The China Mail - Biodiversité, climat, santé... : les crises liées entre elles, alertent des experts mandatés par l'ONU

USD -
AED 3.672501
AFN 65.476319
ALL 80.577087
AMD 365.860022
ANG 1.789783
AOA 917.000049
ARS 1491.641402
AUD 1.41719
AWG 1.80125
AZN 1.697547
BAM 1.696734
BBD 2.015728
BDT 122.843622
BGN 1.696366
BHD 0.377075
BIF 2998
BMD 1
BND 1.280933
BOB 11.734342
BRL 5.209199
BSD 1.000794
BTN 95.468406
BWP 13.472141
BYN 3.009929
BYR 19600
BZD 2.012779
CAD 1.393785
CDF 2273.000256
CHF 0.813435
CLF 0.023231
CLP 914.290229
CNY 6.743198
CNH 6.745195
COP 3125.44
CRC 449.393362
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.097828
CZK 21.014198
DJF 178.218681
DKK 6.484485
DOP 58.508892
DZD 132.931669
EGP 50.176501
ERN 15
ETB 161.890385
EUR 0.86745
FJD 2.21445
FKP 0.740201
GBP 0.741685
GEL 2.610218
GGP 0.740201
GHS 11.074982
GIP 0.740201
GMD 73.501678
GNF 8774.999914
GTQ 7.628599
GYD 209.38434
HKD 7.84715
HNL 26.830633
HRK 6.535402
HTG 130.904201
HUF 315.257502
IDR 17864
ILS 2.962965
IMP 0.740201
INR 95.43215
IQD 1311.025996
IRR 1374587.497717
ISK 123.34037
JEP 0.740201
JMD 158.336044
JOD 0.708968
JPY 159.5095
KES 129.495898
KGS 87.449705
KHR 4047.49823
KMF 426.999894
KPW 900.000294
KRW 1418.620493
KWD 0.30861
KYD 0.834053
KZT 465.738688
LAK 22580.225386
LBP 89621.102036
LKR 333.612392
LRD 181.645463
LSL 16.144844
LTL 2.95274
LVL 0.604889
LYD 6.374682
MAD 9.270009
MDL 17.373275
MGA 4310.91697
MKD 53.37538
MMK 2099.846019
MNT 3597.969266
MOP 8.08894
MRU 40.105493
MUR 47.149798
MVR 15.460087
MWK 1735.471585
MXN 17.04444
MYR 4.086397
MZN 63.900861
NAD 16.144914
NGN 1360.849945
NIO 36.82706
NOK 9.513135
NPR 152.752101
NZD 1.71006
OMR 0.384513
PAB 1.000794
PEN 3.377159
PGK 4.42879
PHP 61.374501
PKR 277.795321
PLN 3.7389
PYG 5973.01084
QAR 3.635016
RON 4.547598
RSD 101.752974
RUB 83.076096
RWF 1474.223003
SAR 3.743113
SBD 8.064941
SCR 14.023536
SDG 600.498289
SEK 9.568698
SGD 1.28072
SHP 0.740866
SLE 24.550085
SLL 20969.499227
SOS 571.973887
SRD 37.722498
STD 20697.981008
STN 21.254723
SVC 8.756946
SYP 13001.999906
SZL 16.149252
THB 33.194033
TJS 9.247366
TMT 3.5
TND 2.934571
TOP 2.40776
TRY 47.773796
TTD 6.786763
TWD 32.126993
TZS 2645.502939
UAH 44.737671
UGX 3715.737009
UYU 40.062929
UZS 11954.697077
VES 765.397601
VND 26075
VUV 118.594628
WST 2.730779
XAF 569.073676
XAG 0.015463
XAU 0.000229
XCD 2.70255
XCG 1.803702
XDR 0.707757
XOF 569.06874
XPF 103.462785
YER 237.149877
ZAR 16.21045
ZMK 9001.20247
ZMW 18.815201
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.3400

    1119.59

    +0.66%

  • BEL20

    -14.3100

    5708.72

    -0.25%

  • PX1

    -24.2900

    8650.56

    -0.28%

  • ISEQ

    -67.9300

    14385.15

    -0.47%

  • OSEBX

    4.3300

    2066.32

    +0.21%

  • PSI20

    -19.4800

    9254.47

    -0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.4100

    4323.36

    -1.13%

  • N150

    10.4100

    4346.58

    +0.24%

Biodiversité, climat, santé... : les crises liées entre elles, alertent des experts mandatés par l'ONU
Biodiversité, climat, santé... : les crises liées entre elles, alertent des experts mandatés par l'ONU / Photo: © AFP/Archives

Biodiversité, climat, santé... : les crises liées entre elles, alertent des experts mandatés par l'ONU

Nos modes de consommation et d'alimentation causent des crises "interconnectées" pour la biodiversité, le climat et la santé, menaçant la survie d'écosystèmes essentiels comme les coraux, alertent mardi des experts du monde entier dans un rapport de référence.

