationale galloise, ou auprès de victimes de tremblement de terre de Turquie et Syrie... toujours bien mise et le sourire aux lèvres.

"Un autre jour, une autre image de sens du devoir dans la sobriété", ironisait The Observer, estimant que ce plan médiatique intensif faisait partie du jeu de "la Firme", surnom de la famille royale, pour perpétuer l'institution.

F.Jackson--ThChM