The China Mail - Trappeur, plus vieux métier au Canada, mais un "héritage" qui ne rapporte plus

USD -
AED 3.672498
AFN 64.00001
ALL 81.482729
AMD 364.83349
ANG 1.790365
AOA 916.999817
ARS 1524.975698
AUD 1.438569
AWG 1.8025
AZN 1.700568
BAM 1.733158
BBD 2.015756
BDT 123.052656
BGN 1.683441
BHD 0.377328
BIF 3004.44854
BMD 1
BND 1.281424
BOB 12.054428
BRL 5.187901
BSD 1.000833
BTN 96.45446
BWP 14.158233
BYN 3.014683
BYR 19600
BZD 2.012832
CAD 1.424475
CDF 2312.501759
CHF 0.835115
CLF 0.024743
CLP 976.949829
CNY 6.70475
CNH 6.716595
COP 3314.79
CRC 457.240078
CUC 1
CUP 24.018396
CVE 97.712812
CZK 21.64135
DJF 178.215541
DKK 6.61512
DOP 59.79566
DZD 133.77797
EGP 52.292799
ERN 15
ETB 163.475001
EUR 0.884901
FJD 2.24875
FKP 0.753812
GBP 0.755505
GEL 2.594995
GGP 0.753812
GHS 11.724777
GIP 0.753812
GMD 74.000019
GNF 8804.033816
GTQ 7.645479
GYD 209.346324
HKD 7.84721
HNL 26.865513
HRK 6.667398
HTG 130.978015
HUF 324.915499
IDR 17981
ILS 3.07585
IMP 0.753812
INR 96.24925
IQD 1311.020726
IRR 1693849.999755
ISK 121.219973
JEP 0.753812
JMD 157.630753
JOD 0.709027
JPY 157.967497
KES 129.750338
KGS 87.44703
KHR 4053.132006
KMF 435.000043
KPW 900.000318
KRW 1361.270316
KWD 0.30882
KYD 0.834057
KZT 443.471634
LAK 22442.975382
LBP 89622.18589
LKR 330.728128
LRD 171.587828
LSL 16.576308
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.411393
MAD 9.760381
MDL 17.819861
MGA 4419.297095
MKD 54.561083
MMK 2099.783199
MNT 3598.053803
MOP 8.089432
MRU 40.068766
MUR 47.819871
MVR 15.460075
MWK 1735.373872
MXN 18.16605
MYR 4.085097
MZN 63.898567
NAD 16.575573
NGN 1327.789809
NIO 36.828953
NOK 9.621485
NPR 154.325085
NZD 1.78074
OMR 0.384508
PAB 1.000833
PEN 3.453202
PGK 4.464491
PHP 62.810395
PKR 277.237331
PLN 3.870445
PYG 5831.841625
QAR 3.648069
RON 4.674503
RSD 104.001994
RUB 83.552628
RWF 1476.791379
SAR 3.756193
SBD 8.065041
SCR 13.763509
SDG 601.50433
SEK 10.026404
SGD 1.279845
SHP 0.754575
SLE 24.601654
SLL 20969.491881
SOS 571.929887
SRD 37.621501
STD 20697.981008
STN 21.711004
SVC 8.757067
SYP 13002.000254
SZL 16.569484
THB 33.670224
TJS 9.217388
TMT 3.5
TND 2.975471
TOP 2.40776
TRY 49.034455
TTD 6.789784
TWD 31.912599
TZS 2635.002999
UAH 44.939475
UGX 3973.556883
UYU 40.28499
UZS 11829.395814
VES 859.10005
VND 25982
VUV 119.747847
WST 2.7762
XAF 580.457098
XAG 0.016389
XAU 0.000239315748
XCD 2.70255
XCG 1.803617
XDR 0.707052
XOF 580.457098
XPF 105.684789
YER 236.42499
ZAR 16.53851
ZMK 9001.208627
ZMW 19.680804
ZWL 321.999592
SSP 5712.591899
MXV 2.055907
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Trappeur, plus vieux métier au Canada, mais un "héritage" qui ne rapporte plus
Trappeur, plus vieux métier au Canada, mais un "héritage" qui ne rapporte plus

Trappeur, plus vieux métier au Canada, mais un "héritage" qui ne rapporte plus

En équilibre sur un barrage, Ray Gall, trappeur canadien, avance avec précaution: il vient récupérer sa prise du jour, un gros castor noir coincé dans son piège posé deux jours plus tôt.

