The China Mail - Katalin Kariko, de chercheuse marginalisée au prix Nobel de médecine

USD -
AED 3.672501
AFN 65.50184
ALL 81.380142
AMD 377.970482
ANG 1.79008
AOA 916.497584
ARS 1416.381103
AUD 1.41179
AWG 1.8
AZN 1.701015
BAM 1.646747
BBD 2.012849
BDT 122.13779
BGN 1.67937
BHD 0.376983
BIF 2956
BMD 1
BND 1.268203
BOB 6.920331
BRL 5.194196
BSD 0.999352
BTN 90.600003
BWP 13.170436
BYN 2.880286
BYR 19600
BZD 2.009919
CAD 1.35625
CDF 2214.999948
CHF 0.767199
CLF 0.0216
CLP 852.870541
CNY 6.922499
CNH 6.917015
COP 3670.01
CRC 495.427984
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.350281
CZK 20.34935
DJF 177.720401
DKK 6.27632
DOP 62.650185
DZD 129.39301
EGP 46.866625
ERN 15
ETB 154.950401
EUR 0.84011
FJD 2.1906
FKP 0.735168
GBP 0.73093
GEL 2.689798
GGP 0.735168
GHS 11.010336
GIP 0.735168
GMD 73.496736
GNF 8760.502918
GTQ 7.666239
GYD 209.083408
HKD 7.815475
HNL 26.470214
HRK 6.329502
HTG 131.056026
HUF 316.483001
IDR 16803
ILS 3.0824
IMP 0.735168
INR 90.77575
IQD 1310.5
IRR 42125.000158
ISK 121.759852
JEP 0.735168
JMD 156.313806
JOD 0.708967
JPY 156.187014
KES 129.000569
KGS 87.449683
KHR 4033.000214
KMF 414.00022
KPW 899.993603
KRW 1458.690272
KWD 0.30686
KYD 0.832814
KZT 493.541923
LAK 21477.49267
LBP 85549.999959
LKR 309.311509
LRD 186.375012
LSL 16.097378
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.319733
MAD 9.12875
MDL 16.974555
MGA 4434.999905
MKD 51.780764
MMK 2099.674626
MNT 3566.287566
MOP 8.045737
MRU 39.850294
MUR 45.98025
MVR 15.4602
MWK 1736.999664
MXN 17.208302
MYR 3.927499
MZN 63.760521
NAD 16.102755
NGN 1361.970582
NIO 36.709798
NOK 9.585495
NPR 144.959837
NZD 1.65274
OMR 0.384501
PAB 0.999356
PEN 3.358502
PGK 4.291999
PHP 58.457021
PKR 279.649878
PLN 3.53527
PYG 6589.344728
QAR 3.64125
RON 4.276102
RSD 98.619009
RUB 77.002306
RWF 1455
SAR 3.750572
SBD 8.054878
SCR 14.03018
SDG 601.501393
SEK 8.927595
SGD 1.266315
SHP 0.750259
SLE 24.524993
SLL 20969.499267
SOS 571.512449
SRD 37.971503
STD 20697.981008
STN 20.875
SVC 8.744817
SYP 11059.574895
SZL 16.099323
THB 31.17979
TJS 9.359244
TMT 3.5
TND 2.845014
TOP 2.40776
TRY 43.589399
TTD 6.770456
TWD 31.5731
TZS 2583.597002
UAH 43.079799
UGX 3557.370493
UYU 38.318564
UZS 12334.999772
VES 384.79041
VND 25910
VUV 119.675943
WST 2.73072
XAF 552.310426
XAG 0.012164
XAU 0.000198
XCD 2.70255
XCG 1.801105
XDR 0.689856
XOF 552.496975
XPF 100.500113
YER 238.350084
ZAR 15.909145
ZMK 9001.189964
ZMW 18.893454
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.6800

    999.03

    +0.37%

  • BEL20

    59.0400

    5576.62

    +1.07%

  • PX1

    49.6400

    8323.28

    +0.6%

  • ISEQ

    143.5800

    13438.07

    +1.08%

  • OSEBX

    7.2600

    1823.3

    +0.4%

  • PSI20

    100.4600

    8991.17

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    46.0000

    4046.13

    +1.15%

  • N150

    42.9200

    4053.74

    +1.07%

Katalin Kariko, de chercheuse marginalisée au prix Nobel de médecine
Katalin Kariko, de chercheuse marginalisée au prix Nobel de médecine / Photo: © AFP/Archives

Katalin Kariko, de chercheuse marginalisée au prix Nobel de médecine

Chercheuse inconnue et marginalisée à ses débuts, la Hongroise Katalin Kariko est devenue une spécialiste incontournable de l'ARN messager, récompensée lundi du prix Nobel de médecine avec son collègue américain Drew Weissman.

