The China Mail - Olivier Derivière mène la musique de jeu vidéo à la baguette

USD -
AED 3.672504
AFN 63.999936
ALL 81.482729
AMD 362.820055
ANG 1.790365
AOA 916.999834
ARS 1525.012699
AUD 1.446132
AWG 1.8025
AZN 1.695771
BAM 1.733158
BBD 2.015756
BDT 123.052656
BGN 1.683441
BHD 0.377328
BIF 3004.44854
BMD 1
BND 1.281424
BOB 12.054428
BRL 5.230701
BSD 1.000833
BTN 96.45446
BWP 14.158233
BYN 3.014683
BYR 19600
BZD 2.012832
CAD 1.424255
CDF 2312.502658
CHF 0.832815
CLF 0.024879
CLP 982.440431
CNY 6.70475
CNH 6.717545
COP 3322.13
CRC 457.240078
CUC 1
CUP 24.018396
CVE 97.712812
CZK 21.79565
DJF 177.720249
DKK 6.659485
DOP 59.79566
DZD 133.651016
EGP 52.3167
ERN 15
ETB 163.475001
EUR 0.89083
FJD 2.25435
FKP 0.753812
GBP 0.758475
GEL 2.594998
GGP 0.753812
GHS 11.724777
GIP 0.753812
GMD 74.000091
GNF 8804.033816
GTQ 7.645479
GYD 209.346324
HKD 7.84555
HNL 26.865513
HRK 6.667403
HTG 130.978015
HUF 329.012496
IDR 17993
ILS 3.086098
IMP 0.753812
INR 96.30665
IQD 1311.020726
IRR 1693850.000176
ISK 122.039478
JEP 0.753812
JMD 157.630753
JOD 0.709031
JPY 158.206501
KES 129.749745
KGS 87.446989
KHR 4053.132006
KMF 434.99975
KPW 900.000318
KRW 1361.380186
KWD 0.308901
KYD 0.834057
KZT 443.471634
LAK 22442.975382
LBP 89622.18589
LKR 330.728128
LRD 171.587828
LSL 16.576308
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.411393
MAD 9.760381
MDL 17.819861
MGA 4419.297095
MKD 54.561083
MMK 2099.783199
MNT 3598.053803
MOP 8.089432
MRU 40.068766
MUR 47.819883
MVR 15.459637
MWK 1735.373872
MXN 18.36424
MYR 4.086018
MZN 63.902642
NAD 16.575573
NGN 1327.789871
NIO 36.828953
NOK 9.640265
NPR 154.325085
NZD 1.78742
OMR 0.384514
PAB 1.000833
PEN 3.453202
PGK 4.464491
PHP 62.783499
PKR 277.237331
PLN 3.899565
PYG 5831.841625
QAR 3.648069
RON 4.761304
RSD 104.70198
RUB 83.372742
RWF 1476.791379
SAR 3.756193
SBD 8.065041
SCR 13.814664
SDG 601.498155
SEK 10.077395
SGD 1.28159
SHP 0.754575
SLE 24.599569
SLL 20969.491881
SOS 571.929887
SRD 37.6725
STD 20697.981008
STN 21.711004
SVC 8.757067
SYP 13002.000254
SZL 16.569484
THB 33.704501
TJS 9.217388
TMT 3.5
TND 2.975471
TOP 2.40776
TRY 49.033104
TTD 6.789784
TWD 31.945697
TZS 2635.003009
UAH 44.939475
UGX 3973.556883
UYU 40.28499
UZS 11829.395814
VES 859.10005
VND 25982
VUV 119.747847
WST 2.7762
XAF 584.346135
XAG 0.016524
XAU 0.000240016513
XCD 2.70255
XCG 1.803617
XDR 0.707052
XOF 584.346135
XPF 105.684789
YER 236.42499
ZAR 16.738185
ZMK 9001.201289
ZMW 19.680804
ZWL 321.999592
SSP 5712.591904
MXV 2.078336
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Olivier Derivière mène la musique de jeu vidéo à la baguette
Olivier Derivière mène la musique de jeu vidéo à la baguette / Photo: © AFP

Olivier Derivière mène la musique de jeu vidéo à la baguette

"Depuis mes 6 ans, je ne sors jamais sans une console": fasciné très tôt par les univers virtuels et inspiré par l'Américain John Williams, le Français Olivier Derivière est devenu l'un des compositeurs en vue de musiques de jeux vidéo.

