The China Mail - Macron rend hommage à Badinter, dont le nom "devra s'inscrire" au Panthéon

USD -
AED 3.673101
AFN 63.505123
ALL 81.649571
AMD 368.209816
ANG 1.790403
AOA 917.499549
ARS 1436.626394
AUD 1.415019
AWG 1.8
AZN 1.701776
BAM 1.685177
BBD 2.015096
BDT 122.817901
BGN 1.69088
BHD 0.377101
BIF 2991
BMD 1
BND 1.281762
BOB 6.938712
BRL 5.104965
BSD 1.000526
BTN 94.560525
BWP 13.406112
BYN 2.76997
BYR 19600
BZD 2.012252
CAD 1.39965
CDF 2320.000271
CHF 0.793201
CLF 0.022506
CLP 885.779541
CNY 6.75745
CNH 6.756835
COP 3453.92
CRC 455.716489
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.350232
CZK 20.805304
DJF 177.720101
DKK 6.438202
DOP 58.602518
DZD 133.024005
EGP 50.119698
ERN 15
ETB 158.374983
EUR 0.861199
FJD 2.233699
FKP 0.744874
GBP 0.744701
GEL 2.644948
GGP 0.744874
GHS 11.302706
GIP 0.744874
GMD 72.99986
GNF 8777.500733
GTQ 7.626359
GYD 209.290102
HKD 7.83355
HNL 26.69594
HRK 6.490801
HTG 130.666299
HUF 300.930453
IDR 17740
ILS 2.915698
IMP 0.744874
INR 94.885197
IQD 1310
IRR 1374999.999704
ISK 124.380396
JEP 0.744874
JMD 158.238482
JOD 0.709028
JPY 160.413995
KES 129.490102
KGS 87.449854
KHR 4012.496166
KMF 425.000298
KPW 900.00035
KRW 1522.57981
KWD 0.30815
KYD 0.8338
KZT 487.920041
LAK 22030.000453
LBP 89550.000025
LKR 335.185855
LRD 182.149822
LSL 16.20145
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375021
MAD 9.24503
MDL 17.459223
MGA 4199.999956
MKD 53.090981
MMK 2099.401411
MNT 3576.563972
MOP 8.072446
MRU 40.079829
MUR 47.249832
MVR 15.459658
MWK 1736.000015
MXN 17.204505
MYR 4.068597
MZN 63.888667
NAD 16.202706
NGN 1359.529408
NIO 36.609848
NOK 9.486075
NPR 151.295881
NZD 1.715945
OMR 0.384508
PAB 1.000526
PEN 3.41251
PGK 4.38775
PHP 60.257502
PKR 278.297455
PLN 3.65048
PYG 6105.515298
QAR 3.640502
RON 4.503704
RSD 101.063987
RUB 72.499742
RWF 1488
SAR 3.751894
SBD 8.061424
SCR 13.631939
SDG 600.499045
SEK 9.365725
SGD 1.282024
SHP 0.746601
SLE 24.74985
SLL 20969.503664
SOS 571.493535
SRD 37.332051
STD 20697.981008
STN 21.4
SVC 8.754244
SYP 110.532098
SZL 16.196392
THB 32.520265
TJS 9.274765
TMT 3.51
TND 2.91175
TOP 2.40776
TRY 46.30433
TTD 6.796543
TWD 31.571298
TZS 2620.417981
UAH 44.808889
UGX 3701.565583
UYU 40.393596
UZS 12004.999702
VES 596.036402
VND 26300
VUV 118.866954
WST 2.741216
XAF 565.192704
XAG 0.01428
XAU 0.000231
XCD 2.70255
XCG 1.803205
XDR 0.703697
XOF 565.000288
XPF 103.2498
YER 238.625065
ZAR 16.1713
ZMK 9001.20071
ZMW 17.684109
ZWL 321.999592
  • AEX

    -5.4900

    1070.05

    -0.51%

  • BEL20

    -19.3300

    5664.53

    -0.34%

  • PX1

    62.8800

    8447.27

    +0.75%

  • ISEQ

    152.8900

    13683.32

    +1.13%

  • OSEBX

    -9.2100

    1951.27

    -0.47%

  • PSI20

    -23.5200

    9022.42

    -0.26%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.7600

    4166.99

    -1.18%

  • N150

    -15.8500

    4268.33

    -0.37%

Macron rend hommage à Badinter, dont le nom "devra s'inscrire" au Panthéon
Macron rend hommage à Badinter, dont le nom "devra s'inscrire" au Panthéon / Photo: © POOL/AFP

Macron rend hommage à Badinter, dont le nom "devra s'inscrire" au Panthéon

Emmanuel Macron a rendu mercredi un hommage national à Robert Badinter, "la République faite homme", affirmant que "le nom" de celui qui porta l'abolition de la peine de mort "devra s'inscrire" au Panthéon.