Taille du texte:

Née en Hongrie il y a 68 ans, c'est aux Etats-Unis que la scientifique - 13e femme récompensée du Nobel de médecine - a mené ses travaux pointus et novateurs. Lesquels, avant de lui valoir une pluie de récompenses scientifiques, l'ont d'abord contrainte à oeuvrer dans l'ombre.

Il faut dire que peu imaginaient que le travail souterrain de cette biochimiste poserait les jalons des vaccins des firmes Pfizer et Moderna contre le Covid-19.

La chercheuse avait confié en décembre 2020 à l'AFP avoir du mal à se faire aux projecteurs, après tant d'années laborieuses. Son cas illustre selon elle "la nécessité de soutenir la science à de nombreux niveaux", avait-elle dit lors d'un entretien vidéo depuis son domicile de Philadelphie.

Mme Kariko a employé une bonne partie de son temps dans les années 1990 à postuler pour des financements de ses recherches centrées sur l'acide ribonucléique (ARN) messager, des molécules qui donnent aux cellules un "mode d'emploi" afin qu'elles produisent des protéines bienfaisantes pour notre corps.

- "Rétrogradée" -

La biochimiste pensait que l'ARN messager pourrait jouer un rôle clé dans le traitement de certaines maladies, par exemple en soignant les tissus du cerveau après un AVC.

Mais l'université de Pennsylvanie, où Mme Kariko était en voie d'accéder au professorat, a mis un coup d'arrêt à cette trajectoire, face aux rejets successifs de ses demandes de bourses de recherche.

"J'étais destinée à être promue et c'est alors qu'ils m'ont rétrogradée, s'attendant à ce que je parte", se souvenait-elle en décembre.

A l'époque, Katalin Kariko ne disposait pas de la fameuse carte verte de résidente et elle avait besoin d'un travail pour renouveler son visa. Elle n'ignorait pas non plus qu'il lui serait difficile de financer les études supérieures de sa fille, avec son salaire raboté. Elle a pourtant décidé de persister.

Une telle détermination, la chercheuse en thérapie génique l'a transmise... dans ses gènes: sa fille, Susan Francia, est non seulement sortie diplômée de l'illustre université de Pennsylvanie, mais elle a également remporté la médaille d'or au sein de l'équipe d'aviron des Etats-Unis aux Jeux olympiques de 2008 et 2012.

A la fin des années 1980, la communauté scientifique n'avait d'yeux que pour l'ADN.

Mme Kariko, elle, s'intéressait à l'ARN messager, l'imaginant fournir aux cellules les moyens de fabriquer elles-mêmes les protéines thérapeutiques. Une solution permettant d'éviter de modifier le génome des cellules, au risque d'introduire des modifications génétiques incontrôlables.

Mais l'ARN messager n'était pas non plus dénué de problèmes: il suscitait de vives réactions inflammatoires, étant considéré comme un intrus par le système immunitaire.

- "Où est votre superviseur?" -

Avec son partenaire de recherche, le médecin immunologiste Drew Weissman, également récompensé lundi, Katalin Kariko parvient progressivement à introduire d'infimes modifications dans la structure de l'ARN, le rendant plus acceptable par le système immunitaire.

Leur découverte, publiée en 2005, marque les esprits, extirpant (un peu) Mme Kariko de l'anonymat.

Puis, ils franchissent un nouveau palier, en réussissant à placer leur précieux ARN dans des "nanoparticules lipidiques", un enrobage qui leur évite de se dégrader trop vite et facilite leur entrée dans les cellules. Leurs résultats sont rendus publics en 2015.

Cinq ans plus tard, ces percées ont été cruciales à l'heure de combattre la pandémie de Covid-19.

Mme Kariko a occupé jusqu'en 2022 la vice-présidence au sein du laboratoire allemand BioNTech, associé à la firme Pfizer, qui a produit le premier vaccin distribué dans le monde occidental, l'autre étant fabriqué par Moderna.

Malgré ses nombreux prix, dont le prix Lasker et le Breakthrough prize, elle n'a jamais oublié les moments où elle s'est sentie sous-estimée. Quand, dans un univers masculin on lui demandait à la fin de certaines conférences d'experts: "Où est votre superviseur?".

Z.Huang--ThChM