Taille du texte:

Désormais, rares sont ceux qui vivent uniquement grâce aux revenus de cette activité ancestrale, très encadrée aujourd'hui. Mais ils sont plusieurs dizaines de milliers, dont de nombreux autochtones, encore actifs au Canada.

"C'est le plus vieux métier" au Canada, explique fièrement Ray Gall, bouc et lunettes noires sur le nez, qui trappe, sur son temps libre, rat musqué, renard, loup, coyote à trois heures au nord de Toronto...

"Il y aura toujours besoin de trappeurs, que le marché soit là ou non", ajoute-t-il avant d'emporter avec lui l'épais castor, à l'abri dans un tonneau attaché sur son dos.

Réduction des espaces, hivers plus tardifs dus au réchauffement climatique, hausse des prix de l'essence et baisse de ceux de la fourrure... "piéger est, financièrement parlant, de plus en plus difficile", renchérit Tom Borg, trappeur autochtone de 70 ans, retraité du secteur gazier.

"C'est dur, car cela fait partie de notre héritage, de qui nous sommes. Arrêter, c'est comme vous enlever une partie de vous", confie, les yeux embués derrière ses lunettes rectangulaires, l'homme originaire du nord de l'Ontario.

Globalement, le marché tangue depuis quelques années, mis à l'épreuve par le boycott de la fourrure par de nombreuses marques de luxe, l'absence d'acheteurs Chinois avec la pandémie et récemment la guerre en Europe qui a encore compliqué la donne - la Russie et l'Ukraine étant deux marchés clés.

Mais le pire est passé pour l'industrie, qui s'est "stabilisée" après avoir atteint "le point le plus bas du cycle", veut croire Robin Horwath, président de l'Institut de la fourrure du Canada et directeur de la fédération des trappeurs de l'Ontario.

- Des fourrures par milliers -

Le Canada est le plus grand producteur de fourrures sauvages au monde: en 2019-2020, quelque 415.000 fourrures sauvages ont été vendues pour une valeur de 13,8 millions de dollars canadiens (10 millions d'euros).

A l'intérieur de la dernière grande foire de la fourrure en Amérique du Nord, Fur Harvesters Auction (FHA) à North Bay, à 350 km au nord de Toronto, les courtiers s'activent avant des enchères en ligne, pandémie oblige.

Dans ce vaste entrepôt, des dizaines de milliers de fourrures d'animaux sauvages, - lynx, renards, loups, ours noirs, etc. -, sont attachées en lots et suspendues à des portants, triées par grandeur, couleur et qualité.

Catalogue et crayon à la main, le courtier Michel Roberge devient les yeux et les mains de ses clients étrangers pour qui il inspecte avec minutie chaque peau avant l'ouverture des enchères en ligne.

"Vu que c'est un marché de luxe, naturellement on est touchés en premier" en cas de crise. "Le monde peut survivre sans un morceau de fourrure", explique Michel Roberge, marchand montréalais.

- Demande asiatique -

"L'industrie de la fourrure est ancienne, elle a connu des hauts et des bas à de nombreuses reprises au cours des 400 dernières années", rappelle Mark Downey, le PDG de la FHA.

Ces dernières années en Europe et en Amérique du Nord, la pression croissante d'associations de protection des animaux et des consommateurs a poussé de nombreuses grandes marques de luxe, comme Dolce & Gabanna, Burberry ou Chanel, à renoncer à l'usage de la fourrure.

"Le départ de Canada Goose a été sans aucun doute un point noir pour l'industrie", regrette M. Downey, convaincu toutefois que d'autres fabricants vont combler "le vide" laissé par le géant canadien.

D'ici-là, le secteur va devoir surmonter l'absence de deux marchés importants: l'Ukraine et la Russie, deuxième plus gros client, actuellement visé par les sanctions économiques du Canada... avec un risque d'effet domino.

"La guerre de la Russie en Ukraine est un handicap énorme parce que nos gros acheteurs de Grèce, Italie, Turquie, vendent vers ces deux pays", regrette M. Downey. Mais, assure-t-il, "ça va reprendre car la demande est énorme" notamment en Asie.

T.Wu--ThChM