Taille du texte:

Les "pratiques agricoles non-durables", avec leur recours aux engrais et pesticides chimiques, ont ainsi de multiples effets négatifs: perte de biodiversité, utilisation non-durable de l'eau, pollutions et émissions de gaz à effet de serre...

Ces conclusions, adoptées par près de 150 pays réunis en Namibie, sont le fruit de trois ans de travaux par 165 experts du monde entier regroupés dans la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

Ces scientifiques de premier plan - équivalent pour la biodiversité des experts du Giec mandatés par l'ONU sur le climat - énumèrent dans ce rapport dit "Nexus" les liens entre biodiversité, eau, alimentation et santé.

Leur message: les crises affectant la planète sont "toutes interconnectées".

"Le danger est réel que nous résolvions une crise en aggravant les autres", explique Paula Harrison, une coautrice principale.

Les récifs coralliens illustrent spectaculairement l'avertissement: ils ne sont pas menacés exclusivement par le réchauffement des océans.

"Même si l'on résolvait le problème climatique, des récifs coralliens resteraient affectés par la pollution, la surpêche et d'autres menaces", pointe la professeure américaine et coautrice principale Pamela McElwee.

Résultat: les coraux représentent "l'écosystème le plus menacé" sur Terre et "pourraient disparaître à l'échelle mondiale dans les 10 à 50 ans", conclut l'IPBES.

Page après page, les scientifiques avertissent des conséquences néfastes de vouloir régler un problème sans penser aux autres, par exemple en s'attaquant "exclusivement" au changement climatique en ignorant les effets sur la nature. Certaines solutions climatiques peuvent "avoir un coût pour la biodiversité", martèle la professeure McElwee.

Ainsi planter des arbres pour absorber plus de CO2 peut nuire à l'écosystème local si les espèces sont mal choisies, ou réduire les surfaces pour faire pousser ce qu'on mange. Certains champs d'éoliennes, bonnes pour le climat, peuvent augmenter la mortalité des oiseaux ou des chauve-souris.

- "Réponses" -

A l'inverse, des solutions cochent toutes les cases.

"Réduire la surconsommation de viande" est cité en exemple parmi 71 "réponses" proposées permettant d'avoir de multiples effets bénéfiques.

"Parmi les bons exemples, on peut citer les zones marines protégées qui ont associé les communautés à la gestion et à la prise de décision", souligne Pamela McElwee.

"Ces zones ont permis d'accroître la biodiversité, d'augmenter l'abondance de poissons pour nourrir les populations, d'améliorer les revenus des communautés locales et, souvent, d'augmenter les revenus du tourisme".

Les experts citent les financements de la ville de Paris pour encourager des agriculteurs à adopter des pratiques plus durables, avec à la clé des bénéfices sur la santé et l'environnement, et potentiellement une facture réduite pour le traitement des eaux.

En Californie, une interdiction du brûlage des chaumes de riz devait d'abord améliorer la santé respiratoire des habitants. Mais le recours à l'immersion de ces champs l'hiver a aussi permis de restaurer l'habitat de saumons.

Au-delà de ces préconisations consensuelles, les spécialistes - dont les conclusions sont approuvées politiquement par les représentants des pays - ont peiné à s'accorder sur d'autres sujets.

- Divisions -

Des délégués ont réclamé d'ultimes modifications sur des sujets épineux comme les exportations agricoles, les énergies fossiles, les plastiques à usage unique ou les modes de consommation.

Ils se sont écharpés sur l'inclusion du "changement climatique" dans le titre du rapport, selon le Bulletin des négociations de la Terre. Finalement, l'expression n'y figure pas.

Ces frictions entre pays ont aussi perturbé cet automne d'autres négociations environnementales de l'ONU (sur la biodiversité, les plastiques et la désertification), qui ont échoué pour certaines.

Le constat est pourtant sans appel.

La moitié de l'économie mondiale dépend de la nature mais les sociétés humaines dépensent plus pour sa destruction que pour la protéger, souligne le rapport.

Les coûts sociétaux et environnementaux infligés par les énergies fossiles, l'agriculture et la pêche atteignent jusqu'à 25.000 milliards de dollars annuels, ou un quart du PIB mondial, estiment les auteurs.

"On oublie totalement ces contreparties", dit à l'AFP l'économiste James Vause, contributeur de la somme publiée mardi, et dont les auteurs espèrent qu'il influencera les prochaines négociations de l'ONU sur la biodiversité, en février.

Y.Parker--ThChM