The China Mail - Turquie, 4h17: un an après le séisme, le chagrin intact, la colère aussi

USD -
AED 3.673101
AFN 63.505123
ALL 81.649571
AMD 368.209816
ANG 1.790403
AOA 917.499549
ARS 1436.626394
AUD 1.415019
AWG 1.8
AZN 1.701776
BAM 1.685177
BBD 2.015096
BDT 122.817901
BGN 1.69088
BHD 0.377101
BIF 2991
BMD 1
BND 1.281762
BOB 6.938712
BRL 5.104965
BSD 1.000526
BTN 94.560525
BWP 13.406112
BYN 2.76997
BYR 19600
BZD 2.012252
CAD 1.39965
CDF 2320.000271
CHF 0.793201
CLF 0.022506
CLP 885.779541
CNY 6.75745
CNH 6.756835
COP 3453.92
CRC 455.716489
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.350232
CZK 20.805304
DJF 177.720101
DKK 6.438202
DOP 58.602518
DZD 133.024005
EGP 50.119698
ERN 15
ETB 158.374983
EUR 0.861199
FJD 2.233699
FKP 0.744874
GBP 0.744701
GEL 2.644948
GGP 0.744874
GHS 11.302706
GIP 0.744874
GMD 72.99986
GNF 8777.500733
GTQ 7.626359
GYD 209.290102
HKD 7.83355
HNL 26.69594
HRK 6.490801
HTG 130.666299
HUF 300.930453
IDR 17740
ILS 2.915698
IMP 0.744874
INR 94.885197
IQD 1310
IRR 1374999.999704
ISK 124.380396
JEP 0.744874
JMD 158.238482
JOD 0.709028
JPY 160.413995
KES 129.490102
KGS 87.449854
KHR 4012.496166
KMF 425.000298
KPW 900.00035
KRW 1522.57981
KWD 0.30815
KYD 0.8338
KZT 487.920041
LAK 22030.000453
LBP 89550.000025
LKR 335.185855
LRD 182.149822
LSL 16.20145
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375021
MAD 9.24503
MDL 17.459223
MGA 4199.999956
MKD 53.090981
MMK 2099.401411
MNT 3576.563972
MOP 8.072446
MRU 40.079829
MUR 47.249832
MVR 15.459658
MWK 1736.000015
MXN 17.204505
MYR 4.068597
MZN 63.888667
NAD 16.202706
NGN 1359.529408
NIO 36.609848
NOK 9.486075
NPR 151.295881
NZD 1.715945
OMR 0.384508
PAB 1.000526
PEN 3.41251
PGK 4.38775
PHP 60.257502
PKR 278.297455
PLN 3.65048
PYG 6105.515298
QAR 3.640502
RON 4.503704
RSD 101.063987
RUB 72.499742
RWF 1488
SAR 3.751894
SBD 8.061424
SCR 13.631939
SDG 600.499045
SEK 9.365725
SGD 1.282024
SHP 0.746601
SLE 24.74985
SLL 20969.503664
SOS 571.493535
SRD 37.332051
STD 20697.981008
STN 21.4
SVC 8.754244
SYP 110.532098
SZL 16.196392
THB 32.520265
TJS 9.274765
TMT 3.51
TND 2.91175
TOP 2.40776
TRY 46.30433
TTD 6.796543
TWD 31.571298
TZS 2620.417981
UAH 44.808889
UGX 3701.565583
UYU 40.393596
UZS 12004.999702
VES 596.036402
VND 26300
VUV 118.866954
WST 2.741216
XAF 565.192704
XAG 0.01428
XAU 0.000231
XCD 2.70255
XCG 1.803205
XDR 0.703697
XOF 565.000288
XPF 103.2498
YER 238.625065
ZAR 16.1713
ZMK 9001.20071
ZMW 17.684109
ZWL 321.999592
  • AEX