Taille du texte:

Une partition d'un côté, une manette de l'autre, il peaufine devant son ordinateur dernier cri la bande musicale de "South of Midnight", prochain jeu d'aventure du studio canadien Compulsion Games prévu pour le 8 avril.

"C'est (m)a plus grosse production", raconte Olivier Derivière, 46 ans, en diffusant plusieurs chansons aux sonorités empruntées au "Deep South" américain, alors que plus d'une centaine de sessions d'enregistrement, partagées entre Nashville aux États-Unis, Abbey Road à Londres et son studio en banlieue parisienne, ont été nécessaires pour composer sept heures de musique.

Dès son enfance niçoise, ce fils d'un gérant de société et d'une cheffe de cœur a grandi "dans un monde musical". "À 5 ans, je découvrais U2 et les Pink Floyd grâce à mon père, quand mes copains écoutaient des chansons françaises", se souvient-il.

C'est aussi à cette époque qu'il se découvre une autre passion: les jeux vidéo.

- "Modèle" -

"Le jour où on m'a montré le Commodore 64 (une console sortie en 1982, NDLR) bouger un pixel, ça a été la révolution dans mon cerveau", confie le compositeur, qui apprend à programmer pour écrire de la musique avec la machine.

Bac scientifique en poche, Olivier Derivière enchaîne plusieurs cursus "chaotiques" dans l'informatique et la musique, avant de s'envoler pour Boston, à la faveur d'une bourse pour étudier au Berklee College of Music.

Il y fréquente l'Orchestre symphonique de Boston et se lie d'amitié avec John Williams, l'homme derrière les B.O. de nombreux films de Steven Spielberg ou de la saga Star Wars, qui devient rapidement son "modèle" et lui enseigne la patience.

De retour en France au début des années 2000, il se lance dans la musique de jeu avec "Obscure" (2004), développé par un petit studio du nord de la France.

Depuis, il a œuvré sur plus d'une vingtaine de titres, essentiellement pour des studios français comme Asobo ("A Plague Tale"), Don't Nod ("Remember Me") ou Ubisoft ("Assassin's Creed").

"J'ai commencé dans une toute petite pièce. Un ordinateur, deux enceintes et c'était tout", rembobine Olivier Derivière avec un sourire, désormais courtisé par des studios internationaux.

Dans son studio de 300 m2 qui emploie six personnes, cet amateur de batterie se faufile de cabines d'enregistrement en salles de montage pour suivre l'avancée de ses différents projets, dont certains encore gardés secrets, une paire de baguettes entre les doigts.

Il s'autorise tout de même quelques parties du jeu de tennis "Top Spin", dans une pièce qui regorge de consoles, récentes comme anciennes.

- "Expérience unique" -

"J'ai toujours joué, je n'ai jamais arrêté", rapporte le compositeur.

Pour lui, réaliser une musique se divise en 2 parties: créer une partition, puis l'intégrer au jeu en fonction des interactions du joueur.

Un travail d'adaptation normalement effectué par les concepteurs musicaux.

"Moi, je fais les deux", explique-t-il. "Comme je joue aux jeux vidéo, je comprends ce langage et c'est un atout".

Pour "South of Midnight", il a porté une attention particulière aux actions effectuées par l'héroïne Hazel, illustrées à l'oreille par un chœur de jeunes filles, ainsi qu'à l'évolution des chansons liées aux immenses créatures qui peuplent son univers.

"Si on compare au cinéma ou au théâtre, ce que propose le jeu vidéo en termes de proposition artistique, c'est gigantesque", s'enthousiasme-t-il.

Ce qui ne l'a pas empêché de faire un pas de côté en composant la musique du film "Gueules Noires" (2023) et celle d'un épisode de la série "Star Wars: Visions".

Mais pas de quoi le détourner longtemps de "l'expérience unique" qu'offre le jeu vidéo.

"Je pense qu'il faut s'émanciper de ces réflexes qu'on aurait de regarder le cinéma, le grand frère, en se disant: on va faire pareil", poursuit-il. "On doit apporter aux joueurs des expériences nouvelles."

R.Lin--ThChM