Taille du texte:

"Il était une âme qui crie, une force qui vit et arrache la vie aux mains de la mort", a déclaré le chef de l'Etat dans son discours sur la place Vendôme.

C'est dans ce lieu symbolique et inédit que la France a salué la mémoire de l'ancien garde des Sceaux, devant le ministère de la Justice où il siégea de 1981 à 1986. Là où le ministre du président socialiste François Mitterrand rédigea la loi abolissant la peine de mort, dans une France alors majoritairement en faveur du châtiment suprême.

"J'ai l'honneur de demander, au nom du gouvernement de la République, l'abolition de la peine de mort en France": la première phrase du discours de Robert Badinter à la tribune de l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981 est restée dans l'Histoire.

"Il a aussi beaucoup œuvré pour la dépénalisation de l'homosexualité et pour l'amélioration des conditions de vie dans les prisons. C'est un grand monsieur", dit Catherine Martin, une retraitée parisienne de 71 ans.

"Votre nom devra s'inscrire aux côtés de ceux qui ont tant fait pour le progrès humain et pour la France et vous attendent, au Panthéon", a lancé le chef de l'Etat en présence de la philosophe Elisabeth Badinter, veuve de celui qui fut, selon les mots du président, "l'avocat pour toujours de cette cause, l'abolition".

Emmanuel Macron avait promis dès vendredi, à peine connue la nouvelle de sa mort à l'âge de 95 ans, de s'exprimer dans son discours sur une éventuelle entrée de l'avocat au Panthéon, ce temple républicain qui proclame sur son fronton "Aux grands hommes, la patrie reconnaissante".

"Ces choses-là prennent du temps", a-t-il toutefois souligné. "C'est d'abord à la famille, en liberté, de prendre le temps qu'elle jugera nécessaire pour se prononcer", a expliqué l'entourage d'Emmanuel Macron, soulignant que "les différentes possibilités" lui avaient été "exposées".

Le patron des socialistes Olivier Faure en a fait officiellement la demande au chef de l'Etat. "C'est légitime" car au Panthéon ce sont "les grands hommes qui ont porté de grandes idées", a estimé mercredi sur franceinfo le président du Conseil Constitutionnel Laurent Fabius, fonction occupée par Robert Badinter de 1986 à 1995.

- Polémique avec LFI -

Le rendez-vous solennel de mercredi a eu lieu sur fond de polémique.

Marine Le Pen a accepté de se soumettre à cette demande, sans nier ses désaccords avec cette figure longtemps honnie à droite pour avoir aboli la peine de mort.

Réaction inverse pour LFI qui était représentée par ses députés Caroline Fiat et Eric Coquerel. "C'est un hommage national, je n'ai pas envie de polémiquer", s'est agacé à son arrivée le député insoumis de Seine-Saint-Denis.

Pourfendeuse des extrêmes comme son mari, Elisabeth Badinter a toujours combattu le Front national puis le RN, mais a aussi plus récemment dénoncé un certain "islamo-gauchisme" et pointé la responsabilité "énorme" de LFI dans la montée de l'antisémitisme en France.

Robert Badinter, né dans une famille juive émigrée de Bessarabie (l'actuelle Moldavie), avait été témoin de l'arrestation de son père à Lyon pendant la Seconde Guerre mondiale. Il était mort en déportation en Pologne.

Son combat contre la peine de mort trouve son origine au matin du 28 novembre 1972: un de ses clients, Roger Bontems, complice d'une prise d'otages meurtrière, vient d'être guillotiné.

"Le combat contre la mort devint sa raison d’être. Après Patrick Henry, Robert Badinter sauva la tête de cinq autres condamnés", a rappelé mercredi Emmanuel Macron, faisant "le serment d'être fidèle" à son "enseignement".

Mais le président a aussi eu des mots sombres. "Vous nous quittez au moment où (...) vos idéaux, nos idéaux, sont menacés. L'universel qui fait toutes les vies égales. L'Etat de droit qui protège les vies libres".

Au tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, souvent érigé en symbole d'une justice en souffrance, un hommage lui a aussi été rendu. Le procureur Loïc Pageot a rappelé le travail de l'ex-ministre "pour moderniser notre justice".

P.Deng--ThChM