    -5.4900

    1070.05

    -0.51%

  • BEL20

    -19.3300

    5664.53

    -0.34%

  • PX1

    62.8800

    8447.27

    +0.75%

  • ISEQ

    152.8900

    13683.32

    +1.13%

  • OSEBX

    -9.2100

    1951.27

    -0.47%

  • PSI20

    -23.5200

    9022.42

    -0.26%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.7600

    4166.99

    -1.18%

  • N150

    -15.8500

    4268.33

    -0.37%

Turquie, 4h17: un an après le séisme, le chagrin intact, la colère aussi
Turquie, 4h17: un an après le séisme, le chagrin intact, la colère aussi / Photo: © AFP

Turquie, 4h17: un an après le séisme, le chagrin intact, la colère aussi

Le visage tendu, un portrait de leur enfant ou de leur parent disparu serré dans les bras, les proches des victimes se sont recueillis par milliers mardi matin dans les ruines du pire séisme de la Turquie contemporaine.

Taille du texte:

A 4H17 (01H47 GMT), l'heure de la première secousse du séisme qui a fait plus de 53.500 morts dans le Sud et le Sud-Est de la Turquie le 6 février 2023, les familles et les amis des disparus se sont rassemblés dans le centre-ville d'Antakya, l'ancienne Antioche millénaire dévastée à 90%.

Effondrés, noyés de larmes ou figés dans la douleur de ces 65 secondes qu'ils revivent depuis un an jusqu'à la nausée, ils sont serrés les uns contre les autres en silence autour de braseros improvisés, avec en main une branche de laurier symbolisant Antakya.

- Photos et bougies -

Au sol, les proches ont disposé entre les bougies les photos des dizaines d'habitants de la résidence Rana, effondrée comme des milliers d'autres en quelques secondes sous la violence du choc.

"Je n'ai pas l'impression que c'était il y a un an, pour moi c'était hier", confie Eda Boz, 44 ans, contrainte de se réfugier dans la capitale Ankara et revenue spécialement pour les commémorations. "Dans cet immeuble vivaient mes amis d'enfance, des camarades d'école. On se connaissait tous", regrette-t-elle les larmes aux yeux en se jurant "de revenir à Hatay", la province dont Antakya est la capitale.

Un bref moment de tension a d'ailleurs opposé les familles désireuses de se recueillir devant la résidence aux forces de police qui voulaient les empêcher d'accéder au site, avant de se résoudre à les laisser passer, a constaté l'AFP.

Un peu plus tard, le ministre de la Santé Farhettin Koca qui voulait prendre la parole a été renvoyé par la foule sous les huées: la population d'Hatay, favorable à l'opposition, n'a pas pardonné l'abandon dans lequel elle a été laissée dans les premiers jours de la catastrophe et depuis.

Mais l'opposition n'a pas été mieux traitée: le maire CHP (social-démocrate) d'Antakya, Lutfu Savas, a été accueilli par des hurlements et aux cris de "Démission!".

- Tentes vendues-

Au même moment, un rassemblement identique se déroulait un peu plus au nord dans le centre de Kahramanmaras, ville située à une cinquantaine de km de l'épicentre du séisme: "65 secondes qui ont valu une éternité", a résumé dans un message sur le réseau social X l'Afad, l'agence de secours turque accusée d'avoir tardé à venir en aide aux sinistrés - et même d'avoir vendu des tentes qui leur étaient destinées.

Le président Recep Tayyip Erdogan, attendu mardi à Kahramanmaras, un fief de son parti, l'AKP, a également posté mardi matin un message sur X à l'heure de la secousse: "De tels désastres et de telles souffrances sont des tournants où la force de l'unité, de la solidarité et de la fraternité des nations est mise à l'épreuve".

"Nous poursuivrons notre travail jusqu'à ce que nos villes soient reconstruites et que le dernier citoyen dont la maison a été détruite ou rendue inutilisable soit amené dans un foyer sûr" a-t-il promis malgré la défiance qui accompagne l'action du gouvernement depuis le drame.

A Antakya, Esat Gül, un étudiant de 19 ans, n'y croit guère.

"Un an a passé, la ville est toujours en ruine", lâche-t-il. "Je n’ai plus beaucoup d'espoir dans l'avenir. Beaucoup de jeunes de mon âge cherchent à quitter le pays", ajoute-t-il en jetant une rose dans le fleuve Oronte qui traverse la ville.

L.Kwan--ThChM